Un 1er Mai combatif contre la répression !

01.05 2012 /
13h Gare du Nord > Place Rouppe Bruxelles
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Un 1er Mai com­ba­tif contre la répres­sion !
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Le 1er mai connu comme la fête du tra­vail est avant tout une com­mé­mo­ra­tion des luttes. Dans le pas­sé, mal­gré la vio­lence de la répres­sion, les tra­vailleurs ont démon­tré que la lutte col­lec­tive paie !

Le pre­mier mai com­mé­more ces mil­liers de per­sonnes dans le monde qui, au cours de l’histoire, ont arra­ché chaque droit et chaque acquis (droit de grève, droits des femmes et des homo­sexuels, sécu­ri­té sociale, condi­tions de tra­vail, salaires, temps de tra­vail, … ) par des luttes longues et dif­fi­ciles et ce, mal­gré la répres­sion du pou­voir et de l’argent.

L’austérité et la crise éco­no­mique nous emmènent vers la des­truc­tion de ces acquis, vers la misère et le chaos. L’indignation se géné­ra­lise et avec elle la résis­tance. Le pou­voir répond en cri­mi­na­li­sant ceux qui résistent. Pour­tant la lutte est légi­time, elle est l’espoir et l’avenir de la socié­té. L’utilisation de la matraque comme seule poli­tique sociale sert uni­que­ment ceux qui gou­vernent. Si on laisse faire, le tout sécu­ri­taire a encore de beaux jours devant lui…

Dans cette pers­pec­tive, le 1er mai doit être un moment d’unité et de com­ba­ti­vi­té. La cam­pagne STOP-répres­sion se range avec enthou­siasme der­rière l’appel “Occu­py 1 mai”. Pour nous, le pre­mier mai est un jour où les mili­tants, les acti­vistes et les citoyens indi­gnés doivent pou­voir s’unir au-delà de leurs dif­fé­rences pour dire qu’aucune répres­sion ne nous arrê­te­ra et qu’ensemble nous savons que la lutte paie !

Nous refu­sons le fata­lisme et nous ne plie­rons pas ! STOP-répres­sion se joint à l’appel “Occu­py 1 mai” pour que ce 1 mai 2012 soit celui de l’unité et du refus de la répres­sion. Lut­tons pour l’avenir, ensemble !

http://tinyurl.com/occupy1mai
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Pour un pre­mier mai com­ba­tif : 13h à la gare du Nord : on par­ti­ra de là pour rejoindre la place Rouppe.

ATTENTION : Nous tenons à signa­ler que nous n’a­vons pas deman­dé d’au­to­ri­sa­tion.

Avant d’être la fête du tra­vail, le 1er mai est avant tout une com­mé­mo­ra­tion des luttes !

Nous appe­lons tous les mili­tants, syn­di­ca­listes et la popu­la­tion en géné­rale à nous rejoindre pour rap­pe­ler que le 1er mai c’est la lutte de tous les tra­vailleurs par­tout dans le monde et qu’il y a encore de nom­breuses luttes à mener aujourd’­hui.

Aus­té­ri­té, natio­na­lisme, racisme… la crise amène avec elle la vio­lence et la misère. Mais mal­gré les efforts du gou­ver­ne­ment Di Rupo pour faire payer l’addition aux tra­vailleurs, ceux-ci refusent de se lais­ser faire. Tous les jours, dans la rue, dans les entre­prises, dans les occu­pa­tions, les écoles et les uni­ver­si­tés, la résis­tance s’organise. Dans ce contexte, le pre­mier mai doit être un moment d’unité et de com­ba­ti­vi­té.

Le pre­mier mai 1886 une par­tie des tra­vailleurs amé­ri­cains obtient la jour­née des huit heures. Mais nom­breux sont ceux qui sont lais­sés sur le pavé. Ain­si, les tra­vailleurs de l’usine Mc Cor­mick, par­mi d’autres, ont enta­mé un mou­ve­ment de grève très com­ba­tif. Leur lutte légi­time pour la jour­née de huit heures est répri­mée dans le sang le 3 mai. La répres­sion vio­lente dont les tra­vailleurs ont fait l’objet sus­cite un grand émoi dans le monde. Les tra­vailleurs pour­sui­vront leur lutte et fini­ront par obte­nir une jour­née avec 8h de som­meil, 8h de tra­vail et 8h consa­crés à leurs vies per­son­nelles. Mal­gré la vio­lence de la répres­sion, les tra­vailleurs ont démon­tré que la lutte col­lec­tive paie.

Suite à ces évé­ne­ments, le pre­mier mai devien­dra rapi­de­ment un jour de célé­bra­tion des luttes. Bien avant qu’il soit récu­pé­ré pour en faire une fête du tra­vail, les tra­vailleurs du monde entier en avaient fait un jour de com­mé­mo­ra­tion de leurs luttes et pour leurs cama­rades morts pour l’émancipation de tous. Cette culture se perd aujourd’hui, elle est pour­tant plus cru­ciale que jamais.

Les classes labo­rieuses ont encore de nom­breuses luttes devant elles. Leurs condi­tions de tra­vail sont encore loin d’être idéales et la crise n’amène rien de bon pour les tra­vailleurs. L’austérité, que les gou­ver­ne­ments nous imposent pour payer les pertes des ban­quiers, est une des attaques les plus bru­tales que les tra­vailleurs aient connues depuis des années. Le déses­poir créé ali­mente la peur et l’exclusion. La ten­ta­tion d’abandonner ce qui nous unit, de lais­ser libre cours au racisme et au repli sur soi, est tous les jours un peu plus forte. La socié­té glisse sur la pente de la vio­lence et de la répres­sion.

Mais qui dit attaque sur nos condi­tions de vie, dit aus­si regain des résis­tances et des luttes. Réveil du mou­ve­ment syn­di­cal, luttes anti-racistes et ten­ta­tives d’unité se mul­ti­plient. Par­tout les peuples refusent de payer une crise qui n’est pas la leur. Les ban­quiers et leurs lar­bins aux gou­ver­ne­ment répondent en essayant de pré­sen­ter ces résis­tances comme irres­pon­sables voir cri­mi­nelles. Il jus­ti­fie la vio­lence pour impo­ser le consen­sus des puis­sants.

Il est donc cru­cial aujourd’hui, encore plus qu’avant, de rap­pe­ler que la lutte paie. Que mal­gré leur vio­lence et leurs attaques les tra­vailleurs du pas­sé ont arra­ché chaque petite qua­li­té de vie, chaque pers­pec­tive d’avenir.

La lutte nous unit au-delà de nos dif­fé­rences et le pre­mier mai est la fête de cette lutte, pas­sée, pré­sente et future…pas une foire à la sau­cisse !

Nous appe­lons à ce que tous ceux qui luttent ont lut­té et qui lut­te­ront encore se rejoignent pour défi­ler de la gare du nord à la place Rouppe, pour rap­pe­ler que la répres­sion ne nous arrê­te­ra pas, que toute l’année on se bat et que ces batailles nous mène­ront à la vic­toire !