Pas d’ingérence des Etats-Unis au Venezuela !

09.01 2019 /
14h ambassade des USA 27 Boulevard du Régent 1000 Bruxelles
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Appel à res­pec­ter la sou­ve­rai­ne­té du peuple véné­zué­lien.

Le 20 mai der­nier a eu lieu la 6° élec­tion pré­si­den­tielle de l’his­toire contem­po­raine de la Répu­blique boli­va­rienne du Vene­zue­la. A cette occa­sion Nicolás Madu­ro Moros a été élu Pré­sident consti­tu­tion­nel, confor­mé­ment à la Consti­tu­tion véné­zué­lienne. Il sera inves­ti pour un nou­veau man­dat le 10 jan­vier pro­chain.

L’é­lec­tion s’est dérou­lée dans un cli­mat de paix et de tran­quilli­té et 46,02% du corps élec­to­ral y a par­ti­ci­pé. Ce chiffre est sem­blable à celui qui est enre­gis­tré lors des élec­tions éta­su­niennes.

A ces élec­tions se sont pré­sen­tés des can­di­dats de dif­fé­rentes ten­dances poli­tiques comme Hen­ry Falcón, diri­geant du par­ti “Avan­cée Pro­gres­siste” et Javier Ber­tuc­ci, diri­geant du par­ti “Le Chan­ge­ment”, deux oppo­sants au gou­ver­ne­ment actuel. Il faut sou­li­gner que 67,84% des per­sonnes votantes ont voté pour le can­di­dat du Front Large de la Patrie, Nicolás Madu­ro. Cela repré­sente 6 245 862 de votes valides. Le can­di­dat d’op­po­si­tion le mieux pla­cé, Hen­ry Falcón, a récol­té 20,93%, ce qui repré­sente 1 927 387 voix.

Le résul­tat des élec­tions et la réponse démo­cra­tique du peuple véné­zué­lien mettent en évi­dence la déter­mi­na­tion de celui-ci à conti­nuer à construire son des­tin de façon indé­pen­dante et démo­cra­tique.

Pen­dant ces 5 der­nières années, dif­fé­rents gou­ver­ne­ments éta­su­niens ont mis en place contre le Vene­zue­la un plan de désta­bi­li­sa­tion sophis­ti­qué pour ren­ver­ser le gou­ver­ne­ment élu démo­cra­ti­que­ment grâce à un sys­tème élec­to­ral consi­dé­ré comme l’un des meilleurs du monde, comme l’a dit l’ex-pré­sident éta­su­nien Jim­my Car­ter en per­sonne.

Les décla­ra­tions, du gou­ver­ne­ment éta­su­nien deman­dant un chan­ge­ment de régime, violent sys­té­ma­ti­que­ment la sou­ve­rai­ne­té et l’au­to­dé­ter­mi­na­tion du peuple véné­zué­lien.

En mars 2015, dans un Décret Exé­cu­tif, le gou­ver­ne­ment des Etats-Unis a qua­li­fié le Vene­zue­la de « menace inha­bi­tuelle et extra­or­di­naire pour la sécu­ri­té natio­nale et pour la poli­tique étran­gère des Etats-Unis » et décla­ré une « urgence natio­nale pour faire face à cette menace. » Un autre Ordre Exé­cu­tif, en août 2017 exi­geait que le Dépar­te­ment du Tré­sor mette en place des sanc­tions « irré­ver­sibles » contre l’é­co­no­mie et le sys­tème finan­cier véné­zué­lien, un ensemble de mesures coer­ci­tives uni­la­té­rales inac­cep­tables pour le Droit Inter­na­tio­nal. Grâce à ces cadres légaux, ont été mis en place un blo­cus éco­no­mique contre les plans de réta­blis­se­ment de l’é­co­no­mie véné­zué­lienne affec­tée par la chute des prix du pétrole à par­tir de l’é­té pro­duc­tion 2014.

Par le blo­cus éco­no­mique de la com­pa­gnie pétro­lière appar­te­nant à l’État véné­zué­lien (PDVSA), la colonne ver­té­brale de l’é­co­no­mie véné­zué­lienne, et le blo­cus com­mer­cial et finan­cier, on porte direc­te­ment atteinte au com­merce et à l’a­chat de pro­duits de pre­mière néces­si­té et on porte un coup dur à la qua­li­té de vie du peuple véné­zué­lien en aigui­sant ain­si la crise éco­no­mique. C’est pour­quoi William Brown­field, ex-ambas­sa­deur des Etats-Unis au Vene­zue­la a décla­ré récem­ment : « En ce moment, la meilleure solu­tion serait peut-être d’ac­cé­lé­rer l’ef­fon­dre­ment mal­gré la période de souf­france, peut-être des mois ou des années, qui en décou­le­rait pour la popu­la­tion. »

Grâce à leur mono­pole du pou­voir média­tique, les Etats-Unis mani­pulent l’o­pi­nion publique mon­diale en impo­sant le dis­cours nar­ra­tif d’une « crise huma­ni­taire » au Vene­zue­la des­ti­né à jus­ti­fier une inter­ven­tion mili­taire dégui­sée en « aide huma­ni­taire. » En sep­tembre de cette année, Trump a décla­ré aux médias, à l’Or­ga­ni­sa­tion des Nations Unies, que, concer­nant le Vene­zue­la, « toutes les options sont sur la table…»

Les Etats-Unis et un groupe de gou­ver­ne­ments qui obéissent aux ordres de la Mai­son Blanche s’ap­prêtent à refu­ser de recon­naître la légi­ti­mi­té du man­dat confé­ré au Pré­sident Nicolás Madu­ro Moros à par­tir du 10 jan­vier. Face à l’an­nonce de ces inten­tions, nous lan­çons un appel au peuple des Etats-Unis et à la com­mu­nau­té inter­na­tio­nale à la non inter­ven­tion, à recon­naître et à res­pec­ter la volon­té sou­ve­raine du peuple véné­zué­lien qui conti­nue à tra­cer sa propre voie de paix, gui­dé par son droit inalié­nable à la libre déter­mi­na­tion et à l’in­dé­pen­dance.

source : face­book