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Nouvel entretien avec Fritz Lang (1964)

On doit, certes, combattre en vue d’un résultat, mais un résultat n’est jamais définitif, n’est pas le terme du combat. Si vous avez atteint quelque chose, ce n’est pas une raison pour vous arrêter là. (...)

Manifeste de la Permanence Vidéo des Luttes Sociales

Afin d’ouvrir une brèche dans le paysage audiovisuel nous nous avons mis en place un axe informatif et participatif au sein de ZIN TV qui accompagne et stimule les mouvements (...)

Le journal de David Holzman

David Holzman n’existe pas. Devant la caméra, un acteur a endossé ce rôle et la réalisation assurée par Jim McBride, débutant là une carrière dont la visibilité sera réelle dans les années quatre-vingt. (...)

Histoire du cinéma nazi de Francis Courtade et Pierre Cadars

il n’est guère question d’oublier que le cinéma nazi a d’abord été nazi. Les auteurs précisent la différence entre "cinéma de divertissement" et "films de propagande" plus ou moins directs "où l’idéologie (...)

M le Maudit : entretien avec Fritz Lang & Peter Lorre - 1932

Il faut avant tout faire du cinéma. On ne parle pas tout le temps, dans la vie, mais on ne dose pas non plus avec méthode les périodes de silence ou d’éloquence... On ne fait pas un vacarme (...)

La puissance du krump

Ces corps ne sont pas des slogans mais dansent jusqu’au bout des doigts. Il y a de l’exorcisme dans ces gestes de la fulgurance, pour sortir le corps de la cage des (...)

Conseils en manif - septembre 2017

Prenons nos précautions quand on sort pour une manif, une action, ou autre. Face à la police, face à la justice... réduisons les risques ! Quelques conseils...

La révolution des images (1830-1914), par Benoît Peeters

8 conférences donné par Benoît Peeters où il analyse les mutations fondamentales qu’ont connues les images entre 1830 et 1914, en devenant reproductibles et séquentielles, puis (...)

Entretien avec Alfred Hitchcock

La raison pour laquelle je me suis, disons, spécialisé dans le suspense est une raison strictement commerciale. Le public attend de moi un certain type d’histoire et je ne veux pas le (...)

Une leçon de journalisme, par Jean-Luc Godard

Mais quelle information ? Quelle information quand le « speaker » qui n’en serait pas un ne dispose d’aucune information vérifiée ?

Je m’appelle James Baldwin - enregistrement de radio France Culture

En 1987, Jean Daive avait rencontré James Baldwin pour une série de cinq entretiens, enregistrés pour "Les chemins de la connaissance" sous le titre "Je m’appelle James (...)

Le Mexique insurgé de John Reed

Récit pour le moins pittoresque d’un journaliste indépendant américain dans le Mexique révolutionnaire.

Comment « Le Monde » invente la « répression » au Venezuela

L’image archétypale du manifestant matraqué par un garde national est gagnante d’avance lorsqu’on est privé d’accès au hors-champ de l’image.

La propagande au ralenti

Un outil d’analyse de la propagande. Dans une logique de réflexion critique sur les médias, il s’agit ici d’interroger son impact sur nos représentations et notre perception du monde. Qu’est-ce que la (...)

De la diffusion du documentaire : Ronnie Ramirez

L’idée, c’est surtout de questionner le rôle de la télévision comme génératrice de liens sociaux. Il s’agit de relier à nouveau entre eux toute une série de réseaux qui ne se croisent pas nécessairement et (...)


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Atelier reportage social (septembre-décembre 2015)

Un reportage social est un film qui s’intéresse aux réalités sociales. Dans l’imaginaire collectif, le reportage est souvent associé à la télévision, à l’événementiel, aux actualités et au journalisme. Le reportage semblerait également lié à ses conditions de production. Pour nous, le reportage est avant tout un film. Une pensée qui s’exprime en images et en sons. L’idée de cette pratique est de « sortir » le reportage de ses stigmatisations traditionnelles et de lui donner un sens plus large, plus expressif et diversifié. Pour nous, la légèreté du dispositif ne peut justifier la pauvreté du langage audiovisuel ni le dispenser des responsabilités éthiques ou morales. L’exercice que nous proposons au participant est conçu comme un espace d’expérimentation qui l’invite à assumer le film comme un outil d’expression, à affirmer son point de vue et à construire son regard.

