Manif pour un rejet commun de toutes les mesures intolérables prises par les gouvernements fédéral, communautaires et régionaux

24.10 2014 /
16h Sur les marches de la Bourse de Bruxelles

Bruxelles le 9 octobre 2014

Com­mu­ni­qué de presse

Les Jeunes FGTB appellent à un mou­ve­ment large et fort
de la jeu­nesse de gauche pour faire face
à un gou­ver­ne­ment de droite dure !

C’est le gong d’un com­bat de titans qui vient de son­ner. Un gou­ver­ne­ment des riches et des patrons contre les tra­vailleurs, les étu­diants et les allo­ca­taires sociaux.

Mais ce n’est pas tout : dans les régions et les com­mu­nau­tés aus­si, nous serons sur un ring.

En effet, nous devons nous battre pour pré­ser­ver la soli­da­ri­té fédé­rale de notre pays — dont la Sécu­ri­té sociale est le sym­bole majeur — mais nous devons aus­si lut­ter contre la confis­ca­tion de la démo­cra­tie par des poli­tiques qui n’ont d’yeux et d’o­reilles que pour ceux de leur classe. Ceux-là sèment la ziza­nie par­mi les tra­vailleurs pour mieux nous enle­ver ce que nous avons conquis de longue lutte.

Nous devons nous unir car lorsque l’on touche aux pen­sions, il s’a­git de nos pen­sions, quand on écorche nos salaires, il s’a­git de nos salaires, quand on s’at­taque au tra­vail, il s’a­git de notre tra­vail, notre fier­té, nos jour­nées pri­vées de notre famille, à tri­mer pour des action­naires et à ramas­ser les miettes pour pou­voir payer le loyer. Dans nos régions, nous ne pou­vons accep­ter que les attaques aillent jus­qu’à tou­cher les enfants dans l’en­sei­gne­ment ou l’aide à la jeu­nesse. Les coups viennent de tous les côtés et par­ti­cu­liè­re­ment pour les jeunes : moins d’argent pour les ser­vices publics, c’est moins d’en­ca­dre­ment dans l’en­sei­gne­ment, davan­tage de main­mise du pri­vé, c’est moins de per­son­nel dans les admi­nis­tra­tions ouvertes au public,…

Pour les orga­ni­sa­tions de jeu­nesse l’a­ve­nir se pro­file avec moins de moyens, alors que la pré­ca­ri­sa­tion gran­dis­sante des jeunes crée un besoin tou­jours plus impor­tant. Les jeunes ont déjà suf­fi­sam­ment payé le prix d’une crise dont ils ne sont pas res­pon­sables : allon­ge­ment du stage d’in­ser­tion, limi­ta­tion des allo­ca­tions d’in­ser­tion dans le temps, contrôle ren­for­cé, démul­ti­pli­ca­tion des emplois pré­caires,… Ce gou­ver­ne­ment assène main­te­nant le coup de grâce avec des mesures injustes et absurdes dont les effets s’a­jou­te­ront aux coupes bud­gé­taires qui feront sai­gner les régions.

Nous ne pou­vons plus attendre que les dif­fé­rents gou­ver­ne­ments prennent conscience que l’aus­té­ri­té ne mène à rien. Allon­ger les car­rières alors qu’il n’y a pas d’emplois pour les jeunes va faire mon­ter le chô­mage, grim­per les frais de soins de san­té pour les tra­vailleurs âgés et impri­mer une pres­sion à la baisse sur les salaires des autres tra­vailleurs. En plus de leur inef­fi­ca­ci­té criante, ces mesures n’ont rien d’o­ri­gi­nal : le tra­vail for­cé exis­tait déjà par les stages non rému­né­rés dans les­quels on contraint les jeunes à s’ins­crire sous pré­texte de for­ma­tion et sous peine de sanc­tion au niveau des allo­ca­tions ; la dégres­si­vi­té sala­riale, une dis­cri­mi­na­tion abo­mi­nable basée sur l’âge existe déjà ; le saut d’in­dex, nous payons tou­jours celui du pas­sé…

Bref, il est temps que les jeunes amènent un vent de chan­ge­ment et imposent des solu­tions radi­ca­le­ment oppo­sées : la réduc­tion col­lec­tive du temps de tra­vail avec embauche com­pen­sa­toire et main­tien des salaires, le ren­for­ce­ment des ser­vices publics, la taxa­tion des reve­nus du capi­tal, un impôt juste et vrai­ment pro­gres­sif, la fin des réduc­tions de coti­sa­tions patro­nales et des cadeaux aux entre­prises du pri­vé, la créa­tion d’emplois durables et de qua­li­té et sur­tout la fin de l’ex­ploi­ta­tion que vivent les jeunes au tra­vers de sous-sta­tuts.

Aujourd’­hui, les Jeunes FGTB lancent un appel fort à tous les jeunes, étu­diants, et orga­ni­sa­tions de jeu­nesse de gauche pour un rejet com­mun de toutes les mesures into­lé­rables qui seront prises par les gou­ver­ne­ments fédé­ral, com­mu­nau­taires et régio­naux.

Nous appe­lons tous les jeunes qui pensent que la semaine de 32h de tra­vail est la solu­tion pour remé­dier au chô­mage des jeunes.

Nous vous don­nons ren­dez-vous le 24 octobre à 16h devant la Bourse de Bruxelles.

Cha­cun des mou­ve­ments de jeunes qui aura rejoint notre appel s’ex­pri­me­ra sur la scène. Cela doit être un pre­mier ren­dez-vous qui don­ne­ra le départ à une réac­tion col­lec­tive forte et orga­ni­sée des jeunes contre les attaques des gou­ver­ne­ments.

Contact :

SCIACCHITANO Ange­la, Coor­di­na­trice Jeunes FGTB

02/506 83 90 – 0474/45 82 56

Fabio MOLINA-DIAZ

Per­ma­nent Jeunes FGTB Bra­bant wal­lon