Projection film : Les escadrons de la mort au Brésil, en présence du réalisateur Roger Beeckmans

26.01 2017 /
15h UPJB. rue de la Victoire 61 - 1060 Bruxelles

Les esca­drons de la mort au Bré­sil

Pro­jec­tion en pré­sence du réa­li­sa­teur Roger Bee­ck­mans

jeu­di 26 jan­vier 2017 à 15h à l’UP­JB

rue de la Vic­toire, 61

1060 Bruxelles

Nous connais­sons bien Roger Bee­ck­mans, qui a été d’oc­tobre 1956 à jan­vier 1994 cadreur, direc­teur pho­to, jour­na­liste d’i­mages et réa­li­sa­teur à la RTBF. Depuis 1994 jus­qu’au­jourd’­hui, il est réa­li­sa­teur indé­pen­dant d’une série impor­tante de docu­men­taires.
En 1988, il a tour­né le 2ème numé­ro de la série Le che­min des éco­liers, repor­tages avec des enfants en grande dif­fi­cul­té : misère, vio­lence, guerres, manque d’é­coles, racisme et sexisme.

Il a ren­con­tré à Recife un jeune homme, Deme­trius, édu­ca­teur de rue. Il a assis­té à une confé­rence de Mon­sei­gneur Hel­der Cama­ra, la voix des pauvres dans le « Nor­deste », la région la plus pauvre et la plus aride du Bré­sil, une grande par­tie de cette région ren­due sté­rile (le ser­taon) après la culture inten­sive de la canne à sucre. Les pay­sans ont quit­té ces terres vers les villes côtières avec l’es­poir d’y trou­ver du tra­vail, une vie meilleure, mais ont trou­vé une pau­vre­té plus grande encore et ont vécu, plu­tôt sur­vé­cu, dans des bidon­villes (les favel­las). Deme­trius a tout aban­don­né pour par­ta­ger la vie de ces enfants. Il a été vic­time des vio­lences poli­cières et sa vie a plus d’une fois été mise en dan­ger quand il ten­tait de dénon­cer injus­tices et vio­lences poli­cières.

Quand le film a été pro­je­té à la RTBF, des Tour­nai­siens ont vou­lu l’ai­der et le sou­te­nir (il venait d’ou­vrir une petite mai­son pour accueillir les enfants vivant dans la rue, men­diants et accros à la drogue (la colle) et l’al­cool. En 2000, Deme­trius, venant d’é­chap­per à deux ten­ta­tives d’as­sas­si­nat a deman­dé à Roger de tour­ner un deuxième film : Des vies sans impor­tance, à la fois pour se pro­té­ger et pour dénon­cer les crimes com­mis par des « esca­drons de la mort » vis-à-vis de ces enfants. Roger n’a pas hési­té un seul moment et est par­ti sans tar­der. Il raconte ceci dans le pro­logue du 2ème film avec des images de la fin du pre­mier où Deme­trius, par­ti une nuit à la recherche d’un enfant, le retrouve, ivre, dor­mant sur des car­tons dans une rue de Recife.