1er mai anti raciste

01.05 2014 /
13h>20h Place Rouppe - 1000 Bruxelles

1ier mai anti raciste : uni­té des tra­vailleurs en lutte ! (tract en annexe).

(avec le sou­tien du groupe Réagis de la FGTB Bruxelles, la JOC de Bruxelles, l’I­ni­tia­tive de Soli­da­ri­té avec la Grèce qui Résiste, CADTM, ATTAC 1 et 2 — à la date du 10/4)

Ce 1ier mai 2014, jour­née inter­na­tio­nale de lutte des tra­vailleurs et des tra­vailleuses nous appe­lons à une mani­fes­ta­tion contre le racisme. En effet, l’année der­nière, Nation, un groupe iden­ti­taire d’extrême droite défi­lait dans les rues de Bruxelles. Cette année, nous avons déci­dé de ne pas lais­ser cette for­ma­tion raciste et fas­ciste uti­li­ser la jour­née des tra­vailleurs et tra­vailleuses au pro­fit de l’extrême droite.

Nous subis­sons depuis plu­sieurs années une poli­tique d’austérité bru­tale contre les tra­vailleurs : blo­cage des salaires, attaques contre les chô­meurs etc. Uti­li­sant la crise comme pré­texte, le patro­nat licen­cie, les pou­voirs publics ne rem­placent pas les départs à la retraite : le chô­mage ne cesse d’augmenter. A côté de cela, la pres­sion sur les chô­meurs s’intensifie. Le constat est pour­tant clair : en Bel­gique, on compte 1 offre d’emploi pour 19 deman­deurs d’emploi et 1 pour 48 à Bruxelles. Le déta­che­ment des tra­vailleurs et tra­vailleuses venus de pays où condi­tions de tra­vail et salaires per­mettent le dum­ping social et la clan­des­ti­ni­té dans laquelle les sans-papiers sont for­cés de tra­vailler sont uti­li­sés par le patro­nat pour cas­ser les condi­tions de tra­vail de toutes et tous. Cela per­met au gou­ver­ne­ment de nous divi­ser et de nous détour­ner de son bilan désas­treux.

L’austérité appau­vrit la popu­la­tion et assom­brit les pers­pec­tives d’avenir… Dans ce contexte, la peur et le déses­poir social ali­mentent les dis­cours qui stig­ma­tisent cer­taines caté­go­ries de la popu­la­tion ; ils ne sont utiles qu’à la classe domi­nante pour mieux nous divi­ser et nous détour­ner des vrais enjeux. . Ne nous lais­sons pas mani­pu­ler ! Ce ne sont ni les chô­meurs ni les immi­grés qui ont cau­sé cette crise. L’extrême droite se pré­sente comme une alter­na­tive. Elle se pré­tend « anti­sys­tème ». Et pour­tant, son dis­cours raciste sert à faire por­ter la res­pon­sa­bi­li­té des pro­blèmes sociaux sur d’autres tra­vailleurs, ceux qui ne sont pas d’o­ri­gine belge. Le vieux truc du bouc-émis­saire. Les vrais res­pon­sables, les patrons, les action­naires, le monde finan­cier sont hors de cause pour l’ex­trême droite. De plus, elle pro­pose un Etat ultra sécu­ri­taire (pas de droit de grève, pas de liber­té d’ac­tion et de pro­tes­ta­tion, plus de répres­sion contre ceux qui reven­diquent leurs droits, sur­veillance accrue de ceux qui pensent ‘dif­fé­rem­ment’, etc.) ce qui met­trait à mal nos droits sociaux et garan­ti­rait les inté­rêts des puis­sants. Car ces puis­sants une fois les tra­vailleurs muse­lés pour­ront plus faci­le­ment dimi­nuer les salaires, les allo­ca­tions et les droits sociaux.

C’est en nous unis­sant que nous pour­rons ren­ver­ser la vapeur. Le 1ier mai est un jour de lutte et d’unité inter­na­tio­nale face aux attaques des capi­ta­listes.

Défen­dons l’unité et résis­tons en défi­lant toutes et tous ensemble.

Chas­sons de nos rues, celles et ceux qui vou­draient y semer la haine, la divi­sion et le racisme.

Ren­dez-vous le 1ier mai à la gare cen­trale à 13h. Nous mani­fes­te­rons dans les rues de Bruxelles jusqu’à la place Rouppe.