Projections + débat “Sans papiers”

27.05 2011 /
18H30 au Centre Culturel de Schaerbeek: Rue de Locht 91-93 à 1030 Bruxelles

Ciné Canapé le 27 mai au Centre Culturel de Schaerbeek

BAR/BUFFET en col­la­bo­ra­tion avec la Chôm’­hier.

Débat ani­mé par le Café Phi­lo de Bel­gique.

Avec la par­ti­ci­pa­tion de l’as­bl Objec­tif

ENTRÉE 3€

Centre Cultu­rel de Schaer­beek

Rue de Locht 91 – 93

1030 Schaer­beek

VENDREDI 27 MAI

18H30 : pro­jec­tion du docu­men­taire “SANS PAPIERS ET SANS VOIX” en pré­sence des réa­li­sa­teurs

D’une part, le film se veut une chro­nique de la grève de la faim des sans papiers qui a eu lieu dans l’é­glise du Bégui­nage du 2 avril au 19 juin 2009 . D’autre part, les témoi­gnages d’u­ni­ver­si­taires (Anne Morel­li, Matéo Ala­luf et Daniel de Beer) apportent un point de vue his­to­rique et ana­ly­tique et un éclai­rage plus géné­ral sur les causes de ces mou­ve­ments. Ils les situent dans un contexte inter­na­tio­nal. Le film rend compte de la façon dont le capi­ta­lisme intègre, de manière struc­tu­relle et à l’é­chelle mon­diale, la migra­tion d’une main d’oeuvre sans droits sou­mise à une flexi­bi­li­té outran­cière, au racisme et à la pres­sion sur les salaires. Face à cette situa­tion, deux cinéastes indé­pen­dants, Denise Vin­de­vo­gel et Jean-Jacques Mathy, ont déci­dé de réagir avec leurs modestes moyens tech­niques et finan­ciers et le savoir faire de us de trente ans de métier dans le docu­men­taire ou la fic­tion.

19H50 : ques­tions-réponses avec les réa­li­sa­teurs du film “Sans papiers et sans voix”

20H00 : pro­jec­tion du docu­men­taire “MÉLODIES EN SOUS-SOL” en pré­sence du réa­li­sa­teur et des musi­ciennes du film

Cathy et Mina­ta ont toutes deux choi­si la Bel­gique comme terre d’a­dop­tion. L’une tra­vaille, l’autre vou­drait dyna­mi­ser sa car­rière musi­cale. La pre­mière joue dans le métro pour finan­cer ses acti­vi­tés cari­ta­tives, la seconde uti­lise les cou­loirs comme la scène d’une répé­ti­tion publique. Les deux artistes se sont ren­con­trées à l’au­di­tion orga­ni­sée par la STIB en vue d’ac­cré­di­ter les musi­ciens pré­sents dans ses sta­tions. Le cou­rant est pas­sé et une ami­tié est née. Mélo­dies en sous-sol pré­sente l’é­preuve, les can­di­dates, leurs par­cours, leurs ambi­tions, leurs uni­vers.

20H45 : Concert des musi­ciennes pré­sentes dans “Mélo­dies en sous-sol”, Mina­ta Trao­ré et Cathy Zeroug

Les musi­ciennes pré­sentes dans Mélo­dies en sous-sol joue­ront cha­cune quelques chan­sons de leur réper­toire ( voix et gui­tare ), en pré­sence du réa­li­sa­teur du film Sébas­tien Cools.

21H00 : pro­jec­tion du film “ILLÉGAL” d’O­li­vier Mas­set-Depasse

Tania et Ivan, son fils de 14 ans, sont russes et vivent clan­des­ti­ne­ment en Bel­gique depuis huit ans . Sans cesse sur le qui-vive, Tania redoute les contrôles de police jus­qu’au jour où elle est arrê­tée. La mère et le fils sont sépa­rés . Tania est pla­cée dans un centre de réten­tion. Elle fera tout pour retrou­ver son fils mais n’é­chap­pe­ra pas pour autant aux menaces d’ex­pul­sion. On ne sau­ra pas pour­quoi Tania a quit­té la Rus­sie avec son fils Ivan, qui a treize ans. Sans doute parce qu’elle ne pou­vait pas faire autre­ment. Elle vit avec lui, pour lui, elle tra­vaille, il va à l’é­cole et porte un appa­reil den­taire comme les autres petits gar­çons, elle veut juste qu’il ait une vie nor­male. Jus­qu’au jour où elle reçoit une OQTF. Elle se fait faire de faux papiers au n om d’une Bié­lo­russe (veni d’une dic­ta­ture recon­nue comme telle, c’est moins dan­ge­reux) et se brûle les doigts au fer à repas­ser pour effa­cer ses empreintes digi­tales. Mais elle est arrê­tée lors d’un contrôle et envoyée en déten­tion.

C’est l’his­toire de ce pro­ces­sus illé­gal que raconte le film : com­ment des gens qui n’ont rien de cri­mi­nel sont enfer­més, sou­mis à des fouilles au corps humi­liantes et à des inter­ro­ga­toires bru­taux après avoir été dro­gués, atta­chés pour être mis de force dans des avions, tabas­sés parce qu’ils ne se laissent pas faire.

22H30 : débat en pré­sence de Matéo Ala­luf, Jean-Marc Picard et un repré­sen­tant du CIRE

Le centre cultu­rel accueille­ra le socio­logue Matéo Ala­luf, l’a­vo­cat Jean-Marc Picard, Fred Mawet, direc­trice du CIRE, et Carole Grand­jean pour un débat avec le public . Créé en 1954, le CIRÉ est une struc­ture de coor­di­na­tion plu­ra­liste réunis­sant 24 asso­cia­tions aus­si diver­si­fiées que des ser­vices sociaux d’aide aux deman­deurs d’a­sile, des orga­ni­sa­tions syn­di­cales, des ser­vices d’é­du­ca­tion per­ma­nente, et des orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales. L’ob­jec­tif est de réflé­chir et d’a­gir de façon concer­tée sur des ques­tions liées à la pro­blé­ma­tique des deman­deurs d’a­sile, des réfu­giés et des étran­gers.

www.cire.be

www.ouvronslesyeux.be

avec le sou­tien de la Com­mu­nau­té Fran­çaise, la Région de Bruxelles-Capi­tale, le Par­le­ment de la Région de Bruxelles-Capi­tale, la COCOF, la Com­mune de Schaer­beek, Afaf Hema­mou, Eche­vine en charge du Centre Cultu­rel