"Le visage des sans-papiers" est le sujet fédérateur imposé à tout le groupe afin de permettre un échange commun.

Séance d’information : 24/09, de 18h>20h salle Bujumbura.

Thème de l’atelier : le visage des sans papiers
Durée : 42 Heures
8 séances pratiques le Samedi de 14h a 18h.
8 séances théoriques (analyse et débat) le Jeudi de 18h a 20h.

Periode : du 24 septembre 2015 > 19 décembre 2015.
Le vendredi 18 décembre 2015 : journée internationale des migrants

La formation est donnée au Pianofabriek, 35 Rue du Fort - 1060 Bruxelles

Dates :

Le 24/09, de 18h>20h salle bujumbura
Le 3/10, de 10h>14h salle Aremberg
Le 8/10 van 18u>20u salle Arenberg
Le 17/10, de 10h>14h salle Arenberg
Le 22/10, de 18h>20h salle Arenberg
Le 31/10, de 10h>14h salle Arenberg
Le 12/11, de 18h>20h salle bujumbura
Le 21/11, de 10h>14h salle Arenberg
Le 05/12, de 10h>14h
Le 17/12, de 18h>20h salle Cadzand
Le 19/12, de 18h>20h salle Arenberg

Une participation aux frais est souhaité sous la forme d’une donation à ZIN TV à partir de 50€ sur le compte (IBAN) BE67 9794 3467 4987
Banque Argenta : BE67 9794 3467 4987
Code BIC ARSPBE 22

Si vous désirez déjà prendre des informations ou vous pré-inscrire (nom, prénom, GSM et mail), n’hésitez pas à nous contacter : contact@zintv.org


Le visage des sans-papiers

Le vendredi 18 décembre 2015, quelques jours après l’échéance de notre atelier, nous nous joignons aux multiples évènements qui auront lieu pour la célébration de la journée internationale des migrants proclamée par l’Organisation des Nations unies (commémorant l’adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille). Célébrée tous les 18 décembre de chaque année dans les États membres de l’ONU afin de « dissiper les préjugés » sur les migrants et « de sensibiliser l’opinion à leurs contributions dans les domaines économique, culturel et social, au profit tant de leur pays d’origine que de leur pays de destination ». Lors de cette journée, l’ONU encourage tous les États invités, États membres des Nations Unies, organisations intergouvernementales et non gouvernementales, à fournir des informations sur les droits de l’Homme et sur les libertés fondamentales des migrants, à partager leurs expériences et entreprendre des actions qui assurent leur protection.

La question des sans papiers est le plus grand problème du XXIe siècle. D’un côté, on ouvre les frontières au capital, aux marché aux investissements, de l’autre côté, on n’en accepte pas les conséquences : la misère, les guerres… Pourtant, nous sommes optimistes. Il ne faudra pas un siècle s’il y a de la volonté politique. Des propositions émergent depuis le mouvement social, et qui concernent tous les exclus. Le but de cet atelier est d’aider à sortir les sans-papiers de l’anonymat, de leur donner un visage et de leur rendre la dignité.

Le fruit de l’atelier vidéo vise à rappeler que “la valeur ajoutée” d’une personne ne dépend pas de son origine, de la couleur de sa peau ou de son statut administratif.
C’est l’occasion de rappeler aussi qu’ en Belgique 8.000 personnes sont détenues annuellement dans cinq centres de rétention (centres fermés pour étrangers) pour “étrangers”.
Le climat politique actuel nécessite de l’humanisme et que nous soyons tous unis afin de lutter contre le radicalisme. L’image des « étrangers qui n’arrivent pas à s’intégrer » ou de celui du djihadiste véhiculé dans certains médias est une instrumentalisation qui vise à diviser et contenter un certain électorat. Mais la peur de « l’autre » n’est pas une barrière infranchissable. Avec cet atelier, nous pensons pouvoir contribuer à la construction de cette image avec les concernés, en fait, un « autre » visage des sans papiers. Il s’agit de sensibiliser le spectateur-citoyen, les associations, les organisations populaires et les autorités locales afin de les rendre solidaires au combat mené contre les idées d’extrême droite.

