Les Nouveaux chiens de garde, le film

Entretien avec Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

Résu­mé du Film : Les médias se pro­clament « contre-pou­voir ». Pour­tant, la grande majo­ri­té des jour­naux, des radios et des chaînes de télé­vi­sion appar­tiennent à des groupes indus­triels ou finan­ciers inti­me­ment liés au pou­voir. Au sein d’un péri­mètre idéo­lo­gique minus­cule se mul­ti­plient les infor­ma­tions pré­mâ­chées, les inter­ve­nants per­ma­nents, les noto­rié­tés indues, les affron­te­ments fac­tices et les ren­vois d’ascenseur.

En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénon­cer les phi­lo­sophes et les écri­vains de son époque qui, sous cou­vert de neu­tra­li­té intel­lec­tuelle, s’imposaient en gar­diens de l’ordre éta­bli.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces jour­na­listes, édi­to­ria­listes et experts média­tiques deve­nus évan­gé­listes du mar­ché et gar­diens de l’ordre social. Sur le mode sar­do­nique, Les Nou­veaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volon­tiers oublieuse des valeurs de plu­ra­lisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle pré­tend incar­ner. Avec force et pré­ci­sion, le film pointe la menace crois­sante d’une infor­ma­tion per­ver­tie en mar­chan­dise.

Gilles Bal­bastre

réa­li­sa­teur

Ancien pigiste à France 2, France 3 et M6, Gilles Bal­bastre a tiré de cette expé­rience une ana­lyse lucide des res­sorts socio-éco­no­miques de la pro­fes­sion, décrits dans Jour­na­listes pré­caires (Le Mas­ca­ret, 1997), ain­si qu’une déter­mi­na­tion ferme à cor­ri­ger le « par­ti de la presse et de l’argent » (il fut direc­teur de la publi­ca­tion du Plan B, un jour­nal de cri­tique radi­cale des médias). Il est l’auteur d’une série de docu­men­taires consa­crés aux rouages et aux effets de l’ordre libé­ral, tous dif­fu­sés sur France 5, dont Le chô­mage a une his­toire (2001), Mou­li­nex, la méca­nique du pire (2003), EDF, les appren­tis sor­ciers (2006) et For­tunes, Infor­tunes (2008).

Yan­nick Ker­goat

réa­li­sa­teur
Yan­nick Ker­goat a réa­li­sé plu­sieurs docu­men­taires pour la télé­vi­sion avant de se fâcher avec elle. Il a alors enta­mé une car­rière de mon­teur de long-métrages, col­la­bo­rant notam­ment avec Rachid Bou­cha­reb (Indi­gènes, Hors-la-loi), Cos­ta-Gavras (Amen, Le Cou­pe­ret), Mathieu Kas­so­vitz (Assassins(s)), Cédric Kla­pisch (Ni pour ni contre (bien au contraire)), Domi­nique Moll (Har­ry, un ami qui vous veut du bien, César du meilleur mon­tage 2000) et Eric Zon­ca (La vie rêvée des anges). En paral­lèle, il mène depuis plu­sieurs années une acti­vi­té mili­tante sur la ques­tion des médias en tant que co-ani­ma­teur de l’association Acri­med (Action-Cri­tique-Médias).


Serge Hali­mi a publié Les Nou­veaux chiens de garde en 1997, au sor­tir des grèves de décembre 1995. Le poids des « pres­crip­teurs d’opinions » a‑t-il évo­lué depuis ?

