Rencontre avec Sergio Zamora, écrivain chilien

20.03 2014 /
19h Anvers, Gare d’Anvers-Berchem

Ren­contre-débat EXIL, MÉMOIRE, IDENTITÉ

Ren­contre avec Ser­gio Zamo­ra, écri­vain chi­lien

Au moment du san­glant coup d’Etat mili­taire du 11 sep­tembre 1973, Ser­gio Zamo­ra avait 24 ans et mili­tait au Par­ti socia­liste chi­lien, res­pon­sable de la région de San­tia­go jus­qu’à 1975. Tan­dis que son par­ti, tout comme les autres par­tis de gauche, était désar­ti­cu­lé par la répres­sion et que de nom­breux diri­geants et mili­tants se réfu­giaient dans les ambas­sades et pre­naient le che­min de l’exil, Ser­gio Zamo­ra fit le choix, avec d’autres mili­tants du PS, du MIR, du PC ou du MAPU, de res­ter au Chi­li. En dépit de son inex­pé­rience de la vie clan­des­tine, il déci­da de résis­ter et de dénon­cer sur place les crimes et les men­songes de la dic­ta­ture. Une vie d’angoisse com­men­ça alors pour lui, pour ses proches, ses amis, ses cama­rades, une vie émaillée de drames, de tra­hi­sons et aus­si d’actes de cou­rage et de soli­da­ri­té magni­fiques. Il tien­dra et agi­ra pen­dant vingt mois et quatre jours avant d’être arrê­té le 15 mai 1975 par des hommes de la Dina (Direc­tion Natio­nale d’Intelligence), la « Ges­ta­po » chi­lienne pla­cée direc­te­ment sous les ordres de Pino­chet. Après son arres­ta­tion, grâce à un concours de cir­cons­tances mais aus­si à sa saga­ci­té et à sa connais­sance des gens à qui il avait affaire, il a réus­si, après avoir été tor­tu­ré pen­dant plu­sieurs heures à l’électricité, à trom­per la vigi­lance de ses gar­diens et à se réfu­gier dans un endroit où sié­geait un local du Comi­té pour la Paix lié à l’Église.

Arri­vé en France, en tant que mili­tant chi­lien en exil, il a eu une forte acti­vi­té de soli­da­ri­té ; pour vivre ; il a tra­vaillé pen­dant deux ans comme ouvrier chez un mar­chand des vins, un tra­vail épui­sant et dif­fi­cile qu’il a quit­té lorsque il est mon­té vers Paris, où il a obte­nu une place au Centre Pom­pi­dou. En 1985, les acti­vi­tés poli­tiques s’a­me­nuisent petit à petit, la situa­tion au Chi­li com­mence à chan­ger, il reste à Paris, il ne retour­ne­ra pas au Chi­li que en 2000 et en 2006 pour témoi­gner contre Pino­chet.

Date : 20 mars 2014

Heure : à 19h

Lieu : Mai­son de l’A­mé­rique Latine, SEUL asbl — 27, rue du Col­lège à 1050 Bxl.

Entrée gra­tuite