Synopsis : “Tu te rappelles ton premier baiser ? Imagine : on te l’enlève… Si tu ne sais plus qui tu es, pourquoi t’es là ?”. À 50 ans, Nicolas Burlaud découvre qu’il est épileptique. Cette maladie neurologique entraîne, entre autres, des troubles de la mémoire. Mais comment lutte-t-on contre l’oubli ? Cette question, il se l’est posée de nombreuses fois en faisant des films sur les luttes et les espaces dans lesquels nous vivons. Avec Primitivi comme outil et Marseille comme terrain, les images se sont accumulées depuis des dizaines d’années. Certaines ont été montées, d’autres dorment encore sur des disques durs, attendant qu’on les réveille pour faire resurgir les souvenirs. Nicolas Burlaud prend cette annonce médicale à bras-le-corps et à l’occasion de cette introspection, il nous propose de nous souvenir ensemble. Les cités en démolition, les rassemblements, les fêtes sauvages, les violences policières, les morts… Avec ce film, il parvient à nous embarquer dans sa propre histoire en traversant toutes celles, plus vastes, qui ont été filmées par Primitivi. Une mémoire vivante qui nous invite à reprendre place dans le combat collectif.
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Séances
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09.01.2026 > 19:00
18.01.2026 > 18:00 25.01.2026 > 21:00 06.02.2026 > 20:00 |
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[7€ / 4€ / 10€]
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Infos pratiques : Cinéma Nova
2. Ciné-rencontre : La fête est finie — 10/01 — 19h

Synopsis : Flonflons, cotillons et fierté nationale ! Être désignée capitale européenne de la culture est un honneur pour une ville, que seules les expositions universelles semblent surpasser. Alors on y va plein pot : projet de constructions de bâtiments prestigieux, appel à des artistes cotés, appel aux médias… Le tout pour et par la culture, et pour le peuple évidemment ! Vraiment ? Membre du collectif marseillais Primitivi, Nicolas Burlaud en est revenu. C’est qu’en 2013, c’était au tour de Marseille de faire flotter bien haut les couleurs de la culture européenne. Au-delà de l’empoudrage d’yeux ébahis, le réalisateur pousse l’enquête un peu plus loin et révèle les incohérences de certains projets censés améliorer le quotidien des habitants moins bien lotis pour les intégrer dans cette grande fête. Surtout, il enquête sur la volonté manifeste de faire de Marseille une ville européenne attractive (pour qui ?) dépourvue des restes d’une vie antérieure à la réputation sulfureuse. Croisant rencontres, discours officiels et mythologie, Nicolas Burlaud revient sur les éloges médiatiques pour décrire une réalité que les paillettes ne peuvent ensevelir.
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Infos pratiques : cinéma Nova
3. Ciné-rencontre : Mémoires d’un jardin — 10/01 — 21h

Synopsis :
Santiago du Chili. Une place, immense. Ou plutôt un énorme croisement avec ses routes, ses terres-pleins recouverts de gazon, ses statues imposantes. En 2019, la place de la Dignité a été le théâtre de la révolte chilienne et une bouche de métro gagnée contre les forces de l’ordre y est devenue le Jardin de la Résistance, un espace dédié aux manifestants tués et aux blessés, un lieu de mémoire et de rencontres, d’apprentissages et d’autonomies. Contre le gazon de l’ordre, neutre, venu d’Occident, les espèces qui sont plantées ici sont endémiques, viennent des terres Mapuche, et sont, pour beaucoup, des plantes médicinales. “Mémoires d’un jardin” fouille avec délicatesse et modestie les souvenirs, les témoignages et les images d’archives pour sauver de l’oubli, et le Jardin de la Résistance et la lutte qui l’a vu naître. Au moment où l’extrême droite héritière de Pinochet arrive au pouvoir au Chili, il fait bon se souvenir que sous le ciment, les plantes et la mémoire continuent de frémir.
