Donc, c’est non : Henri Michaux vu par Jean-Luc Outers

18.05 2016 /
20h Passa Portabookshop. Rue Antoine Dansaert 46, 1000 Bruxelles

Place à la réflexion :

Donc, c’est non

Hen­ri Michaux vu par Jean-Luc Outers

mer­cre­di 18 mai à 20:00

Pas­sa Por­ta­book­shop

Rue Antoine Dan­saert 46, 1000 Bruxelles

Donc c’est non. Tel est le titre du savou­reux recueil de lettres de refus, signées par Hen­ri Michaux et ras­sem­blées par Jean-Luc Outers, paru ce prin­temps chez Gal­li­mard.

On y lit les “non”, appa­rem­ment inévi­tables, de l’é­cri­vain à toute une série de sol­li­ci­ta­tions : prix lit­té­raires, séances pho­to, réédi­tions… Elle est jubi­la­toire et aus­si très par­lante, cette “phi­lo­so­phie du refus”, quand on la com­pare à l’om­ni­pré­sence de cer­tains écri­vains aujourd’­hui.

Après la lec­ture de cer­taines de ces lettres par le comé­dien Bru­no Marin, Jean-Luc Outers sera inter­viewé par Nadine Eghels sur ce recueil et le long tra­vail de recherche qu’il a néces­si­té.

A pro­pos du livre :

« Je cherche une secré­taire qui sache pour moi de qua­rante à cin­quante façons écrire non.» Cette implo­ra­tion, presque déses­pé­rée, résume à elle seule les lettres de Hen­ri Michaux réunies par Jean-Luc Outers. Il n’y est ques­tion que de refus : les demandes d’interviews, les adap­ta­tions scé­niques de ses textes, les antho­lo­gies, les col­loques ou les numé­ros de revues qui lui sont consa­crés, les réédi­tions, y com­pris en livre de poche ou dans la Biblio­thèque de la Pléiade, les confé­rences et com­mé­mo­ra­tions, les prix lit­té­raires, les publi­ca­tions de pho­tos…

C’est à tout cela, qui n’est plus la lit­té­ra­ture mais son ins­ti­tu­tion sinon son déco­rum ou le car­na­val média­tique qui l’agite, que Hen­ri Michaux n’a ces­sé de s’opposer sa vie durant. Alors qu’on le pour­suit sans répit, il cherche l’ombre, il se cache. Il part en croi­sade contre la « vedet­to­ma­nie », mul­ti­pliant les lettres dont la pro­duc­tion s’intensifie à mesure que s’accroît la noto­rié­té. « Du moins que je ne finisse pas gavé de mon propre nom », écri­ra celui qui n’éprouvait que dégoût pour toute forme de recon­nais­sance. Plu­tôt qu’une lita­nie mono­corde de refus, ces lettres frappent par leur sin­gu­la­ri­té et leur style sou­vent cin­glant et drôle : elles ins­taurent, à leur manière, une phi­lo­so­phie du non.

ORG. Pas­sa Por­ta