Palestine : conversations de Noam Chomsky et d’Ilan Pappé, par Frank Barat

26.05 2016 /
19h Le Space. Rue de la Clé 26, 1000 Bruxelles

Le Mou­ve­ment Citoyen-ne Pales­tine, en col­la­bo­ra­tion avec Le Space & Bruxelles Pan­thères a le plai­sir de vous invi­ter a une ren­contre excep­tion­nel :

Pales­tine : les conver­sa­tions de Noam Chom­sky et d’Ilan Pap­pé rap­por­tées par Frank Barat

jeu­di 26 mai à 19:00 — 22:00

Le Space

Rue de la Clé 26, 1000 Bruxelles

Dans “Pales­tine”, Noam Chom­sky et Ilan Pap­pé, deux ardents défen­seurs de la cause pales­ti­nienne, mènent une longue conver­sa­tion diri­gée par Frank Barat, mili­tant des droits de la per­sonne. Ren­contre avec Frank Barat afin de renou­ve­ler nos clefs de com­pré­hen­sion sur la ques­tion pales­ti­nienne.

Coor­di­na­teur du Tri­bu­nal Rus­sell sur la Pales­tine, jour­na­liste, mili­tant, cinéaste, écri­vain. Il a publié notam­ment « “Pales­tine l’État de siège” » et « Pales­tine » deux livres d’entretiens entre Noam Chom­sky et Ilan Pappe. Entre­tien avec Ange­la Davis : Une lutte sans trêve. À paraître le 13/05/2016.

« Com­ment êtes-vous deve­nu mili­tant ? Pour­quoi la Pales­tine ? Des ques­tions de ce genre, beau­coup de mili­tants finissent par s’en faire poser lorsqu’ils parlent de leur vie, de leur tra­vail et de leurs moti­va­tions avec des per­sonnes « non mili­tantes » (…) Je suis donc « deve­nu » mili­tant par les livres.

Un jour, alors que j’enchaînais les petits bou­lots depuis la jeune ving­taine, que je fai­sais mon horaire « neuf à cinq » comme tout bon citoyen en jetant régu­liè­re­ment un coup d’œil à l’horloge, que je pro­fi­tais de la vie comme on m’avait ensei­gné à le faire, que je déve­lop­pais le poten­tiel que la socié­té et ses « diri­geants » m’avaient « recon­nu », je me suis arrê­té.

J’ai quit­té mon emploi et la ville où je vivais depuis six ans, et je suis retour­né aux études. Après avoir lu des tonnes de livres, j’ai déci­dé que ce moment de ma vie, cen­sé être tem­po­raire (en rai­son de la menace du chô­mage et de l’ennui), dure­rait tou­jours.

Ces livres ont joué un rôle déter­mi­nant dans la trans­for­ma­tion de ma vision de la vie et du sens qu’elle est cen­sée avoir. J’ai com­men­cé par lire Chom­sky ; peu à peu, j’ai déve­lop­pé un vif inté­rêt pour tout ce qui touche Israël et la Pales­tine. Les écrits d’Edward Saïd, de Mah­moud Dar­wich, de Ghas­san Kana­fa­ni, de John Ber­ger, de Tanya Rein­hart, d’Ilan Pap­pé, de Nor­man Fin­kel­stein, de Kurt Von­ne­gut, d’Arundhati Roy, de Nao­mi Klein et de plu­sieurs autres en sont venus à faire par­tie de mon quo­ti­dien.

Les livres m’ont trans­for­mé (…) Ils jettent un pont entre les langues, les conti­nents, les gens.