Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Venezuela. ANNULÉ

29.05 2017 /
19h30. Pianofabriek - salle Arenberg. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles
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L’ACTIVITÉ EST ANNULÉ POUR DES RAISONS INDÉPENDANTES A NOTRE VOLONTÉ NOUS NOUS EN EXCUSONS

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Tout ce que vous avez tou­jours vou­lu savoir sur le Vene­zue­la sans jamais oser le deman­der.

Ren­contre avec Gabriel Gil, fon­da­teur de Catia TV et ancien vice-ministre de com­mu­ni­ca­tion au Vene­zue­la sous Cha­vez.

Lun­di 29 mai à 19h30

Pia­no­fa­briek — salle Aren­berg

Rue du Fort 35 — 1060 Bruxelles

Entrée : prix libre

A en croire la pro­pa­gande d’ex­trême droite repro­duite aveu­gle­ment par les médias clas­siques, le chaos règne au Vene­zue­la et la seule issue serait de don­ner notre sou­tien à une inter­ven­tion étran­gère. Repro­duire le scé­na­rio de la Libye, du déjà-vu…

Pour­tant la majo­ri­té sociale au Vene­zue­la observe depuis les quar­tiers popu­laires le déses­poir et l’es­ca­lade dans la vio­lence de l’op­po­si­tion. Le pré­sident Donald Trump a annon­cé des coupes bud­gé­taires d’un tiers dans les pro­grammes de coopé­ra­tion avec l’Amérique Latine. Pour la pre­mière fois en 18 ans, la droite véné­zué­lienne se ver­rait-elle pri­vée de son juteux busi­ness ? Cela la pous­se­rait-t-elle à agir par la force, à choi­sir une voie anti-démo­cra­tique en faveur d’une fin de règne de Madu­ro ?

Pour avoir des infor­ma­tions fraiches, dis­so­nantes et sans langue de bois, nous vous invi­tons à poser toutes vos ques­tions lors de la ren­contre avec Gabriel Gil, actuel res­pon­sable de Catia TV et ancien vice-ministre de com­mu­ni­ca­tion au Vene­zue­la sous la pré­si­dence d’Hu­go Cha­vez. En effet, nous pro­fi­tons de son bref pas­sage en Bel­gique, pour vous invi­ter à sor­tir des doutes.

Lun­di 29 mai à 19h30

Pia­no­fa­briek — salle Aren­berg

Rue du Fort 35 — 1060 Bruxelles

Orga­ni­sé par ZIN TV et Hands off Vene­zue­la !

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Catia TV, une télé­vi­sion asso­cia­tive “his­to­rique” du Vene­zue­la popu­laire, ados­sée aux quar­tiers de l’ouest de Cara­cas et géré par ses habi­tants.
Catia TV émet depuis le 30 mars 2001, son signal a été sus­pen­due le 11 Avril, 2002 lors du coup d’E­tat diri­gé par l’op­po­si­tion poli­tique qui a évin­cé pen­dant deux jours Hugo Chá­vez, le pré­sident du du pays. Après la res­tau­ra­tion de l’ordre consti­tu­tion­nel ses trans­mis­sions reprennent jus­qu’au 10 juillet 2003, lorsque le maire d’extrême droite de Cara­cas, Alfre­do Peña, les expulse de leur siège. Le 11 Juillet 2004, Catia TV trans­met à nou­veau avec une plus grande por­tée dans la ville. 70% de sa pro­gram­ma­tion est créée par des asso­cia­tions et orga­ni­sa­tions com­mu­nau­taires dans les quar­tiers ayant sui­vi des for­ma­tions chez Catia TV.

