L’extension et la diversification du parc carcéral en questions. Discussion autour de la prison de Haren et des maisons de transition

07.05 2020 / 12h00 - 14h00
Université Saint-Louis (local P61) - Boulevard du Jardin botanique, 43 | 1000 Bruxelles

http://www.irib.be/index.php?page=Agenda

 

Le parc car­cé­ral ne cesse de s’é­tendre. Il compte à ce jour 32 éta­blis­se­ments péni­ten­tiaires, dont les plus récents sont ceux de Marche-en-Famenne (2013), Beve­ren (2014) et Leuze-en-Hai­naut (2014). Les chan­tiers pour éri­ger deux nou­veaux éta­blis­se­ments à Haren et Ter­monde sont ouverts et la construc­tion d’autres pri­sons est pro­gram­mée. Cette exten­sion du parc car­cé­ral est jus­ti­fiée au motif qu’elle per­met­trait de résoudre la pro­blé­ma­tique de la sur­po­pu­la­tion car­cé­rale, ce qui est contre­dit par les experts. Les nou­veaux éta­blis­se­ments sont éga­le­ment confron­tés à deux grandes cri­tiques. D’une part, leur construc­tion et une par­tie de leur ges­tion est confiée à des entre­prises pri­vées, avec le risque du déve­lop­pe­ment d’un busi­ness car­cé­ral. D’autre part, il s’a­git d’é­ta­blis­se­ments de grande taille situés hors des villes, ce qui ren­force l’i­so­le­ment des per­sonnes qui y sont déte­nues. A la fin de la pré­cé­dente légis­la­ture, le ministre de la Jus­tice Koen Geens a lan­cé deux pro­jets-pilotes de “mai­sons de tran­si­tion”, à Malines et Enghien, en affi­chant une volon­té de diver­si­fier le parc car­cé­ral par la créa­tion de ces pri­sons de petite taille situées au cœur des villes. La mise en place de ces pro­jets-pilotes sou­lève cepen­dant déjà de nom­breux ques­tion­ne­ments.

Pro­gramme
12h00 — sand­wiches ; 12h30 — expo­sé ; 13h30 — dis­cus­sion et débat

Le for­mu­laire d’ins­crip­tion sera dis­po­nible après la fin de la séance pré­cé­dente.

Séance orga­ni­sée avec le Groupe de recherche en matière pénale et cri­mi­nelle (GREPEC) de l’U­ni­ver­si­té Saint-Louis — Bruxelles.