Débat : Les Enjeux sur la politique migratoire

11.03 2014 /
20h UPJB, rue de la Victoire 61 à 1060 Saint-Gilles.

Le troi­sième “Café poli­tique” aura pour thème “Les Enjeux sur la poli­tique migra­toire, la poli­tique d’asile et le droit des étran­gers”.

À l’heure où Mag­gie De Block, secré­taire d’État à l’Asile et la Migra­tion, à l’Intégration sociale et à la Lutte contre la pau­vre­té, dont on sait les ravages cau­sés par sa poli­tique d’asile, bat tous les records de popu­la­ri­té en Flandre et est loin d’être impo­pu­laire en Wal­lo­nie et à Bruxelles, notam­ment auprès des élec­teurs du MR, Il est essen­tiel de nous pen­cher sur les enjeux des élec­tions du 25 mai concer­nant la poli­tique migra­toire, la poli­tique d’asile et les droits des étran­gers qui pour­raient être menées par le pro­chain gou­ver­ne­ment et qui nous font craindre le pire.

Les invi­tés seront Fred Mawet, direc­trice du Ciré, et Hen­ri Gold­man, rédac­teur en chef de “Poli­tique”, ancien col­la­bo­ra­teur du Centre pour l’égalité des chances et cofon­da­teur de Tayush.

Ren­dez-vous le mar­di 11 mars à 20h !

Chaque deuxième mar­di du mois, de jan­vier à mai un « café poli­tique » pour éclai­rer les enjeux de « la mère de toutes les élec­tions »

Sous le joyeux titre « Café Poli­tique », Points cri­tiques (men­suel de l’UPJB) et Poli­tique (revue de débats) s’associent pour vous pro­po­ser, d’ici les élec­tions de mai 2014, une série de cinq ren­contres men­suelles des­ti­nées à éclai­rer les enjeux de cette triple échéance élec­to­rale.

Pour­quoi « Café Poli­tique » ? Parce qu’il s’agit de ren­contres convi­viales et inter­ac­tives autour d’un café et d’un ou plu­sieurs invi­tés de réfé­rence. Ceux-ci appor­te­ront des élé­ments de réflexion et de débat à pro­pos de la situa­tion poli­tique, éco­no­mique et sociale et de la crise des valeurs, dans l’Union euro­péenne, dans la Bel­gique fédé­rale ou dans les régions et com­mu­nau­tés.

Inutile de sou­li­gner le carac­tère cru­cial de la triple échéance élec­to­rale de mai 2014 : par un hasard iro­nique, elle se déroule exac­te­ment 100 ans après le déclen­che­ment de la guerre de 14 – 18 et les bou­le­ver­se­ments qu’elle risque d’entraîner pour­raient être dignes de figu­rer dans les livres d’histoire. Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’avenir de notre modèle de socié­té. Des cou­rants popu­listes (en-dehors ou même à l’intérieur des par­tis dits démo­cra­tiques) se pré­parent un peu par­tout à récol­ter illé­gi­ti­me­ment les fruits de la colère légi­time des citoyens. C’est d’autant plus para­doxal que le capi­ta­lisme finan­cier appa­raît aujourd’hui plus que jamais dans sa véri­té fon­cière : un sys­tème qui broie l’humanité et détruit la nature afin qu’une caste tou­jours plus puis­sante de pré­da­teurs accu­mule tou­jours davan­tage de richesse.

Au niveau de l’Union euro­péenne, un choix tra­gique s’impose entre le modèle moné­ta­riste pro­mu prin­ci­pa­le­ment par l’Allemagne de Mer­kel (du moins jusqu’ici) et des alter­na­tives encore bal­bu­tiantes qui allie­raient déve­lop­pe­ment durable et pré­ser­va­tion des soli­da­ri­tés. L’élection du Par­le­ment euro­péen, telle qu’elle est orga­ni­sée, per­met­tra-t-elle de déga­ger une option claire, en dépit des obs­tacles ins­ti­tu­tion­nels et des contra­dic­tions entre inté­rêts par­ti­cu­liers ? Au niveau de la Bel­gique fédé­rale, c’est la sur­vie d’un État et le mode de fonc­tion­ne­ment de la socié­té qui sont en jeu, car der­rière les rodo­mon­tades natio­na­listes de la NV‑A se dis­si­mule (sans beau­coup de pré­cau­tions) le pro­jet d’une coa­li­tion néo­li­bé­rale dont le pro­gramme aggra­ve­rait toutes les tares de la socié­té de mar­ché : réduc­tion des acquis sociaux, cadeaux aux entre­prises, musè­le­ment de la pen­sée dis­si­dente et répres­sion des plus dému­nis. Dans nos régions et notre com­mu­nau­té, c’est la mise en ouvre de l’autonomie finan­cière ins­crite dans la 6e réforme de l’État qui sus­cite le plus d’inquiétudes. La ques­tion qui se pose ici, c’est : les ins­ti­tu­tions fédé­rées pour­ront-elles faire face aux trois défis en « e » qui les attendent – emploi, édu­ca­tion, envi­ron­ne­ment – sans accroître les inéga­li­tés et sans en créer d’autres ?

Les « Cafés Poli­tiques » de Points Cri­tiques et de Poli­tique auront lieu le deuxième mar­di de chaque mois (de jan­vier à mai), de 20h à 22h, dans la mai­son de l’UPJB, rue de la Vic­toire 61 à 1060 Saint-Gilles.