Manifestation de soutien aux sans papiers

28.11 2013 /
13 h - mont des arts - 1000 Bruxelles
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Chères toutes et tous.

Jeu­di 28 novembre, aura lieu une mobi­li­sa­tion en sou­tien aux sans-papiers. Elle est orga­ni­sée par des comi­tés de sou­tien étu­diants.
La mani­fes­ta­tion com­men­ce­ra à 13h au Mont des Arts à Bruxelles.

Une nouvelle fois, c’est important de nous mobiliser.

La lutte des sans-papiers afghans nous montre à quel point il est aujourd’­hui dif­fi­cile pour cer­tains de faire valoir leurs droits les plus élé­men­taires : vivre digne­ment, en sécu­ri­té, sco­la­ri­ser ses enfants… A ces demandes plus que légi­times, le gou­ver­ne­ment ne répond que par le déni et la répres­sion.

Cette réa­li­té ne chan­ge­ra pas du jour au len­de­main et ces poli­tiques seront appli­quées encore plus lar­ge­ment qu’au­jourd’­hui à d’autres couches de la popu­la­tion.
Mais face à elles, nous avons des armes : la soli­da­ri­té, l’in­tel­li­gence col­lec­tive, l’or­ga­ni­sa­tion, le nombre…

Uti­li­sons-les, il en va de notre futur (et des géné­ra­tions à venir), que nous ayons des papiers ou non, que nous soyons d’i­ci ou d’ailleurs.


Com­mu­ni­qué public des gré­vistes

Nous avons enta­mé une grève de la faim le 22 novembre à 15h, pour affir­mer notre désac­cord face aux poli­tiques répres­sives de notre gou­ver­ne­ment à l’égard des réfu­giés afghans.
Le choix d’une grève de la faim n’est pas rien, c’est un acte fort ; dans lequel on montre que l’on pré­fère mettre notre vie en dan­ger plu­tôt que de vivre dans un pays où la démo­cra­tie s’évapore. La grève de la faim est une action non vio­lente. Elle fut uti­li­sée dans de nom­breuses luttes gagnées pour la démo­cra­tie, comme l’ont fait Gand­hi ou Mar­tin Luther King. Depuis le début, le com­bat des afghans est non violent et plein de digni­té. Pour­tant, ils ont fait face à une vio­lence d’Etat rare­ment éga­lée en Bel­gique.
Nous mar­quons notre sou­tien et notre res­pect à la non-vio­lence du com­bat des afghans et nous dénon­çons l’extrême vio­lence de l’Etat Belge à leur égard : gaz lacry­mo­gène sur des femmes et des enfants en sit-in, mort d’Aref, expul­sions, … Les enfants sont trau­ma­ti­sés. Les nom­breuses expul­sions de bâti­ment ont entrai­nées une peur pro­fonde des uni­formes.
Nous par­ta­geons le quo­ti­dien de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants depuis des mois. Actuel­le­ment, nous sommes dans une église et nous avons froid. Nous ne trou­vons pas les mots pour répondre à leur détresse.

Dans les des­sins des enfants, ce sont des bombes, des flammes et de la peur. L’espoir des jeunes filles est de pou­voir aller à l’école. L’espoir des parents est d’offrir un ave­nir à leurs enfants.

C’est seul que nous avons fait le choix d’entamer une grève de la faim. Nous le fai­sons en notre propre nom. Nous le fai­sons en tant que citoyen belge indi­gné par la situa­tion. Le but n’est pas d’obtenir une recon­nais­sance de qui que ce soit mais d’avoir un chan­ge­ment réel. Car nous croyons encore en la démo­cra­tie. Nous espé­rons voir du cou­rage poli­tique. Nous espé­rons un res­pect des droits et un retour à la digni­té.

Nous reven­di­quons :

- Une enquête par­le­men­taire sur la mort d’Aref pour déter­mi­ner la res­pon­sa­bi­li­té de la Bel­gique dans celle-ci. Aref était un afghan pri­vé de titre de séjour. Il a intro­duit 4 demandes d’asile qui ont été refu­sé sous pré­texte qu’il n’était pas en dan­ger. Aref a accep­té un retour volon­taire en Afgha­nis­tan et il en est mort, tué par les tali­bans qu’il crai­gnait !

- Un audit indé­pen­dant de la police de 1000 Bruxelles sur les vio­lences poli­cières. En effet, ces der­niers temps, nous avons été témoin de plu­sieurs mani­fes­ta­tions répri­mées avec vio­lence, dont celles des afghans.

- Un mora­toire sur les expul­sions des afghans. L’Afghanistan est un pays en guerre où l’armée belge est enga­gée. Même le minis­tère des affaires étran­gères décon­seille aux belges de par­tir en Afgha­nis­tan.

- Un sta­tut légal qui per­met une vie digne et humaine. Avec le mora­toire, les afghans devront res­ter en Bel­gique. Donc ils doivent avoir des droits humains comme cela se fait dans d’autres pays.

- Une réflexion appro­fon­die sur la poli­tique d’immigration en Bel­gique.
Nous espé­rons ren­con­trer Mon­sieur Di Rupo, Madame Deblock, Madame Onckel­lings, Mon­sieur Magnette, Madame Mil­quet, Mon­sieur Reyn­ders ain­si que d’autres poli­ti­ciens afin de pou­voir enta­mer un dia­logue. Par ce biais, nous deman­dons aux dif­fé­rents ministres un ren­dez-vous.

WE WILL TAKE JUSTICE

Anis­sa et Clé­ment