25 mars 2017

Ouverture du cycle : 40 ans de cinéma en atelier

15h CINEMATEK - 9 Baron Horta, 1000 Bruxelles

25 mars 2017

Le CHE fête ses 35 ans !

20h Smouss Café, 112 rue du marché au charbon, 1000 Bruxelles.

27 mars 2017

Concert Coulon Azán, du Chili

19:30. Rue de Parme, 26 1060 Bruxelles

27 mars 2017

Conférence sur La mémoire de la Nakba en Israël, par Thomas Vescovi

20h15 Rue de la Victoire 61 - 1060 Bruxelles

28 mars 2017

Manifestation - Régularisation des Travailleurs Sans Papiers exploités

12h Porte de Namur, 1050 Bruxelles

28 mars 2017

Rassemblement devant le Forum pour le Futur de l’Agriculture

12h30 Mont des Arts, face au Square - Brussels Meeting Centre. (...)

28 mars 2017

Ciné club désobéissance : I’m not from Barcelona

20h Bxl Laique. Avenue de Stalingrad, 18-20 • 1000 Bruxelles.

29 mars 2017

Atelier Jardinage à prix libre

14h>17h Parckfar. parc de Tour & Taxis. (accès par le pont du (...)

30 mars 2017

Tayush : comment gérer la diversité convictionnelle ?

18h Pianofabriek. Rue du Fort 35, 1060 Bruxelles

30 mars 2017

Grossesse, accouchement : où sont les voix des femmes ?

20h La Maison du Livre. 28 rue de Rome, 1060 Bruxelles


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Révélations de WikiLeaks sur les programmes d’espionnage de la CIA en Europe

WikiLeaks a entamé le 7 mars une série de publications basées sur des documents internes de la CIA. Appelé « Vault 7 », le dossier représente la fuite la plus massive portant sur l’agence de renseignement américaine. Il concerne les activités d’espionnage et de piratage informatiques sur la période 2013-2016.

La source, qui selon WikiLeaks provient de la communauté des anciens hackers du gouvernement US et de ses sous-traitants, affirme vouloir «  lancer un débat public sur la sécurité, la création, l’usage, la prolifération et le contrôle démocratique du cyber-arsenal ».

Les révélations montrent que la CIA a créé sa propre « NSA », c’est-à-dire un département dédié au développement et à l’utilisation de techniques de surveillance et de piratage informatiques. La documentation inclut des informations sur la façon d’exploiter les failles dans les téléphones portables fonctionnant avec les systèmes d’exploitation Apple, Android ou Windows, mais aussi dans les télévisions connectées Samsung.

On apprend également que la CIA s’est servi du consulat américain à Frankfort comme couverture pour mener ses opérations d’espionnage. WikiLeaks affirme que la ville allemande abrite le « Centre for Cyber Intelligence Europe » (CCIE), qui est la base logistique des hackers de la CIA couvrant l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.

D’après les révélations, ces pirates informatiques bénéficient de passeports diplomatiques et de couvertures du département d’État. Les documents fuités comportent même un guide expliquant aux hackers de l’agence de renseignement comment préparer leur déplacement en Allemagne. Entre plusieurs conseils pratiques sur la compagnie aérienne à privilégier ou les dates des jours fériés sur place, on leur demande de déclarer aux autorités allemandes – le service des douanes en premier lieu – qu’ils viennent en tant que « consultant en support technique pour le consulat ».

WikiLeaks ajoute : « Une fois arrivés à Frankfort, les hackers de la CIA peuvent voyager sans contrôle aux frontières supplémentaire dans les 25 [autres] pays membres de l’espace Schengen – comme la France, l’Italie ou la Suisse. »

Les documents montrent également qu’il existe des collaborations approfondies entre la CIA et le MI5, l’agence de renseignement britannique, en ce qui concerne l’espionnage et le piratage informatiques. Un programme commun, nommé « Weeping Angel », porte sur la façon de transformer à distance des télévisions connectées Samsung en microphones afin d’enregistrer les conversations environnantes à l’insu des personnes concernées. Le disposif est prévu pour donner l’impression que l’appareil est éteint.

Comme chacun pourra le constater, ces nouvelles révélations – solidement documentées – de WikiLeaks sur l’ampleur des opérations de surveillance menées par la communauté du renseignement US en Europe suscitent beaucoup moins d’écho et d’indignation au sein des médias dominants en France que les affirmations pourtant dénuées de preuve sur les prétendues actions de manipulation orchestrées par Moscou pour influer sur les processus électoraux des puissances occidentales.

Sans doute les commentateurs à géométrie politique variable estiment-ils que si les États-Unis espionnent les pays européens et en surveillent les populations, c’est pour notre bien à tous. Oncle Sam aurait en somme le droit – et même le devoir – d’être Big Brother.

Laurent Dauré
Source : LGS



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