Film-débat « Solutions locales pour un désordre global »

01.02 2012 /
19h30 Pianofabriek 35 Rue du Fort - 1060 BXL
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Solutions locales pour un désordre global.

Coline Serreau, 2010, France, 113 min

Mer­cre­di 1er Février 2012 à 19h30

Invi­tée : Ariane Ghion de Koko­pel­li.

Droit d’entrée : 5,00 €

Dépas­sant la simple dénon­cia­tion d’un sys­tème agri­cole per­ver­ti par une volon­té de crois­sance irrai­son­née, Coline Ser­reau nous invite dans « Solu­tions locales pour un désordre glo­bal » à décou­vrir de nou­veaux sys­tèmes de pro­duc­tion agri­cole, des pra­tiques qui fonc­tionnent, réparent les dégâts et pro­posent une vie et une san­té amé­lio­rées en garan­tis­sant une sécu­ri­té ali­men­taire pérenne.

Camé­ra au poing, Coline Ser­reau a par­cou­ru le monde pen­dant près de trois ans à la ren­contre de femmes et d’hommes de ter­rain, pen­seurs et éco­no­mistes, qui expé­ri­mentent loca­le­ment, avec suc­cès, des solu­tions pour pan­ser les plaies d’une terre trop long­temps mal­trai­tée.

Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bour­gui­gnon, les pay­sans sans terre du Bré­sil, Koko­pel­li en Inde, M. Anto­niets en Ukraine… tour à tour drôles et émou­vants, com­ba­tifs et ins­pi­rés, ils sont ces résis­tants, ces amou­reux de la terre, dont le docu­men­taire de Coline Ser­reau porte la voix.

Cette série d’en­tre­tiens d’une incroyable concor­dance prouve un autre pos­sible : une réponse concrète aux défis éco­lo­giques et plus lar­ge­ment à la crise de civi­li­sa­tion que nous tra­ver­sons.

Invi­tée : Ariane Ghion de Koko­pel­li.

L’As­so­cia­tion Koko­pel­li a pour objec­tif de déve­lop­per la bio­di­ver­si­té pota­gère et la sou­ve­rai­ne­té ali­men­taire.

La col­lec­tion des dif­fé­rentes varié­tés de semences pota­gères (légumes et quelques fleurs) s’est enri­chie d’an­née en année pour arri­ver aujourd’­hui à envi­ron 3000 varié­tés, toutes dis­po­nibles . 1800 varié­tés (dont 364 varié­tés de tomates…) sont pro­po­sées à la vente chaque année. Nos pro­duc­teurs font de la diver­si­té et non de la quan­ti­té, ce qui leur demande plus de temps et de tra­vail. L’As­so­cia­tion les paie un juste prix pour leur tra­vail.
Pour ne pas perdre les autres varié­tés, elles sont repro­duites chaque année par des par­ti­cu­liers dans leur jar­din pota­ger, en res­pec­tant cer­taines pré­cau­tions pour évi­ter les hybri­da­tions.

Nos semences sont toutes repro­duc­tibles et libres de droits. Nous encou­ra­geons les agri­cul­teurs et les jar­di­niers à repro­duire leurs semences, et ce pour plu­sieurs rai­sons, entre autre une auto­no­mie semen­cière mais aus­si une adap­ta­tion des varié­tés au cli­mat et au ter­roir. Nous orga­ni­sons pour ce faire, des sémi­naires de pro­duc­tion de semences et pro­po­sons à la vente un manuel de pro­duc­tion de semences.

De plus l’As­so­cia­tion offre des colis de semences, avec le manuel de pro­duc­tion de semences dans les pays du Sud. Les demandes émanent d’ONG, de coopé­ra­tives locales, d’ac­teurs locaux.… Nous nous assu­rons tou­jours de l’in­ten­tion, dans ces demandes de déve­lop­per la pro­duc­tion de semences sur place, en vue d’ar­ri­ver à une auto­no­mie semen­cière et ali­men­taire.
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