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22 août 2019

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26 août 2019

Acte 20 Soutien à Julian Assange : on est sur la place

17h-19h Place de la Monnaie, 1000 Bruxelles

5 septembre 2019

Université d’été 2019 du CADTM Europe :

du 5 au 8 septembre / La Marlagne, Wépion, Belgique.

26 septembre 2019

Femmes, féminismes et Islam : l’égalité en question

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3 octobre 2019

Lutter contre Uber et Deliveroo : ça tue !

19h-21h Point Culture 145 rue Royale 1000 Bruxelles


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Et si c’était moi ?

Et si c’était moi ?

Le 20 juin, à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, des citoyens ont participé à une lecture publique de cette liste à Bruxelles, capitale de l’Europe.

VO FR / 3:14 / 2019
20/06/2019 - Journée mondiale des réfugié.e.s


Depuis quelques années un collectif d’ONG appelé UNITED collecte et compile les données concernant les personnes disparues en essayant d’atteindre l’Europe forteresse. La liste est mise à disposition du public sur leur site internet. L’Union européenne, en général si prompte à mettre la vie des européens en statistique, ne tient aucune comptabilité de ces morts là. Pourquoi ?

Parce que les compter ça serait reconnaître leur existence et donc s’interroger sur les conséquences meurtrières de ces politiques migratoires.

Le 20 juin, à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, des citoyens ont participé à une lecture publique de cette liste à Bruxelles, capitale de l’Europe.

36.570 personnes. La liste de la honte est longue est certainement pas complète. Combien ont disparu sans même qu’on retrouve une trace ?

La liste est à disposition du public sur le site : http://www.unitedagainstregugeedeaths.eu/

#saytheirnames ! (dites leurs noms !)

Voir plus loin :

Agir pour la paix
Ligue des droits humains


Pardon la mer... lettre d’un homme mort.

Pardon ma femme, je ne pourrai faire construire la maison de nos rêves
et tu ne pourras y accrocher ton manteau.

Pardon mon fils, je voulais t’acheter le portable que tu désirais tant,
comme tes copains. Mais je ne le pourrai pas.

Pardon mon frère, je voulais t’envoyer chaque mois l’argent pour tes études.
Mais je ne le pourrai pas.

Pardon maman, je voulais t’envoyer le médicament pour ta tête et l’argent pour ton appareil dentaire.
Mais je ne le pourrai pas.

J’ai dépensé toutes nos économies et ça n’aura servi à rien.
Le bateau a coulé.

Je n’attendrai pas l’Europe.
Ne sois pas triste si on ne retrouve pas mon corps.
Cela t’évitera les frais de transport et les funérailles.

Pardonnez-moi vous qui me repêchez
quand nous ne sommes plus que des charognes gonflées d’eau.

Je voudrais vous aider, mais je ne sais même pas où je me noie.

Pardon la mer.

Merci de m’accepter dans tes eaux sans visa ni passeport.

Pardon de souiller ta beauté en finissant ainsi.

Merci à vous poissons qui mangerez ma chair.

Me voilà libéré.

Je n’étais qu’un fardeau.

Librement inspiré d’une lettre trouvée sur le corps sans vie d’un migrant ayant tenté la traversée de la Méditerranée.
Source : dronecamer


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