Justice pour Sourour

Mar­di 14 avril, un nou­veau ras­sem­ble­ment s’est tenu en sou­tien à la famille et aux proches de Sou­rour Abou­da, à l’occasion d’une audience devant la chambre du conseil. Deux mois à peine après la pré­cé­dente audience, la famille, les autres par­ties civiles et leurs avocat·es étaient à nou­veau convoqué·es dans le cadre de l’enquête sur sa mort.

À l’issue de l’audience, les avocat·es de la famille ont annon­cé que les huit poli­ciers iden­ti­fiés dans l’enquête seraient nom­mé­ment cités dans le réqui­si­toire du minis­tère public. Une avan­cée impor­tante pour la famille, qui demande depuis le début que les res­pon­sa­bi­li­tés indi­vi­duelles soient exa­mi­nées, et pas seule­ment celle de la zone de police. Cette annonce ne garan­tit tou­te­fois pas leur ren­voi devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel, sur lequel la chambre du conseil doit encore se prononcer.

En juin 2025, le par­quet avait requis le ren­voi de la zone de police devant le tri­bu­nal pour homi­cide invo­lon­taire. Une étape sans pré­cé­dent : pour la pre­mière fois en Bel­gique, une zone de police fai­sait l’objet de pour­suites pénales dans un dos­sier de vio­lences policières.
Mais, pour la famille et ses sou­tiens, ces pour­suites res­tent incom­plètes tant que les policier·ères présent·es lors du décès ne sont pas éga­le­ment inculpé·es.

Pour rap­pel, Sou­rour Abou­da est morte le 12 jan­vier 2023 dans le com­mis­sa­riat situé au 202, rue Royale, dit « le RAC ». Selon ses proches, la police leur a annon­cé un sui­cide le jour même, avant toute autop­sie. Sa famille a immé­dia­te­ment contes­té cette ver­sion. L’hypothèse du sui­cide a ensuite été écar­tée, comme l’a expli­qué son avo­cate après avoir pu consul­ter une par­tie des images de vidéo­sur­veillance. Depuis, la famille et ses sou­tiens dénoncent notam­ment son arres­ta­tion et son pla­ce­ment en cel­lule, qu’ils consi­dèrent comme injus­ti­fiés, ain­si que les défaillances de prise en charge et de sur­veillance ayant pré­cé­dé sa mort.

Face à la len­teur et à la lour­deur d’une pro­cé­dure éprou­vante, ce ras­sem­ble­ment était une nou­velle occa­sion d’entourer la famille et les proches de Sou­rour, et de réaf­fir­mer leur demande de justice.

C’est pour­quoi se ras­sem­bler est néces­saire dans cette quête pour la jus­tice et la vérité.Justice pour Sou­rour
Jus­tice pour toustes !

 

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