Le traducteur comme pièce de résistance : rencontre

14.10 2015 /
20h Passa Porta, rue Antoine Dansaert, 16 à 1000 Bruxelles

Le traducteur comme pièce de résistance : rencontre

Tra­duire est une embras­sade (de l’autre en tant qu’autre), un acte de créa­tion, une accep­ta­tion (l’essentiel dans le lan­gage est tu), c’est un deuil (de l’équivalence par­faite), une ouver­ture (au mul­tiple chant des langues). Pour rendre hom­mage à ce métier qui révèle ce qu’il y a de meilleur en nous (curio­si­té, ouver­ture, scru­pule), BELA et le BdA vous convient cet automne à une soi­rée décou­verte, en com­pa­gnie de tra­duc­teurs che­vron­nés et de leurs amis – auteurs et lec­teurs (venez nom­breux).

Pour se mettre quelque chose sous la dent en cette ren­trée autom­nale, et parce que nous savons qu’il y a dans le milieu de la tra­duc­tion des témoi­gnages à par­ta­ger, des mots néces­saires que nous avons envie de faire connaître, BELA et le Bilan des Auteurs (BdA) de la SACD-Scam vous convient à une ren­contre lit­té­raire autour de la figure du tra­duc­teur comme pièce de résis­tance.

Car le tra­duc­teur négo­cie. Avec l’auteur ori­gi­nel, avec les langues qu’il pra­tique, mais aus­si, c’est peut-être mal connu avec l’éditeur.

Et le tra­duc­teur résiste, par­fois au prix de la rature de son nom dans le car­net d’adresses, pour faire valoir le texte qu’il défend. Il se bat pour le sens, contre la faci­li­té, le lis­sage et la vitesse de la lumière (à laquelle il doit tra­vailler). Bref, comme tout auteur, le tra­duc­teur se bat pour l’intégrité du texte et une cer­taine idée de la lit­té­ra­ture.

La ren­contre que nous vous pro­po­sons a pour but de son­der cette pro­fes­sion. Du plus pra­tique au plus trans­cen­dant : « la tra­duc­tion, cette hos­pi­ta­li­té lan­ga­gière, » dit Fran­çois Ost « est notre seule alter­na­tive à la bar­ba­rie. » Le tra­duc­teur est celui qui part à la décou­verte du « soi-même comme un autre« , à rebours de ceux qui attendent – et sont prêts à exi­ger – de l’autre de se mou­ler en alter ego déles­té de sa part d’inconnu. Des mots qui résonnent plus fort aujourd’hui.

Avec la par­ti­ci­pa­tion de Marie Hoo­ghe, lau­réate du Prix Scam 2014 pour la tra­duc­tion,

Édith Soon­ckindt, auteure et tra­duc­trice,

Alain Van Crug­ten, auteur et tra­duc­teur,

Fran­çois Ost, juriste et phi­lo­sophe, vice-rec­teur des Facul­tés uni­ver­si­taires Saint-Louis à Bruxelles, auteur de Tra­duire, défense et illus­tra­tion du mul­ti­lin­guisme (Fayard).

Une ren­contre ani­mée par Ysa­line Pari­sis, jour­na­liste au Focus Vif/L’Express.

Orga­ni­sée par BELA et le Bilan des Auteurs (BdA) de la SACD-Scam.

Le mer­cre­di 14 octobre à 20h à Pas­sa Por­ta, rue Antoine Dan­saert, 16 à 1000 Bruxelles.

Un drink sera offert à l’issue de la ren­contre.

Mer­ci de confir­mer votre pré­sence à communication@sacd-scam.be

Pour tout autre ren­sei­gne­ment, contac­tez Maud Joi­ret (BELA) @ mjoiret@bela.be et Ani­ta Van Belle (BdA) @ ava@sacd-scam.be

Source : Bela