Yan­nick Ker­goat : Pas suf­fi­sam­ment pour qu’on renonce à se battre sur ces ques­tions. Ce qui a chan­gé depuis 1995, c’est la crise de la presse, qui se tra­duit notam­ment par des réduc­tions d’effectifs dans de nom­breux jour­naux. Ce qui n’enlève rien à la néces­si­té de la cri­tique, au contraire. Régu­liè­re­ment, il faut réar­mer le fusil et tirer un nou­veau coup de semonce. Entre la pre­mière publi­ca­tion des Nou­veaux chiens de garde, l’édition com­plé­tée de 2005 et le film qui sort aujourd’hui, un vaste tra­vail cri­tique a été mené par des asso­cia­tions comme Acri­med ou des jour­naux comme Le Plan B. Cette filia­tion du com­bat poli­tique sur la ques­tion des médias ne s’est jamais inter­rom­pue. D’autant que le phé­no­mène média­tique est pro­fon­dé­ment lié à la poli­tique en géné­ral et aux modèles de socié­té dans les­quels on baigne. On ne chan­ge­ra les médias qu’en chan­geant la socié­té, mais, pour chan­ger la socié­té, il faut aus­si se libé­rer de l’emprise des médias.

Gilles Bal­bastre : Par­mi les jour­na­listes que nous avons ciblés il y a quinze ans, cer­tains ont dis­pa­ru, rem­pla­cés aus­si­tôt par leurs équi­va­lents plus jeunes, mais la plu­part sévissent tou­jours. Les Gies­bert, Durand, Ockrent, Atta­li ou Jof­frin sont tou­jours là. Sur­tout, l’espace qu’ils occupent s’est élar­gi avec l’apparition des nou­velles chaînes de la TNT. Les crises – celle de 2008 et celle qui enfle aujourd’hui – n’ont pas abré­gé leur man­dat à vie. Les édi­to­ria­listes et les experts qui prô­naient la déré­gu­la­tion et mar­te­laient la néces­si­té de la « réforme » ont contri­bué à entraî­ner le sys­tème dans le mur. Or, non seule­ment ils n’ont pas été éli­mi­nés pour faute grave, mais ils sont encore plus pré­sents. Ils ont eu davan­tage encore de temps d’antenne pour com­men­ter les crises d’un sys­tème dont ils ont tant fait la pro­mo­tion.

La construc­tion du film suit d’assez près le livre de Serge Hali­mi, mais avec son rythme propre. Com­ment êtes-vous pas­sé du texte à l’image sans vous noyer dans la masse des archives ?

Y. G. : Un film est très dif­fé­rent d’un livre. D’abord, on a fait le choix d’un film de com­bat, qui ne pré­tend pas cher­cher la nuance en toute chose. On ne ment pas au public, on ne lui dit pas qu’en 1 heure 40 le film va bros­ser tous les aspects de la ques­tion des médias. On a fait un film pour réveiller les consciences, pour four­nir au spec­ta­teur une arme dont il pour­ra se sai­sir pour aller lui-même au com­bat, dans toutes les luttes qui l’occupent, car, à notre sens, la ques­tion des médias inté­resse toutes les com­po­santes des luttes sociales. La fabri­ca­tion de ce film nous a pris beau­coup de temps, il a fal­lu deux ans et demi de tra­vail entre l’écriture de la pre­mière ver­sion du scé­na­rio et le résul­tat final. Le mon­tage à lui seul a néces­si­té neuf mois de tra­vail.

G. B. : Le film est aus­si le résul­tat d’un tra­vail col­lec­tif, celui d’une mou­vance née du conflit social de 1995 et irri­guée par les tra­vaux de Pierre Bour­dieu et de Serge Hali­mi. En quinze ans, ce groupe infor­mel – que l’on retrouve dans PLPL, Le Plan B, Acri­med, Le Monde Diplo­ma­tique, Fakir… – a réuni une banque de don­nées extra­or­di­nai­re­ment vaste. Sans ce méti­cu­leux tra­vail d’archivage, notre film n’aurait pas été pos­sible. Le mon­tage des « débats » télé­vi­sés sur LCI entre Luc Fer­ry et Jacques Jul­liard, par exemple, nous a été four­ni par deux pro­fes­seurs de fran­çais et d’histoire-géo, qui ont scru­pu­leu­se­ment enre­gis­tré et démon­té chaque séance de bavar­dages des deux « intel­lec­tuels ».

Com­ment trier dans une masse d’archives aus­si impo­sante ?

