soirée Eros Pigalle

02.10 2015 /
20h cinéma nova. Rue Arenberg 14 - 1000 Bruxelles

Eros Pigalle

Riche d’une série de pho­tos excep­tion­nelles signées Gilles Elie Cohen et de textes inédits écrits par Joël Hous­sin et Ange Rebel­li, Eros Pigalle emmène ses lec­trices et ses lec­teurs à la fin des années 70, dans un périple haut en cou­leurs à la décou­verte des sex shops et des bars à strips qui fleu­ris­saient alors autour des bou­le­vard de Cli­chy et Roche­chouart. “Pigalle n’est pas un simple quar­tier, c’est un empi­le­ment de mondes dis­pa­rus, cha­cun lais­sant une cica­trice dans la chair du sui­vant.” (Joël Hous­sin)
A l’occasion de la sor­tie de ce livre aux édi­tions Serious Publi­shing (Paris), le Nova et asbl Mar­cel — Off­screen s’associent pour vous offrir une soi­rée res­sus­ci­tant l’atmosphère de ce quar­tier légen­daire à tra­vers la pro­jec­tion de docu­men­taires d’époque et de deux longs métrages emblé­ma­tiques de l’âge d’or du ciné­ma X fran­çais, assor­tis de shows de strip-teases.

En pré­sence de Gérard Kikoïne, le pape du “por­no chic” et véri­table pilier du genre (“Par­ties fines”, “Jouir !”, “Bour­geoise et salope”,…).

Com­pi­la­tion : Mon­do Pigalle

Une sélec­tion de repor­tages d’époque évo­quant les rues de Pigalle, le strip-tease et le ciné­ma por­no dans le contexte des années 60 et 70, avec entre autres :

+ Lolo Pigalle

Mar­gue­rite Duras, 1965, FR, video, vo , 16′

En 1965, Mar­gue­rite Duras ren­contre et inter­viewe la strip-tea­seuse Lolo Pigalle, qui nous livre un avis brut de décof­frage à pro­pos de son métier. Près de 15 ans plus tard, tou­jours en acti­vi­té, Lolo Pigalle accom­pagne et guide le pho­to­graphe Gilles Elie Cohen dans son odys­sée pho­to­gra­phique à tra­vers les hauts lieux pari­siens de l’industrie du sexe.

+ Vio­la Vibra­to

Dans le décor du mythique Cra­zy Horse Saloon, inter­view de Vio­la Vibra­to, 19 ans, ancien petit rat de l’opéra et désor­mais strip-tea­seuse. Elle parle de sa car­rière, de son rap­port au public et de son évo­lu­tion vers plus de nudi­té.

+ Enquête sur les films éro­tiques [Les dos­siers de l’écran]

Armand Jam­mot, 1974, FR, video, vo ,

Inter­views de pro­ta­go­nistes du milieu des films éro­tiques et por­no­gra­phiques : Lucien Hus­taix (réa­li­sa­teur), Clau­dia Zanthe (actrice), Pierre D’Orta (dis­tri­bu­teur), Pierre Sou­det (pré­sident de la com­mis­sion de contrôle).

02.10 > 20h Ciné­ma nova. Rue Aren­berg 14 — 1000 Bruxelles

7,5€ / 6€ (soi­rée / avond) 2,5€

22h Le Sexe qui parle

Claude Mulot, 1975, FR, video, vo, 84′

réa­li­sa­tion & scé­na­rio Fré­dé­ric Lan­sac (Claude Mulot), pre­mier assis­tant Michel Bar­ny, avec Péné­lope Lamour et Syl­via Bour­don.

Fleu­ron de la fil­mo­gra­phie du por­no fran­çais, ce film emprunte le thème du mythique “Gorge Pro­fonde” de Gerard Damia­no. Joëlle, mariée à Eric, tra­vaille dans le milieu publi­ci­taire. Un couple bour­geois sans his­toires. Mais sou­dain, après une soi­rée entre amis, son sexe com­mence à par­ler avec une voix criarde… Le carac­tère hors normes du “Sexe Qui Parle” réside d’abord dans ses qua­li­tés for­melles : mon­tage de Gérard Kikoïne, pho­to­gra­phie signée Roger Fel­lous (qui fut opé­ra­teur chez Duvi­vier et Buñuel). Son inté­rêt réside éga­le­ment dans un intri­gant mélange des genres. A la fois drame bour­geois, comé­die paillarde à la lisière de la vul­ga­ri­té, flir­tant même avec le genre hor­ri­fi­co-fan­tas­tique, ce chef‑d’œuvre rem­por­ta le Grand Prix du pre­mier (et der­nier) Fes­ti­val du Film Por­no­gra­phique orga­ni­sé à Paris en août 1975. Ses séquences hard furent en outre trans­fé­rées au for­mat Super 8 et com­mer­cia­li­sées en VPC par Eagle France sous les titres “Délire vagi­nal”, “Les Bran­leuses en par­touze”, “Une queue pour deux les­biennes”…

D’après Le Dic­tion­naire des films fran­çais por­no­gra­phiques et éro­tiques en 16 et 35 mm, Serious Publi­shing.

02.10 > 22:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soi­rée / avond)

24h Entre­chattes

Gérard Kikoïne, 1978, FR, video, vo, 75′

Scé­na­rio Gérard Kikoïne et Fré­dé­ric Lan­sac (Claude Mulot), pre­mier assis­tant Michel Bar­ny, avec Agnès Lemer­cier et Gil­bert Ser­vien.

Une infir­mière est enga­gée par la famille d’un mil­liar­daire pour assas­si­ner celui-ci en le fai­sant… mou­rir de plai­sir. Mais elle s’éprend de sa vic­time et ne rem­plit pas son contrat. Ce film brillam­ment mis en scène et aux dia­logues savam­ment cise­lés consti­tue une des œuvres maî­tresses du hard fran­çais. Ses deux scé­na­ristes ont pui­sé leur ins­pi­ra­tion dans des réfé­rences pres­ti­gieuses, à com­men­cer par “Théo­rème” de Paso­li­ni qui met éga­le­ment en scène l’intrusion d’un étran­ger (ici une infir­mière pré­nom­mée “Ange”) dans une famille dont il séduit chaque membre. Le pitch de la nurse pro­vo­quant le décès de ses “patients” en leur pro­cu­rant un ultime orgasme rap­pelle “L’Ange rouge” de Masa­mu­ra. A tra­vers l’amour syno­nyme de mort et l’ambivalence entre Eros et Tha­na­tos, “Entre­chattes” évoque aus­si l’œuvre trans­gres­sive de George Bataille.

02.10 > 24:00

5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soi­rée / avond)

DJ set : Club­bing

Djs sets soul, funk et dis­co 70s. Tout au long de la nuit, plu­sieurs djs vous pro­pul­se­ront dans l’ambiance musi­cale tor­ride de la fin des années 70 : la bande son d’Eros Pigalle !