À l’issue de l’audience, les avocat·es de la famille ont annoncé que les huit policiers identifiés dans l’enquête seraient nommément cités dans le réquisitoire du ministère public. Une avancée importante pour la famille, qui demande depuis le début que les responsabilités individuelles soient examinées, et pas seulement celle de la zone de police. Cette annonce ne garantit toutefois pas leur renvoi devant le tribunal correctionnel, sur lequel la chambre du conseil doit encore se prononcer.
En juin 2025, le parquet avait requis le renvoi de la zone de police devant le tribunal pour homicide involontaire. Une étape sans précédent : pour la première fois en Belgique, une zone de police faisait l’objet de poursuites pénales dans un dossier de violences policières.
Mais, pour la famille et ses soutiens, ces poursuites restent incomplètes tant que les policier·ères présent·es lors du décès ne sont pas également inculpé·es.
Pour rappel, Sourour Abouda est morte le 12 janvier 2023 dans le commissariat situé au 202, rue Royale, dit « le RAC ». Selon ses proches, la police leur a annoncé un suicide le jour même, avant toute autopsie. Sa famille a immédiatement contesté cette version. L’hypothèse du suicide a ensuite été écartée, comme l’a expliqué son avocate après avoir pu consulter une partie des images de vidéosurveillance. Depuis, la famille et ses soutiens dénoncent notamment son arrestation et son placement en cellule, qu’ils considèrent comme injustifiés, ainsi que les défaillances de prise en charge et de surveillance ayant précédé sa mort.
Face à la lenteur et à la lourdeur d’une procédure éprouvante, ce rassemblement était une nouvelle occasion d’entourer la famille et les proches de Sourour, et de réaffirmer leur demande de justice.
C’est pourquoi se rassembler est nécessaire dans cette quête pour la justice et la vérité.Justice pour Sourour
Justice pour toustes !