G. B. : C’était l’une des dif­fi­cul­tés majeures du film : soit on en conser­vait très peu, et l’on nous accu­sait de mani­pu­ler un fond res­treint d’images, soit on en met­tait beau­coup, au risque d’ennuyer le spec­ta­teur.

Y. G. : C’est la ques­tion du « registre de la preuve ». Dans l’écrit, on peut mul­ti­plier à l’infini les exemples, les cita­tions, les notes de bas de pages, les annexes. Dans un film, en revanche, la démons­tra­tion doit s’accommoder d’une cer­taine éco­no­mie pour ne pas alour­dir le récit. Il faut trou­ver une forme qui per­mette à la fois de convaincre et d’amuser. Pour reprendre l’exemple de Jul­liard-Fer­ry, on dis­po­sait au départ de douze « débats » dif­fé­rents. De cette masse indi­geste ne reste fina­le­ment qu’une séquence de 80 secondes, qui fonc­tionne autant comme un gag que comme une pièce à convic­tion.

« Les jour­na­listes, les poli­tiques, les indus­triels font par­tie de la même famille » , affirme le jour­na­liste Michel Nau­dy dans le film. De votre côte, vous faites jouer à plein vos propres réseaux. Pour lut­ter contre un bloc, vous en consti­tuez un autre…

G. B. : La grande dif­fé­rence, c’est que nous sommes une famille intel­lec­tuelle alors qu’ils sont une famille de classes, d’intérêts de classes, de pro­tec­tion d’un groupe social au détri­ment d’une majo­ri­té d’autres. Et les moyens qu’ils pos­sèdent sont sans com­mune mesure avec les nôtres : c’est le pot de terre contre un mis­sile ato­mique…

Y. G. : La cri­tique des médias s’inscrit dans un cou­rant de pen­sée qui n’est pas non plus homo­gène, on ne pense pas tous de la même manière, on ne fait pas tous les mêmes pro­po­si­tions ni les mêmes diag­nos­tics. C’est quelque chose de vivant, d’animé. Les spec­ta­teurs sen­si­bi­li­sés à la ques­tion des médias forment le public natu­rel de notre film, il fal­lait donc évi­ter de leur répé­ter toutes les choses qu’ils savaient déjà ou ne savaient que trop. Mais, paral­lè­le­ment, il fal­lait aus­si reprendre et élar­gir un cer­tain nombre de ques­tions clé. Cet équi­libre-là est tou­jours dif­fi­cile à trou­ver.

Votre film va sans doute pro­vo­quer quelques irri­ta­tions par­mi les confrères. Quels sont les reproches que vos contemp­teurs four­bissent le plus fré­quem­ment ?

Y. G. : La réac­tion qui revient le plus sou­vent, de la part des membres de la pro­fes­sion, c’est l’accusation de sim­plisme : « D’accord, mais c’est plus com­pli­qué que ça. » C’est la réponse clas­sique dès lors qu’un pro­blème est sai­si par d’autres mains que celles qui en reven­diquent le mono­pole. Effec­ti­ve­ment, nous affir­mons des choses simples, parce que le constat est simple à poser. Pour prendre un exemple tiré du film : le rôle de Chris­tine Ockrent. On va nous dire : « C’est plus com­pli­qué que ça, ce n’est pas parce qu’elle a été nom­mée direc­trice géné­rale de France 24 au moment où son mari était ministre des Affaires étran­gères qu’elle va néces­sai­re­ment relayer la pro­pa­gande du pou­voir. Et puis vous ne tenez aucun compte de l’indépendance des jour­na­listes qui tra­vaillent pour elle… » Or, pour nous, la ques­tion est simple : est-ce que, dans une démo­cra­tie telle qu’on la sou­haite, on admet que l’épouse d’un ministre en exer­cice soit nom­mée par le Pré­sident de la répu­blique à la tête de l’audiovisuel exté­rieur fran­çais ? Oui ou non ? Est-ce une bonne chose que les jour­na­listes cen­sés éclai­rer le juge­ment des citoyens fassent des ménages pour des entre­prises pri­vées ? Est-il nor­mal qu’un petit cercle d’experts coop­tés entre eux et qui par­tagent les mêmes points de vue acca­parent l’espace média­tique ? Faut-il s’accommoder du pou­voir des annon­ceurs ? Ce sont là des ques­tions simples, aux­quelles on doit répondre par oui ou par non.

