Conférence : lutte anticoloniale en Algérie

Pendant la seconde guerre mondiale, le Parti communiste participe à l’effort de guerre au sud du continent. Tandis que, à Alger, le Front de libération nationale (FLN) défendait une conception organique de l’unité, n’admettant que des ralliements individuels, excluant de fait les communistes.

Pen­dant la seconde guerre mon­diale, le Par­ti com­mu­niste par­ti­cipe à l’effort de guerre au sud du conti­nent. Tan­dis que, à Alger, le Front de libé­ra­tion natio­nale (FLN) défen­dait une concep­tion orga­nique de l’unité, n’admettant que des ral­lie­ments indi­vi­duels, excluant de fait les com­mu­nistes de tout poste de res­pon­sa­bi­li­té et leur refu­sant toute auto­no­mie poli­tique.

1 — “Mar­xisme et lutte anti­co­lo­niale en Algé­rie”, par Alli­son Drew,
Pro­fes­seur de Sciences poli­tiques à l’Université de York (Grande-Bre­tagne)

Après avoir tra­vaillé sur le Par­ti com­mu­niste en Afrique du sud et sur la contri­bu­tion de ce par­ti au mou­ve­ment de libé­ra­tion natio­nale, Alli­son Drew étu­die les arti­cu­la­tions entre natio­na­lisme et com­mu­nisme à pro­pos de la situa­tion de l’Al­gé­rie colo­niale.

http://allisondrew.org/

2 — “Le Mou­ve­ment ouvrier et démo­cra­tique fran­çais face à la ques­tion colo­niale, de la Com­mune à la déco­lo­ni­sa­tion”, par Alain Rus­cio, his­to­rien du colo­nia­lisme

Alain Rus­cio, his­to­rien, Doc­teur ès Lettres, cher­cheur indé­pen­dant, a consa­cré l’es­sen­tiel de son tra­vail de recherche, dans un pre­mier temps, à l’In­do­chine colo­niale et à la phase finale de cette his­toire, la guerre dite fran­çaise d’In­do­chine (1945 – 1954). Dont sa Thèse, sou­te­nue en Sor­bonne (Uni­ver­si­té Paris I), en 1984.

Depuis quelques années, il a orien­té ses recherches vers une his­toire com­pa­ra­tive, étu­diant les autres colo­nies fran­çaises. Il a notam­ment por­té ses tra­vaux sur ce qu’il est conve­nu d’ap­pe­ler le “regard colo­nial”. Il a récem­ment co-coor­don­né un tra­vail col­lec­tif, “His­toire de la Colo­ni­sa­tion : Réha­bi­li­ta­tions, Fal­si­fi­ca­tions et Ins­tru­men­ta­li­sa­tions (Prix du livre anti­co­lo­nial 2008).

Il par­ti­cipe régu­liè­re­ment à des Col­loques uni­ver­si­taires en France, au Viêt Nam, en Algé­rie, en Tuni­sie, mais s’attache éga­le­ment à répondre aux invi­ta­tions de mou­ve­ments asso­cia­tifs et essaie ain­si, à sa façon, de s’ancrer dans une his­toire citoyenne et non com­mu­nau­ta­riste.

Il s’honore d’avoir eu comme pré­fa­ciers à cer­tains de ses ouvrages Made­leine Rebe­rioux, Ray­mond Aubrac et Albert Mem­mi.

http://alain.ruscio.fr/

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