Drogues, ça nous concerne tous

24.02 2018 /
16h Théâtre de Poche. La Chemin du gymnase, 1000 Bruxelles

Drogues, ça nous concerne tous
Same­di 24 Février 2018
16h Théâtre de Poche
La Che­min du gym­nase, 1000 Bruxelles

La loi du 24 février 1921 qui inter­dit et punit l’usage de drogues se révèle contre-pro­duc­tive depuis bien­tôt cent ans. Elle n’a jamais réus­si à réduire la consom­ma­tion de drogue ni à enrayer le tra­fic.

Au contraire, elle entre­tient le busi­ness des dea­lers, leur per­met d’augmenter leur tarif et de cou­per les sub­stances avec des crasses au détri­ment d’une pro­duc­tion locale de pro­duits de qua­li­té. Elle favo­rise les consom­ma­tions pro­blé­ma­tiques et les pas­sages à la délin­quance. Elle ruine la san­té et les finances publiques.

Sans s’attaquer sérieu­se­ment aux gros bon­nets de la maf­fia, elle engorge les tri­bu­naux et les pri­sons pour des cas qui relèvent davan­tage de l’accompagnement psy­cho-médi­co­so­cial que de la jus­tice. Elle han­di­cape les pro­fes­sion­nels dans leur tra­vail de pré­ven­tion, de réduc­tion de risques ou de soins et empêche les parents ou les édu­ca­teurs de dis­cu­ter sans tabou des consom­ma­tions des jeunes.

Enfin, vu son vieil âge, elle est en déca­lage avec l’évolution des mœurs. Au XXIe siècle, fumer un petit joint est-il plus pro­blé­ma­tique que boire l’apéro ? Le choix de recou­rir à des sub­stances psy­cho­tropes pour se détendre, s’inspirer ou se sti­mu­ler, voire pour apai­ser cer­tains maux, ne relève-t-il pas avant tout d’une ques­tion de liber­té indi­vi­duelle et du droit au plai­sir ?

La cam­pagne STOP1921 a démar­ré en vue de poser toutes ces ques­tions à la socié­té, de pro­pa­ger le débat jusqu’en 2021 afin que la remise en ques­tion de cette loi obso­lète devienne incon­tour­nable lors de son cen­tième anni­ver­saire. C’est un débat qui concerne l’ensemble des citoyens et des com­po­santes de la socié­té civile, dont le monde de la culture. Il existe de mul­tiples manières d’aborder la ques­tion et d’être pré­oc­cu­pé par tout ce que véhi­cule cette loi et ses consé­quences. Riton Lieb­mann en sait quelque chose…

C’est ce que vous pour­rez décou­vrir et expri­mer, same­di 24 février 2018, lors de cet après-midi — soi­rée de pré­sen­ta­tion de la cam­pagne au Théâtre de Poche.

Drogues, ça nous concerne… sur­tout quand une loi gra­ba­taire nuit à la socié­té

PROGRAMME

✔️ 16h30 : Pro­jec­tion de Cri­mi­na­li­sa­tion des drogues : la double peine (Centre d’Action Laïque, 2018, 26’)

À tra­vers le vécu de toxi­co­manes, de tra­vailleurs sociaux et d’intervenants judi­ciaires (police, avo­cat…) ce repor­tage pointe les dérives d’une loi caduque de près de cent ans. Au lieu de cri­mi­na­li­ser le consom­ma­teur en le mar­gi­na­li­sant de plus en plus, il faut pen­ser un modèle l’intégrant dans la socié­té.

✔️ 17h00 – 19h00 : Ren­contre — témoi­gnages sur le mode du speed-mee­ting (20 minutes par table) avec :

- Camille Hatte (psy­cho­logue en mai­son médi­cale & asso­cia­tion Cap-Iti) : l’accompagnement de consom­ma­teurs de drogues dans leur par­cours judi­ciaire
 — Nico­las Leo­nar­dy (méde­cin direc­teur de la Mai­son d’accueil socio-sani­taire de Bruxelles) : les entraves de la loi aux soins
 — Peter Mushondt (com­mis­saire divi­sion­naire, Anyone’s Child Bel­gium & LEAP) : une répres­sion inutile et nocive
 — John Nève (cher­cheur et assis­tant en éco­no­mie à l’Université Saint-Louis/­Pa­ris 1) : pertes et pro­fits de la pro­hi­bi­tion
 — Xavier Cop­pens (Tire ton Plant — can­na­bis social club de Bruxelles) : auto­ges­tion et auto­pro­duc­tion citoyenne de chanvre
 — Chris­tophe Mar­chand (avo­cat à Jus Cogens, pré­sident du Groupe de tra­vail « Drogues » du CAL) : crime sans vic­time, liber­tés indi­vi­duelles et droit au plai­sir

✔️ 20h30 La vedette du quar­tier de et avec Riton Lieb­man — 12€

Riton Lieb­man est un concen­tré d’humour juif et belge qui fonc­tionne à l’autodérision. Sa quête du Graal, il l’entame à 13 ans en jouant dans Pré­pa­rez vos Mou­choirs de Blier avec Dewaere et Depar­dieu. Son pas­sage dans le lit de Carole Laure (à poil) pour les besoins du film fait de lui la vedette des copains, du quar­tier, du milieu… Il quitte l’école, des­cend à Paris pour faire du cinoche, enchaine le meilleur et le pire – mais sou­vent le pire – joue des rôles d’ado et par­tage avec ses potes des rêves de noto­rié­té.

Place pour la pièce à 12 € (au lieu de 20 €) pour les par­ti­ci­pants à l’après-midi, en men­tion­nant « Stop1921 » lors de leur réser­va­tion au Théâtre de Poche.

✔️ 22h30 – 2h00 DJ Doc Lock

INFORMATIONS PRATIQUES

PAF : Entrée libre sauf pour la pièce de théâtre à 20h30 : 12€ (au lieu de 20€) pour les par­ti­ci­pants à l’après-midi en men­tion­nant “Stop1921” lors de leur réser­va­tion auprès du Théâtre de Poche (02 649 17 27 ou Http ://www.poche.be/reservations.php)

Lieu : Théâtre de Poche, rue du Gym­nase 1A, 1000 Bruxelles
Une invi­ta­tion de Bruxelles Laïque, du Centre d’Action Laïque, du Théâtre de Poche et de Stop1921.be