On vous repro­che­ra cer­tai­ne­ment d’avoir fait un film par­ti­san…

Y. G. : Bien sûr. On n’avance pas mas­qué… Mais nous pen­sons que la cri­tique des médias concerne tout le monde, qu’elle devrait inté­res­ser toutes les com­po­santes de la vie poli­tique pour peu qu’elle soit démo­cra­tique.

Pas de nuances, mais des faits et donc des noms. L’attaque ad homi­nem est-elle un mal néces­saire ? Com­ment la jus­ti­fiez-vous ?

Y. G. : On ne peut pas com­prendre le sys­tème média­tique sans iden­ti­fier nom­mé­ment les indi­vi­dus qui l’incarnent. Et, dans la mesure où il y a une cer­taine caté­go­rie d’individus dont la posi­tion de pou­voir se confond avec leur per­sonne, on les attaque pour ce qu’ils sont, et en leur nom propre. Dans le film, on ne tape pas sur les jour­na­listes de base, les sou­tiers de l’information, même s’ils portent leur part de res­pon­sa­bi­li­tés. On s’intéresse à ceux qui occupent des posi­tions de pou­voir et qui ne se gênent pas, eux, pour atta­quer les caté­go­ries sociales exclues de l’espace média­tique.

G. B. : L’éditorial du Plan B n°6 répond à votre ques­tion : « Com­ment lut­ter sans iden­ti­fier l’adversaire ? Pour­fendre “les mar­chés” sans nom­mer les archi­tectes des mar­chés déma­té­ria­lise la lutte sociale. C’est oublier que les méca­nismes ana­ly­sés par les éco­no­mistes sont aus­si action­nés par des indi­vi­dus au pro­fit de groupes sociaux par­ti­cu­liers ; qu’ils sont appli­qués par des cour­roies de trans­mis­sion poli­tiques, relayés par la presse qui ment. Une cri­tique qui ne cible per­sonne épargne tout le monde. Il faut nom­mer l’ennemi ! »

On peut, tel Michel Field, pas­ser en qua­rante ans du trots­kisme à l’UMP. Visi­ble­ment, vous tolé­rez très mal ce genre de par­cours. Pour­quoi ?

G. B. : On peut chan­ger d’idées, mais, quand on est jour­na­liste, on n’est pas non plus obli­gé de deve­nir le por­teur d’eau de Lagar­dère, du club du Siècle ou des patrons du CAC 40. Quand Michel Field fait des ménages pour Géant Casi­no, il n’exprime pas une opi­nion, mais un conflit d’intérêt. Pour nous, cela relève de la faute pro­fes­sion­nelle. Est-ce la place d’un jour­na­liste, en pleine cam­pagne réfé­ren­daire sur le Trai­té consti­tu­tion­nel euro­péen, d’animer un mee­ting de l’UMP en faveur du « oui », et de sur­croît d’y faire applau­dir son employeur, Arnaud Lagar­dère, patron d’Europe 1 ? Le tra­vail d’un jour­na­liste, c’est d’informer le public, non de dîner avec les maîtres du monde. Ou alors, on fait de la com­mu­ni­ca­tion, pas du jour­na­lisme.

Lors de la sor­tie du livre de Serge Hali­mi, le quo­ti­dien bri­tan­nique The Guar­dian s’étonnait du degré de conni­vence entre jour­na­listes et res­pon­sables poli­tiques fran­çais. S’agit-il d’un mal typi­que­ment hexa­go­nal ?