En Belgique, alors que les déplacements forcés dans le monde dépassent les 50 millions de personnes, le nombre de demandes d’asile a été divisé quasi par 3 en 15 ans (42.000 demandes en 2000 contre 15.000, aujourd’hui). Malgré ces chiffres en baisse et très faibles (en comparaison avec ceux dans le monde), une demande sur deux est encore refusée, y compris pour des familles venues de pays en guerre. Il est aussi avéré que les immigrés « rapportent » à la Belgique. En effet, d’après un rapport de l’OCDE dévoilé par La Libre Belgique, l’immigration "rapporterait" en moyenne près de 3.500 euros de rentrées fiscales par individu, par an.

Mais pendant ce temps, divisant l’opinion publique, le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), au sein du gouvernement Michel, radicalise, plus encore, les procédures en reconnaissance (en imposant l’augmentation des vols retour, l’allongement de la liste des pays dits d’origine).

Un État de droit se doit de protéger tous ceux qui travaillent sur son territoire au nom de la dignité humaine et contre la traite des êtres humains. C’est pourquoi, les Sans-papiers continuent de revendiquer leur plus-value et leur droit à la liberté et à la dignité humaine. Cette liberté qui leur permettra de contribuer et de participer activement à la société culturelle, économique et sociale en Belgique.

A ce jour, quatre-vingts pour cent des Sans-papiers du Front d’Actions des Migrants ont été déboutés de leur procédure d’asile, en dépit de la convention de Genève et des directives européennes qui appellent à protéger les réfugiés de guerre ou les catégories vulnérables. Cette situation est alarmante. Comment une société défendant les valeurs d’égalité, de fraternité, de justice et de liberté, peut-elle accepter que 150.000 personnes vivent sans aucun droit ?

La question des « Sans-Papiers » doit être revisitée dans un contexte de ségrégation sociale grandissante depuis ces vingt dernières années et de politiques sécuritaires qui s’appuient sur une dislocation territoriale, qui entraînent des stigmatisations dans les médias classiques et une démobilisation citoyenne. Qu’elle soit financière, sociale ou politique, cette « crise », qui est notre quotidien depuis plus de vingt ans, structure nos actions en tant que communicateurs sociaux, créateurs, journalistes et pédagogues.

À travers cet atelier, nous comptons bien révéler la froideur des politiques migratoires, certes, mais le projet d’atelier n’est pas la réponse à l’anomie sociale ambiante, mais bien la formulation associative, collective, d’une série de questions politiques ouvertes. La nécessité de « donner un visage » à des anonymes est la vocation du cinéma documentaire et notre atelier vidéo veut fédérer des acteurs de terrain qui s’unissent autour d’une valeur commune : le constat que l’immigration nous concerne tous. Nous sommes tous des migrants et nous vivons dans une société qui a fait du « sans papiers » une personne sans droits (pas de droit au travail, pas de droit au logement ni à l’éducation, pas de droit à la santé et avant tout pas de droit à la liberté de mouvement et de circulation). La solidarité est notre arme contre cette précarisation forcée, et l’action collective est notre moyen pour sensibiliser, dénoncer et revendiquer le droit de témoigner.

Les personnes dites « sans-papiers », généralement peu habitués à avoir pignon sur rue dans les médias, se sont peu à peu organisées et clament leurs droits de plus en plus fort jusqu’à figurer dans les actualités : occupation d’églises, marches, etc. Mais qui sont-ils ? Quelle est leur vision de la société ? Dans quelles conditions vivent-ils parmi nous ? Quelles sont leurs perspectives ? Quelles sont les incohérences du système ? et surtout… Quelles sont les alternatives possibles ?

Les vidéos seront réalisées par des personnes sans-papiers, par des militants de cette cause et par d’autres participants qui se mélangeront à eux dans nos ateliers, motivés par un projet global commun : une information élaborée par le citoyen. C’est notre réponse collective à la dérive d’un cinéma « de métier » et de « faiseurs » omniprésents, à un journalisme soumis à l’événementiel.

Photos duCollectif Kransyi


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