21 mai 2019

Elections : quel avenir pour l’école à Bruxelles

18h30-21h CGSP Bruxelles - ACOD Brussel 17-19 Rue du Congrès (...)

22 mai 2019

Formation - les journées de l’antiracisme

09h00-16h00 IHECS, rue de l’étuve, 58 à 1000 Bruxelles

22 mai 2019

Llibertats europees : conférence-débat

19h-22h CC Kali, rue Saint-Thomas 32, 4000 Liège, Belgique

22 mai 2019

Rencontre avec l’autrice Djamila Ribeiro [féminisme noir et pensée décoloniale]

19h Maison du spectacle - La Bellone 46 Rue de Flandre 1000 (...)

23 mai 2019

Solidarité avec Ahmed, SDF poursuivi pour tentative de meurtre contre un policier

8h30 Palais de Justice Place Poelaert 1000 Bruxelles

24 mai 2019

Bxl meets Kouba Conférence/After Movie

20h-23h Pianofabriek 35 rue du Fort 1060 Bruxelles

25 mai 2019

Lobby tour de l’armement spécial Israël

13h30-16h Rond-Point Robert Schuman, 1040 Bruxelles, (...)

25 mai 2019

Conférence gesticulée "Y’en a qui ont essayé... de défendre le service public"

19h / Allée du Kai / 53 avenue du port – 1000 Bruxelles

26 mai 2019

Gilets jaunes - Toute l’Europe à Bruxelles !

13h - 20h Gare du Nord 1000 Bruxelles

26 mai 2019

Le Off - La contre-soirée électorale

18h30-1h PointCulture Bruxelles 145 Rue Royale, 1000 (...)


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Procès ZIN TV & ATTAC : Deux policiers renvoyés en correctionnelle

Il y a presque quatre ans, dans toute l’Europe, des centaines de milliers de personnes étaient descendues dans la rue pour protester contre l’austérité qui engendre la pauvreté, contre la crise climatique et l’évasion fiscale... Ce jour-là, le 15 octobre 2015, Bruxelles était au cœur de la résistance en Europe. Dès le 1er octobre, des marcheurs étaient partis de Grèce, d’Espagne, d’Irlande, de France, d’Allemagne... Ces marches étaient soutenues par une large coalition européenne et dénonçaient les politiques inhumaines, antisociales et antidémocratiques des institutions européennes. Toutes ont convergé vers Bruxelles, et se sont données rendez-vous le 15 octobre à la place Schumann pour encercler le sommet du Conseil Européen.
Ce jour-là, la Commission européenne avait comme objectif de faire ratifier le CETA (traité de libre échange avec le canada) et de conclure les négociations secrètes sur le TTIP (Transatlantic Trade Investment Partnership) avant la fin de l’année. Le mouvement contre le TTIP s’est joint aux actions prévues par de nombreuses organisations belges et européennes qui construisent des alternatives.

Le 15 octobre donc, parmi les manifestants, il y avaient des agriculteurs, des étudiants, des syndicalistes, et autres citoyens qui dénonçaient le danger de ce projet transatlantique pour l’agriculture... danger car il vise à promouvoir la concurrence déloyale avec la production locale, menace les soins de santé par sa libéralisation...
Ce jour-là, les slogans des manifestants dénonçaient l’aspect néfaste de ce projet qui s’attaque à l’environnement et au climat. Si le CETA voyait le jour, il balayerait les restrictions sur l’utilisation des polluants et favoriserait la production de masse à moindre coût, oubliant définitivement le bilan carbone...
Une menace aussi pour le travail, car la réglementation sociale du CETA favoriserait la délocalisation de la production et la précarisation de l’emploi... Dans ce projet, notre démocratie y est clairement menacée par la mise en place du mécanisme de coopération réglementaire et des tribunaux d’arbitrage investisseurs-États qui visent à réduire le pouvoir des parlements élus démocratiquement....

Les caméras de ZIN TV étaient les témoins des fortes mobilisations pour sauvegarder nos démocraties contre un projet néolibéral qui s’imposait, ce jour-là, à coups de matraques, de violences policières et d’arrestations arbitraires.

Thomas Michel et Maxime Lehoux filmaient l’arrestation des manifestants et malgré avoir expliqué aux agents de police qu’ils étaient des reporters de ZIN TV, ils se sont fait embarquer... puis relâchés plus tard dans la soirée dans le quartier de la Porte de Hal du Haut Bruxelles. Une fois libérés, ils filment les autres manifestants arrêtés qui sortaient du bus. C’est là, que leur caméra a été saisie par un des policiers qui s’est isolé pour visionner les images et les effacer, détruisant en une minute, une journée de travail.

En janvier 2017, après avoir déposé plainte auprès du comité P, celui-ci avait réagi, affirmant qu’un policier ne peut pas supprimer lui-même ou imposer la suppression des images à la personne les ayant réalisées. “En ce qui concerne la saisie et la suppression des images de la caméra, l’enquête a permis de relever un dysfonctionnement tant organisationnel qu’individuel, qui a mené le chef de corps de la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles à diffuser à l’ensemble de son personnel une instruction générale relative à la gestion des personnes privées de liberté. Y figure notamment une fiche précisant qu’un policier ne peut pas supprimer lui-même ou imposer la suppression des images à la personne les ayant réalisées”, avait commenté le Comité P.

Le 14 novembre 2017 débute l’action en justice de Zin TV et ATTAC Bruxelles qui se joignent pour porter plainte contre la police fédérale et se constituer partie civile devant un juge d’instruction.

Les inculpés étant néerlandophones, le parquet a demandé en novembre 2017 que l’affaire soit jugée par la chambre du conseil néerlandophone.

Le parquet demandait un non lieu pour un des policiers et un renvoi en correctionnel pour le deuxièmeavec pour motif de s’être introduit dans un système informatique et avoir effacé les données, en l’occurrence nos images.

La décision a été rendue ce vendredi 22 février 2019 et les deux policiers sont finalement renvoyés en correctionnelle pour vol d’usage et pour avoir effacé illégalement des données vidéo.

Dans un contexte où se banalise la violence policière vis-à-vis des sans papiers, des militants sociaux, des syndicalistes ou tout simplement de celles et ceux qui filment pour témoigner de ce qui se passe, il est plus que nécessaire de rappeler qu’il n’existe aucune interdiction générale de photographier ou filmer les actions de la police. Hormis certains cas exceptionnels et limités, des citoyen·ne·s et journalistes ont le droit de filmer ou photographier des interventions policières, que ce soit pour informer ou récolter des preuves du déroulement des événements.

Il est légitime que des citoyens et journalistes filment ou photographient des interventions policières, que ce soit pour informer ou récolter des preuves du déroulement des événements et ce n’est en principe pas une infraction. Les forces de l’ordre doivent considérer comme normale l’attention que des citoyens ou des groupes de citoyens peuvent porter a leur mode d’action. Le fait d’être photographiés ou filmés durant leurs interventions ne peut constituer en aucun cas une gêne pour des policiers soucieux du respect des règles déontologiques...

Le collectif ZIN TV



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