Venezuela — Mouvement des Sans Terre — “Marcha”

30.03 2019 /
19h Les amis du Steki rue defnet n°4&6, 1060 Bruxelles
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Soi­rée sur le Mou­ve­ment des Sans Terre du Bré­sil (MST) au Vene­zue­la

Avec
YOLIMAR MEJIAS et DENIR DE OLIVEIRA

18h > Accueil

19h > pro­jec­tion du docu­men­taire MARCHA de Ter­ra TV

20h > Dis­cus­sion en pré­sence de YOLIMAR MEJIAS et DENIR DE OLIVEIRA

À l’oc­ca­sion de la semaine sur les luttes déco­lo­niales du mois de février, une mili­tante véné­zué­lienne est inter­ve­nue sur la situa­tion actuelle du pays et la ten­ta­tive de coup d’É­tat en cours. Par la suite, avec ses amies, elles ont pro­po­sé au Ste­ki d’ac­cueillir un membre repré­sen­tant et un sou­tien ins­ti­tu­tion­nel véné­zué­liens du Mou­ve­ment des Sans Terre du Bré­sil au Vene­zue­la, de la Bri­gade inter­na­tio­na­liste Apo­lo­nio de Car­val­ho et de la Coopé­ra­tive des Tra­vailleurs de la Réforme Agraire Terre Libre, de pas­sage à Bruxelles.

Nous pro­po­sons d’a­bor­der avec eux la manière dont cette démarche de l’au­to­no­mie ali­men­taire au Vene­zue­la est liée à l’au­to­no­mie natio­nale : com­ment l’au­to­no­mie des com­mu­nau­tés se construit ou non avec l’É­tat-Nation et face à celui-ci, puis com­ment l’au­to­no­mie natio­nale se construit contre les puis­sances néo-colo­niales et en lien avec la logique capi­ta­liste.

MARCHA TERRA TV — Vene­zue­la, 2018, 46′, Docu­men­taire 2018.
Alors que la guerre éco­no­mique s’intensifie contre la révo­lu­tion véné­zué­lienne, les mafias agraires, appuyées par des para­mi­li­taires colom­biens et cer­tains fonc­tion­naires publics, lancent une contre-offen­sive pour récu­pé­rer les terres remises par le Pré­sident Cha­vez aux pay­sans. Les assas­si­nats de lea­ders ruraux se mul­ti­plient. Les pay­sans décident de mar­cher jusqu’à Cara­cas pour réité­rer leur sou­tien au Pré­sident Nico­las Madu­ro, lui deman­der de reprendre la réforme agraire et de faire ces­ser les assas­si­nats.

Le Mou­ve­ment des sans-terre (MST) est une orga­ni­sa­tion pay­sanne née au Bré­sil au début des années 1980 qui se réclame d’une longue filia­tion de lutte pour la terre dont les racines plongent jusque dans le pas­sé colo­nial du Bré­sil. Il pra­tique les occu­pa­tions mas­sives de terres, d’a­bord dans l’état du Rio Grande do Sul puis en s’é­ten­dant au niveau natio­nal et inter­na­tio­nal pour regrou­per envi­ron 1,5 mil­lion de per­sonnes aujourd’­hui. Il lutte pour une redis­tri­bu­tion équi­table de la terre par le biais de l’expropriation et l’attribution des terres aux per­sonnes qui la tra­vaillent, à tra­vers une réforme agraire incluant l’ensemble des condi­tions néces­saires au main­tien et au déve­lop­pe­ment d’une agri­cul­ture pay­sanne basée sur des rap­ports de coopé­ra­tion et de soli­da­ri­té.

La Bri­gade Inter­na­tio­na­liste Apo­lo­nio de Car­val­ho (BIAC), a ini­tié l’internationalisme du MST et arrive au Vene­zue­la en 2006 pour rejoindre et apprendre du pro­ces­sus de la révo­lu­tion boli­va­rienne. En 12 ans, elle tra­vaille à la for­ma­tion, l’éducation popu­laire et la pro­duc­tion agri­cole, et notam­ment à l’organisation de l’école de Caque­tios dans l’État de Lara, admi­nis­trée par le gou­ver­ne­ment boli­va­rien en col­la­bo­ra­tion avec le MST, l’objectif étant d’en faire un centre de for­ma­tion consa­cré à la for­ma­tion tech­nique agro-éco­lo­gique et à la pro­duc­tion de semences autoch­tones.
source : face­book