Solidarité avec la Grève générale en Grèce

04.02 2016 /
13h, Rue Jacques de Lalaing 19-21 1000, 1040 Brussels, Belgium (Représentation permanente Grèce)
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Ini­tia­tive de Soli­da­ri­té Avec la Grèce qui Résiste, Attac Bruxelles 1, CGSP Wal­lone , CADTM, JOC Bruxelles, Uni­té Popu­laire Bel­gique, LCR/SAP, PSL/LSP, Par­ti com­mu­niste, Vonk/Révolution

La lutte contre la Troï­ka conti­nue !

Après avoir capi­tu­lé, le gou­ver­ne­ment grec essaie d’imposer une énième réforme des retraites. Conçue par la Troï­ka, cette nou­velle attaque contre le sys­tème des pen­sions entrai­ne­ra sa dégra­da­tion radi­cale.

Les retraites ont déjà été dimi­nuées de 30 à 50% suite aux onze déci­sions appli­quées depuis 2010. Cette dou­zième réforme vise à ôter 1,8 mil­liard d’euros des poches des retraité.E.s –alors que 8 mil­liards par an pour­raient être éco­no­mi­sés en com­bat­tant réel­le­ment l’évasion fis­cale et le tra­vail non décla­ré, ou encore en remet­tant en cause le paie­ment de la dette qui a englou­ti envi­ron 24 mil­liards d’eu­ros en 2015.

Cette réforme va encore accroître l’appauvrissement des pensionné.E.s : 300.000 d’entre eux, par­mi les plus dému­nis, dont une majo­ri­té de femmes, vont subir une réduc­tion de 193 euros d’ici à 2019 et se retrou­ve­ront au-des­sous du seuil offi­ciel de pau­vre­té. Elle frappe aus­si les indé­pen­dants (faux ou vrais) et les agri­cul­teurs en aug­men­tant de façon arbi­traire leur contri­bu­tions fixes men­suelles. Les ingé­nieurs, les avo­cats et les agri­cul­teurs (dont la grande majo­ri­té a déjà d’é­normes dif­fi­cul­tés à joindre les deux bouts) devront aban­don­ner leur métier car il leur sera impos­sible de payer ces contri­bu­tions. Ils iront ain­si rejoindre les 1,5 mil­lion de chô­meurs.

Mais les citoyens grecs ne comptent pas capi­tu­ler. Des grandes mani­fes­ta­tions de tra­vailleurs com­mu­naux, d’enseignants, d’avocats et d’ingénieurs ont eu lieu récem­ment. Les agri­cul­teurs bloquent les auto­routes dans tout le pays en deman­dant le retrait immé­diat de ce pro­jet de loi. Dans ce contexte, la grève géné­rale du 4 février est un moment impor­tant pour la coor­di­na­tion de toutes ces luttes.
Il est essen­tiel que ce mes­sage acquière aus­si une por­tée euro­péenne contre la rési­gna­tion. En Grèce comme en Bel­gique, avec le report et le dur­cis­se­ment du droit à la pen­sion, les contre-réformes visant le déman­tè­le­ment des sys­tèmes de retraites appau­vrissent les gens et contri­buent à l’augmentation du chô­mage –au lieu de s’en prendre aux grandes for­tunes et aux mul­ti­na­tio­nales épar­gnées par le fisc. Il en va de même pour les opé­ra­tions de pri­va­ti­sa­tion et de dés­in­ves­tis­se­ment des ser­vices publics, qu’il s’agisse du rail ou des ports mari­times. C’est la même poli­tique que nous conti­nue­rons à com­battre inlas­sa­ble­ment, d’A­thènes à Bruxelles, en sui­vant la voie de la résis­tance sui­vie par les classes popu­laires de Grèce.

Ras­sem­ble­ment
jeu­di 4 février à 13 heures
devant la Repré­sen­ta­tion per­ma­nente de la Grèce auprès l’UE
Rue Jacques de Lalaing 19 – 21

source face­book Soli­da­ri­té à la Grèce qui résiste