Y. G. : On est com­pé­tent pour ana­ly­ser le contexte fran­çais, pas pour éta­blir des com­pa­rai­sons avec le reste du monde. Cela étant, l’affaire Mur­doch est venue rap­pe­ler récem­ment que les pays anglo-saxons, mal­gré une presse a prio­ri plus solide que la nôtre, ne sont pas à l’abri des conni­vences et des conflits d’intérêts. Les « nou­veaux chiens de garde » n’ont pas de fron­tières.

G. B. : Aux États-Unis, les jour­na­listes entre­tiennent certes des rap­ports moins conni­vents avec la sphère poli­tique, mais ça ne les empêche pas d’avoir une grande proxi­mi­té avec des idées poli­tiques orien­tées. Dans son livre Les Nou­veaux chiens de garde, Serge Hali­mi rap­pelle que la majo­ri­té des jour­na­listes amé­ri­cains vivaient jusque dans les années 1960 dans les mêmes quar­tiers que la classe ouvrière. Aujourd’hui, alors que des mil­liers d’entre eux gagnent plus de 100 000 dol­lars par an, leur vie quo­ti­dienne, écrit-il, « les rend beau­coup plus sen­sibles aux pro­blèmes des pri­vi­lé­giés qu’au sort des tra­vailleurs payés au salaire mini­mum ». La même ana­lyse vaut aus­si pour la France.

Inter­net peut-il chan­ger la donne ?

Y. G. : On n’a pas suf­fi­sam­ment de recul pour pou­voir en juger, mais la neu­tra­li­té du net est loin d’être assu­rée. Qui peut pré­dire que le réseau ne pas­se­ra pas sous la coupe des groupes domi­nants ? On entant sou­vent dire : les médias sont cor­rom­pus, lais­sons tom­ber et replions-nous sur l’Internet. Ce serait notre unique planche de salut. Je pense que c’est une erreur. Quel est le site d’infos le plus consul­té sur le web ? Celui de TF1. Media­part n’arrive qu’en 26 ou 27e posi­tion… La hié­rar­chie des médias tra­di­tion­nels se retrouve sur Inter­net. Par ailleurs, la télé­vi­sion reste encore pour une large majo­ri­té de Fran­çais la prin­ci­pale source d’informations. Il n’est donc pas ques­tion de renon­cer à l’exigence d’une télé­vi­sion plu­ra­liste et indé­pen­dante. Oui, il faut créer des médias alter­na­tifs, c’est évident, mais pas au prix d’une déser­tion du ter­rain des médias domi­nants.

G. B. : La presse écrite aus­si conti­nue de jouer un rôle impor­tant. Le Pari­sien, par exemple, est exces­si­ve­ment lu par les jour­na­listes qui fabriquent l’info radio-télé. Inter­net a certes élar­gi l’offre, mais sans pro­fi­ter réel­le­ment aux classes sociales défa­vo­ri­sées, pour les­quelles la télé­vi­sion et la presse quo­ti­dienne régio­nale (PQR) res­tent les prin­ci­paux moyens d’information.

N’y a‑t-il pas un para­doxe à consti­tuer un dos­sier de presse pour un film tel que le vôtre ? Les jour­na­listes aux­quels il s’adresse sont, pour cer­tains, sala­riés des organes que vous atta­quez…

Y. G. : Il n’y a aucune rai­son de ne pas four­nir des élé­ments de réflexion aux jour­na­listes qui font cor­rec­te­ment leur bou­lot. Heu­reu­se­ment, il y en a encore. Les nou­veaux chiens de garde n’est pas un film contre la pro­fes­sion de jour­na­liste, mais contre une cer­taine forme d’organisation sociale et éco­no­mique des médias et un cer­tain type de jour­na­lisme.

G. B. : Ce dos­sier de presse n’est d’ailleurs pas des­ti­né qu’aux seuls jour­na­listes. Il a aus­si pour fonc­tion de don­ner quelques muni­tions sup­plé­men­taires à tous ceux qui refusent de se lais­ser gar­der par les chiens de garde.

Pro­pos recueillis par Ber­trand Loutte

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