En 2000, Hugo Cha­vez, pré­sident actuel, élu en 1998, rend légaux les organes de com­mu­ni­ca­tion locaux et leur donne droit à l’expression. Le minis­tère de l’Information et de la Com­mu­ni­ca­tion pro­nonce une loi de res­pon­sa­bi­li­té sociale des médias, avec des règles éthiques, déon­to­lo­giques face aux dérives des médias pri­vés. La Cona­tel, l’équivalent de notre CSA, se doit de sou­te­nir la pro­duc­tion indé­pen­dante et de créer « un espace de com­mu­ni­ca­tion conforme à l’esprit du pro­ces­sus de chan­ge­ment social en cours dans le pays ».

Pour rompre avec les pra­tiques tra­di­tion­nelles jour­na­lis­tiques — qui repro­duisent et favo­risent la logique de pré­sen­ta­tion, qui prive le peuple de toute par­ti­ci­pa­tion -, pour être le contraire de l’information pas­sive, pour fabri­quer une « chaîne du conti­nent », le gou­ver­ne­ment met à dis­po­si­tion des popu­la­tions, cinéastes, réa­li­sa­teurs et dis­tri­bu­teurs des canaux hert­ziens, où l’indépendance est totale en matière d’information. La pro­duc­tion devient col­lec­tive, en rup­ture avec les oli­go­poles qui s’accaparent la com­mu­ni­ca­tion. Un tel sys­tème encou­rage les com­mu­nau­tés les moins orga­ni­sées à faire leur propre infor­ma­tion par des cel­lules locales de pro­duc­tion. La camé­ra est don­née — véri­table fusil pour recou­vrer la vue. La notion de temps dans l’information est revi­si­tée, un nou­veau jour­na­lisme revit.

Catia TV sera l’exemple de cette ouver­ture dans le pays. Ini­tiée par Blan­ca Eekhout en 1990, cette télé com­mu­nau­taire est une chaîne de quar­tier émet­tant dans les « bar­rios » ouest de Cara­cas. Son mes­sage : « No vea tele­vi­sión, hága­la » — « Ne regar­dez pas la télé­vi­sion, faites-la ! ». En décembre 2000, Catia TV obtient sa licence grâce à la loi orga­nique sur les télé­com­mu­ni­ca­tions, sans aucune condi­tion poli­tique ou idéo­lo­gique exi­gée à son lan­ce­ment. Son indé­pen­dance est totale et à tous les niveaux. Parce qu’il n’y a pas de liber­té d’expression sans moyens de com­mu­ni­ca­tion, Catia TV défend une télé­vi­sion intel­li­gente, l’antidote aux for­mats impo­sés. « Se deman­der où est le besoin pour y don­ner la réplique » sym­bo­lise l’action et le tra­vail de la chaîne. La télé­vi­sion donne enfin la parole. Catia TV, qui infor­me­ra sur la réa­li­té du coup d’Etat du 11 avril 2002 et qui sera un fac­teur impor­tant de son échec, sera bru­ta­le­ment fer­mée en 2003 par Alfre­do Peña — maire du dis­trict fédé­ral de Cara­cas et ex-jour­na­liste, farouche oppo­sant au gou­ver­ne­ment. En cade­nas­sant son trans­met­teur, en confis­quant son maté­riel, Peña pri­ve­ra les com­mu­nau­tés popu­laires du droit de s’exprimer et d’informer de façon indé­pen­dante. Catia TV repren­dra ses droits grâce à la Com­mis­sion natio­nale des télé­com­mu­ni­ca­tions, seul organe dis­po­sant d’un contrôle sur les médias alter­na­tifs.

Aujourd’­hui, sur les plus de 1000 sta­tions de radio et chaînes de télé­vi­sion aux­quelles l’État a accor­dé l’autorisation d’émettre, 67% sont pri­vées (la grande majo­ri­té oppo­sées à la révo­lu­tion boli­va­rienne), 28% sont aux mains des com­mu­nau­tés mais ne trans­met­tant que sur une échelle stric­te­ment locale et 5% sont pro­prié­té de l’État. Sur les 108 jour­naux qui existent, 97 sont pri­vés et 11 publics. 67% de la popu­la­tion véné­zué­lienne a accès à inter­net.

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