Séminaire : Belgique-Congo 1955 – 1965. Entre propagande et réalité

22.12 2010 /
14h30 au CEGES, Entrée Libre!

Sémi­naire avec Anne Cor­net et Flo­rence Gil­let

Bel­gique-Congo 1955 – 1965. Entre pro­pa­gande et réa­li­té

Ce sémi­naire se dérou­le­ra à 14 h.30 dans la salle de confé­rence du CEGES. L’ac­cès est libre

Square de l’A­via­tion, 29 à 1070 Bruxelles

Tél. : 02 / 556 92 11

e‑mail : cegesoma@cegesoma.be

Le mer­cre­di 22 décembre 2010 (14 h. 30), Anne Cor­net et Flo­rence Gil­let, toutes deux cher­cheuses au CEGES, pré­sen­te­ront leur ouvrage Bel­gique-Congo 1955 – 1965. Entre pro­pa­gande et réa­li­té. Basé sur un abon­dant maté­riau pho­to­gra­phique, cet ouvrage jette un regard cri­tique sur la fin de la période colo­niale et sur les pre­mières années de l’in­dé­pen­dance de l’É­tat congo­lais. À tra­vers des aspects du quo­ti­dien mais aus­si les évé­ne­ments poli­tiques , elles s’in­ter­rogent sur la repré­sen­ta­tion de la réa­li­té colo­niale et post-colo­niale à la fois par le biais des pho­tos de pro­pa­gande mais aus­si de col­lec­tions pri­vées inex­plo­rées à ce jour.

Anne Cor­net est doc­teure en his­toire de l’U­CL et auteure d’une thèse de doc­to­rat sur les poli­tiques sani­taires colo­niales dans l’entre-deux-guerres. Elle tra­vaille actuel­le­ment à un pro­jet de recherche “Femmes en colo­nies”. Flo­rence Gil­let est elle aus­si spé­cia­liste d’his­toire colo­niale et res­pon­sable du sec­teur audio-visuel au CEGES..

Congo.bin

Congo-Bel­gique, 1955 – 1965. Entre pro­pa­gande et réa­li­té

À l’oc­ca­sion du cin­quan­tième anni­ver­saire de l’in­dé­pen­dance du Congo, le CEGES a vou­lu appor­ter sa contri­bu­tion au bilan réa­li­sé tant dans l’an­cienne métro­pole qu’en Afrique cen­trale sur le pas­sé com­mun de la Bel­gique et du Congo par la publi­ca­tion d’un ouvrage où la pho­to occupe une place cen­trale. L’al­bum Congo-Bel­gique (pour le com­man­der, cli­quez ici) pro­pose en effet d’a­bor­der la période de tran­si­tion du Congo colo­nial vers un Congo indé­pen­dant à tra­vers une ana­lyse cri­tique de la pro­duc­tion pho­to­gra­phique entre 1955 et 1965.

Exploi­tant la pho­to­gra­phie de pro­pa­gande, les albums de famille, les fonds mis­sion­naires et de grandes socié­tés, mais aus­si les col­lec­tions des agences de presse s’a­dres­sant aux Euro­péens ou pro­duits par eux, l’é­tude appré­hende le cli­ché pho­to­gra­phique comme une source à part entière sur un monde en pleine évo­lu­tion, et non comme une simple illus­tra­tion.

En effet, si le Congo accède à son indé­pen­dance le 30 juin 1960, dès le milieu des années cin­quante plu­sieurs évé­ne­ments laissent entre­voir les muta­tions en cours. Que nous apprend l’i­mage sur l’é­vo­lu­tion de la socié­té congo­laise ? Com­ment la pro­pa­gande colo­niale a‑t-elle mis en scène les der­nières années de la colo­nie et quel mes­sage a‑t-elle vou­lu faire pas­ser ? Quels sou­ve­nirs les anciens colo­niaux en ont-ils gar­dé à tra­vers leurs albums de famille ? La pho­to­gra­phie est-elle le témoin des chan­ge­ments en cours au sein des dif­fé­rentes sphères de la socié­té congo­laise ? Y a‑t-il eu une prise de conscience du pro­ces­sus en marche ? Les Belges sur place ont-ils com­pris qu’un bou­le­ver­se­ment radi­cal allait se pro­duire ?

L’ou­vrage montre com­ment la pho­to­gra­phie se fait témoin de cette évo­lu­tion entre une colo­nie exté­rieu­re­ment pai­sible, mais mar­quée par une ségré­ga­tion raciale source de ten­sions et de frus­tra­tions du côté congo­lais, vers un pays indé­pen­dant, dans un cli­mat de ten­sions com­mu­nau­taires et de vio­lences. Il évoque éga­le­ment les échos de ce pan d’his­toire dans la socié­té belge.

Anne Cor­net & Flo­rence Gille