Soirée thématique “Capitalisme et (dé)colonisation”

11.12 2020 / 18:00 - 20:00
En ligne - https://www.facebook.com/events/1086276561826738/

Le Musée du Capi­ta­lisme, vous invite à la troi­sième soi­rée thé­ma­tique “Capitalisme&(dé)colonisation”, orga­ni­sée dans le cadre de l’exposition qui a rou­vert ses portes après la fer­me­ture tem­po­raire due aux mesures sani­taires.

L’événement a été co-orga­ni­sé avec Romain Land­me­ters, doc­to­rant en his­toire du droit et des ins­ti­tu­tions à l’Université Saint-Louis, et la Com­mis­sion Jus­tice et Paix.  Fran­çois Makan­ga, comé­dien et guide du Musée Royal de l’Afrique Cen­trale, ani­me­ra la soi­rée.

En guise d’in­tro­duc­tion, Romain Land­me­ters (FNRS/Université Saint-Louis — Bruxelles) revien­dra sur l’histoire de l’entreprise éco­no­mique belge au Congo durant 75 ans. Il dres­se­ra un pano­ra­ma des acteurs et des sec­teurs d’activité de cette éco­no­mie colo­niale. Paral­lè­le­ment, il connec­te­ra cette domi­na­tion éco­no­mique aux consé­quences sociales pour les Congolais·es et aux retom­bées pécu­niaires pour les inves­tis­seurs belges. Il pré­sen­te­ra des exemples de nou­velles lec­tures de ce pas­sé dans une pers­pec­tive déco­lo­niale.

Ensuite, la Com­mis­sion Jus­tice et Paix abor­de­ra la ques­tion : “Le capi­ta­lisme et les res­sources natu­relles : peut-on déco­lo­ni­ser le monde du consu­mé­risme ?”
Patrick Balem­ba, char­gé de recherche, abor­de­ra l’évolution des pro­duc­tions ances­trales qui étaient faites pour la consom­ma­tion directe et qui est pas­sée à un modèle capi­ta­liste basé sur la com­mer­cia­li­sa­tion des excé­dents tout en rap­pe­lant en fili­grane le par­tage de l’Afrique, l’esclavagisme et la ruée vers les res­sources natu­relles du conti­nent, indis­pen­sables aujourd’hui.

Lari­sa Stan­ciu, char­gée de plai­doyer et res­sources natu­relles, met­tra l’accent sur l’extractivisme, la pré­sence des mine­rais dans notre vie quo­ti­dienne, la pres­sion mon­diale sur les res­sources minières et l’impact de leurs exploi­ta­tions sur les popu­la­tions locales, notam­ment en RD Congo.