19 avril 2018

Ciné-débat : Jusqu’à nous enterrer dans la mer, avec Thierry Deronne

19h30 Pianofabriek. Salle Arenberg. Rue du Fort 35 - 1060 (...)

19 avril 2018

Projection film : Regardez la lumière mes jolis

20h Cinéma L’Aventure. Galerie du Centre, 57 rue des Fripiers - (...)

20 avril 2018

Café littéraire : Raconte-moi Sembene Ousmane

18h30 L’Horloge du Sud. Rue du Trône 141, 1050 Bruxelles

20 avril 2018

Mai 68 raconté par ses objets

19h L’architecte. place Flagey 19 - 1050 Bruxelles

21 avril 2018

Journée d’étude : afroféminismes et féminismes musulmans

9h>17h ULB. Avenue Franklin Roosevelt 50, 1050 Bruxelles

22 avril 2018

Promenades musicales en Forêt de Soignes

7h30 > 18h WaBo. Delleurlaan 39-43, 1170 Bruxelles

22 avril 2018

STOP remplacement avions F16

14h RDV Métro Mérode. Parc du Cinquantenaire, 1000 Bruxelles

23 avril 2018

Projection : Le Tribunal sur le Congo

19h Théâtre National. 111-115 boulevard Emile Jacqmain, 1000 (...)

23 avril 2018

Otan : histoire d’une machine de guerre

19h30 L’Aurore 162 rue du Midi - 1000 Bruxelles

24 avril 2018

Atelier reportage social : Le point de vue...

18h Pianofabriek, 35 rue du Fort, 1060 Bruxelles


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Aujourd’hui, les taxis, demain, les autres.

Ils abusent avec leurs grèves …
Aujourd’hui, les taxis bloquent Bruxelles...

Non, les grèves ne sont jamais une partie de plaisir.

Oui, beaucoup d’entre nous sommes bloqués par ce mouvement ou en retard au travail et donc passablement énervés d’avoir perdu du temps sur les grands axes de la capitale.
Oui, c’est vrai …
Et pourtant...
Cette grève ne concerne pas uniquement les taxis bruxellois. Elle nous concerne tous.

Le secteur des taxis est devenu le laboratoire de l’ubérisation de notre société. Cette ubérisation conçoit tous les travailleurs comme indépendants et dispense l’employeur de toute obligation. Le travailleur supporte toutes les charges, il peut être éjecté d’un simple clic, il n’a aucun revenu garanti... tandis que le patron se contente de gérer une appli et de toucher des commissions sur chaque euro gagné par le travailleur. C’est également au travailleur de louer, d’acheter et d’entretenir son outil de travail.

Plus de salaire garanti, plus de contrat, plus d’horaire, plus de limitation du temps de travail, plus de congés payés, plus de congés maladie, plus de droit au chômage lorsqu’il n’y a pas de travail... et enfin, aucune garantie de travail.
Et c’est ce modèle que Pascal Smet (ministre SPa des Transports) essaye d’imposer à travers son plan taxi.

Et s’il passe pour les taxis, il ne tardera pas à faire son apparition pour tous les métiers. Demain ce sont les employé.e.s administratifs, les profs, les conducteurs et conductrices de bus, ... qui se verront imposer ce type de travail. Aucune profession, aucun métier n’est à l’abri. Aujourd’hui, les taxis, demain, les autres.

C’est maintenant que se jouent nos conditions de travail futures et plus encore celles de nos enfants. C’est maintenant que nous devons empêcher ce retour vers le travail à la tâche comme il se pratiquait au 19ème siècle.
Car derrière ce qu’on nous présente comme une innovation technologique, se cache surtout une régression sociale d’une ampleur inégalée.

C’est pour toutes ces raisons que nous soutenons le mouvement des taxis.



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