Soirée de soutien — Procès No Border et Caravane des sans-papiers 2014

05.04 2014 /
19h30 à la Ruche, au croisement de la rue des Coteaux et de la rue Van Hoorde

A la Ruche, au croi­se­ment de la rue des Coteaux et de la rue
Van Hoorde, à Schaer­beek, ce same­di 5 avril.
Plus d’in­for­ma­tions plus bas, ou encore sur : http://comitedesoutienbxl.blog.com.

*Pro­gramme : *

19H30 : Repas

20H30 : mots d’ac­cueils et prises de paroles à l’oc­ca­sion du pro­cès des
incul­pés du NoBro­der »

21H00 : MAIA CHAUVIER & Cie.

21H45 : pré­sen­ta­tion de SP-Bel­gique et de la cara­vane pour l’é­ga­li­té, la
digni­té et la jus­tice sociale

22H15 : concert BARBAZMARI (Jazz)

23H00 : Concert TROTSKI TULSKI (Jazz-manouche)

23H45 : MISE*EN*SCENE (ska punk)

00H15 : Mots de clô­ture

*Prix d’en­trée sug­gé­ré à 5 euros, selon les moyens de cha­cun *


A dif­fu­ser lar­ge­ment !

*Same­di 05 avril dès 19H00 (croi­se­ment rue des coteaux — rue van hoorde
(1030 BXL), *nous vous invi­tons à une *soi­rée de ren­contres, de par­tages et
de soli­da­ri­tés*. Nous avons le grand plai­sir d’or­ga­ni­ser cette soi­rée à
deux voix, entre deux moments poli­tiques. Le pre­mier, qui aura lieu le 9
avril, concerne le *pro­cès en appel de quelques oppo­sants à la poli­tique
migra­toire actue**lle*.

Deux mani­fes­tants ont été pour­sui­vis lors d’un ras­sem­ble­ment en sep­tembre
2010 devant le centre fer­mé 127 bis avec comme seul élé­ment d’ac­cu­sa­tion
leur pré­sence sur les lieux. Ils risquent des peines de pri­sons ain­si que
de lourdes amandes. Ils ont fait appel de la déci­sion en pre­mière ins­tance
afin de dénon­cer une attaque sup­plé­men­taire à la liber­té de mani­fes­ta­tion
et d’ex­pres­sion.

Le second, c’est la semaine du 21 au 29 juin, l’ac­cueil de la *cara­vane
euro­péenne des sans-papiers et des migrants pour l’é­ga­li­té, la digni­té et
le jus­tice sociale*. Entre mai et juin 2014 plu­sieurs col­lec­tifs de
migrants sans-papiers » conver­ge­ront vers Bruxelles pour une semaine
d’ac­tions afin de dénon­cer les poli­tiques euro­péennes répres­sives qui
touchent les sans-papiers, les réfu­giées et les migrants. L’éner­gie que
nous déployons pour pas­ser l’é­preuve de la répres­sion judi­ciaire doit
s’ar­ti­cu­ler avec les luttes des migrants sans-papiers » aujourd’­hui.
Car la soli­da­ri­té n’est une arme que si elle rend pos­sible la ren­contre
entre des col­lec­tifs hété­ro­gènes.

Ce qui résonne de l’un à l’autre c’est le même refus d’une poli­tique
migra­toire euro­péenne répres­sive, meur­trière et xéno­phobe qui rend pos­sible
l’ex­ploi­ta­tion des tra­vailleurs migrants, la dégra­da­tion des condi­tions de
tra­vail ain­si que la mani­pu­la­tion des fan­tasmes mor­bides des noms de l’
étran­ger », du clan­des­tin », du Rrom », du dji­ha­diste », du
> … *Nous témoi­gnons que la peur crée des limites, les limites génèrent la haine et la haine ne sert qu’aux oppres­seurs. Nous com­pre­nons que les migrants et non-migrants sont inter­con­nec­tés. Quand les droits des migrants sont reje­tés les droits des citoyens sont en dan­ger*. (Migrant Mani­fes­to). Les migra­tions et ceux qui les font (les migrants) mettent en cause les fron­tières d’une auto­cho­to­nie ima­gi­naire, ils nous sauvent du dépé­ris­se­ment et du replis iden­ti­taire. La pré­sence des migrants est un évé­ne­ment poli­tique en Europe. Mais pour que cette puis­sance devienne poli­tique, il faut des droits effec­tifs ! C’est pour­quoi nous appe­lons à l’ins­tau­ra­tion d’un droit nou­veau de la cir­cu­la­tion des humains, de leurs rési­dences, de leurs ins­tal­la­tions, de leur tra­vail et de leur sécu­ri­té sociale qui s’é­ta­blisse par des­sus les fron­tières natio­nales. *Parce que nous appar­te­nons à la Terre, toute per­sonne a le droit de pou­voir choi­sir son lieu de rési­dence, de res­ter là où elle vit ou de cir­cu­ler et de s’ins­tal­ler libre­ment sans contraintes dans n’im­porte quelle par­tie de cette Terre* » (Charte Mon­diale des Migrants)

Les luttes que mènent les migrants sans-papiers » pour l’é­ga­li­té des
droits et pour la digni­té ne sont pas des luttes secon­daires, un
épi­phé­no­mène qui ne concer­ne­rait que quelques dizaines de mili­tants dédiés
à la cause et une poi­gnée de citoyens dont le che­min puis la conscience ont
croi­sé ceux de ces exi­lés. Elles appellent un élar­gis­se­ment de notre
concep­tion de la jus­tice et de la res­pon­sa­bi­li­té. Une des condi­tions
pre­mières de la pos­si­bi­li­té de mener une exis­tence digne, aujourd’­hui, est
de pou­voir cir­cu­ler libre­ment.

Les migra­tions sont l’ex­pres­sion embryon­naire mais actuelle d’une forme de
jus­tice sociale. Elles sont la consé­quence directe des ravages colo­niaux
ain­si que de la conti­nua­tion de la domi­na­tion éco­no­mique de nos pays sur le
reste du monde. L’im­mi­gra­tion, au XXème siècle, a four­ni des armées
entières de sol­dats et d’ou­vriers qui sont morts au com­bat ou usés par le
tra­vail pour le plus grand béné­fice des États euro­péens. On aura beau
éri­ger des fron­tières, construire des murs et des enclos, divi­ser,
clas­si­fier, hié­rar­chi­ser, cher­cher à retran­cher de l’hu­ma­ni­té ceux et
celles que l’on aura rabais­sés, que l’on méprise ou encore qui ne nous
res­semblent pas ; il n’y a qu’un seul monde et nous en sommes tous des
ayants droit.

*Plus d’in­fo sur la Cara­vane : SP-Bel­gique *http://spbelgique.wordpress.com

*Plus d’in­fo sur le pro­cès du NoBor­der : Comi­té de Sou­tien CAS-NoBro­der *
*comitedesoutien**bxl.blog.com http://bxl.blog.com>*