Le bout du tunnel

23.06 2018 /
13h tunnel de la gare du midi, 1060 Bruxelles
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Sous le tun­nel de la gare du midi (celui qui fait la jonc­tion entre l’avenue du Roi à Saint-Gilles et l’a­ve­nue des Vété­ri­naires à Ander­lecht) s’étaient réfu­giés une tren­taine de sans-abris.

Depuis de nom­breux mois, ils avaient orga­ni­sé un cam­pe­ment de for­tune avec les moyens du bord.

Ils logeaient là car cet abri est ce qu’à leurs yeux ils pou­vaient trou­ver de meilleur. Ils logeaient là car les dis­po­si­tifs d’accueil et de relo­ge­ment font aujourd’hui encore gra­ve­ment défaut ou sont inadé­quats.

Ven­dre­di 8 juin avant le lever du jour, ils ont été dis­per­sés par la police de la Zone Midi qui a ensuite super­vi­sé l’installation de grilles qui inter­disent main­te­nant non seule­ment leur retour, mais aus­si le pas­sage des mil­liers de per­sonnes qui chaque jour uti­li­saient ce tun­nel.

Plu­tôt que de s’attaquer à la misère, les auto­ri­tés com­mu­nales (qui ont pour­tant décla­ré Saint-Gilles “com­mune hos­pi­ta­lière”) chassent les misé­reux. Au lieu de prendre leurs res­pon­sa­bi­li­tés, elles cherchent à rendre la misère invi­sible.

La pau­vre­té n’est pas une fata­li­té. Le sans-abrisme n’est pas une fata­li­té. Ils peuvent être com­bat­tus et de nom­breuses ini­tia­tives l’ont déjà prou­vé. L’en­semble du sec­teur et de nom­breux citoyens ont à maintes reprises invi­té les auto­ri­tés, à tous les niveaux de pou­voir, à y tra­vailler de concert, en pro­fon­deur.

Nous refu­sons la fer­me­ture de ce tun­nel. Nous refu­sons que les sans-abris soient invi­si­bi­li­sés par les pou­voirs poli­tiques. Nous refu­sons que les deniers publics servent à cacher une misère qu’ils devraient com­battre, au risque de créer davan­tage d’in­sé­cu­ri­té encore, pour les pre­miers concer­nés d’a­bord, pour l’en­semble de la socié­té ensuite.

Nous exi­geons que les auto­ri­tés com­mu­nales fassent reti­rer ces grilles de la honte et nous vien­drons le same­di 23 juin à 13h nous assu­rer qu’elles ne sont plus là et qu’il ne nous sera pas néces­saire d’en­vi­sa­ger de recou­rir à la déso­béis­sance civile.

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