Projection “Quien dijo miedo”

28.01 2011 /
19h au Dolle Mol, rue des Eperonniers 52, Bruxelles
quien_dijo_miedo_DC.jpg

quien_dijo_miedo_DC.jpg
Le film de Katia Lara — réa­li­sa­trice hon­du­rienne bien connue — aujourd’­hui exi­lée en Argen­tine, sera lan­cé en sa pré­sence à Bruxelles le 24 juin simul­ta­né­ment avec les lan­ce­ments qui ont eu lieu tout au long de ce mois de juin à Madrid, Ham­burg, París, Mana­gua, San Sal­va­dor, Gua­te­ma­la, San José, Cara­cas, Washing­ton y San Fran­cis­co, un an après le coup d’E­tat au Hon­du­ras qui a été per­pé­tré le 28 juin 2009.

Pour la réa­li­sta­trice : « il n’y a pas de démo­cra­tie dans un pays où des mil­liers d’hommes et de femmes n’a­vons d’autre choix que l’exil ou la mort. Aujourd’­hui j’ai le pri­vi­lège et la res­pon­sa­bi­lit de racon­ter notre his­toire de résis­tance paci­fique” et elle ajoute” la mobi­li­sa­tion inter­na­tio­nale face à la situa­tion du Hon­du­ras doit se ren­for­cer afin d’o­bli­ger les gou­ver­ne­ments du monde à agir en fonc­tion des sou­haits de leurs peuples au lieu de le faire en faveur d’in­té­rêts impérialistes. »

Synopsis du documentaire

Avant le coup d’É­tat, René tra­vaillait la réa­li­sa­tion de spot de télé­vi­sion pour pro­mou­voir une consul­ta­tion pour per­mettre au peuple hon­du­rien de déci­der de convo­quer ou non une Assem­blée consti­tuante. Le matin du 28 juin 2009 la consul­ta­tion popu­laire fut rem­pla­cée par un coup d’E­tat bru­tal contre le Pré­sident Manuel Zelaya, qui fut seques­tré et expul­sé du pays.
QUIEN DIJO MIEDO suit le peuple hon­du­rien en résis­tance en accom­pa­gnant René, qui a rejoint depuis le pre­mier jour le Front de Résis­tance contre le coup d’É­tat. Ain­si nous connais­sons de près la trame de ce réveil de ce peuple qui ne veut plus être le labo­ra­toire des Etats-Unis conre les chan­ge­ments qui s’o­pèrent en Amé­rique latine.

QUIEN DIJO MIEDO montre la bar­ba­rie de la dic­ta­ture ins­tau­rée, occul­tée par l’en­cer­ce­le­ment média­tique. Chaque jour, durant six mois, la résis­tance mani­feste paci­fi­que­ment dans tout le pays, et se ren­force mal­gré la répres­sion : déten­tions illé­gales, coups, men­songes, tanks, état de siège, couvre-feux, assas­si­nats, dis­pa­ri­tions for­cées, per­qui­si­tions illé­gales, fer­me­ture des médias, menaces de morts… Après divers ten­ta­tives de retour, Manuel Zelaya réap­pa­rait de façon inopi­née à l’Am­bas­sade du Bré­sil, qui encer­clée par l’ar­mée du Hon­du­ras, se conver­tit en pri­son durant quatre mois. René n’a pas d’autres choix que l’exil pour conti­nuer la lutte.
Le 29 Novembre 2009 les auteurs du coup d’É­tat organ­sient un show élec­to­ral pour légi­ti­mi­ser leur nou­veau dic­ta­teur ; Por­fi­rio Lobo. Zelaya aban­donne le pays le jour même de la prise de la prise de pos­ses­sion de Lobo.

Le Front de résis­tance popu­laire conti­nue le pro­ces­sus non réver­sible créé par le coup d’É­tat lui-même vers une Assem­blée Natio­nale Consti­tuante et pour une refon­da­tion du pays. Le monde doit être sur ses gardes. L’ex­pé­rience menée par les États-Unis peut se repro­duire ailleurs…