Canal emploi (1977 – 1989) : En images et en sons…

Créée en 1978, Canal Emploi, est une des premières chaînes francophones autorisées à rompre le monopole de la RTBF. L'auteur en retrace la genèse et en définit la nature au travers de la description de différentes émissions réalisées par la chaîne.

Canal Emploi était une chaîne de télé­vi­sion régio­nale belge de la région de Liège. Créée en 1978 c’é­tait une des pre­mières chaînes fran­co­phones auto­ri­sées à rompre le mono­pole de la RTBF. C’é­tait une chaîne édu­ca­tive des­ti­née à rendre compte des évé­ne­ments socio-éco­no­miques de la région lié­geoise. L’au­teur en retrace la genèse et en défi­nit la nature au tra­vers de la des­crip­tion de dif­fé­rentes émis­sions réa­li­sées par la chaîne.

À tra­vers une série d’extraits de vidéo­grammes, il s’est agi de recons­ti­tuer l’évolution de l’écriture audio-visuelle de Canal Emploi ou du moins d’essayer d’en déga­ger les dif­fé­rentes ten­dances.

Source de l’ar­ticle : études de com­mu­ni­ca­tion

Lire aus­si : Canal emploi (1977 – 1989), chaîne de télé­vi­sion édu­ca­tive belge


En images et en sons… Par Nicole Widart, Canal Emploi – Liège

L’origine, Un Maga­zine.

Canal Emploi, télé­vi­sion com­mu­nau­taire (T.V.C.), fait par­tie des neuf expé­riences auto­ri­sées en 1978 à rompre offi­ciel­le­ment le mono­pole de la télé­vi­sion natio­nale (R.T.B.F.) dans la Com­mu­nau­té Fran­çaise de Bel­gique. CANAL EMPLOI se situe sur la même aire de dif­fu­sion qu’un centre régio­nal de la R.T.B.F. et qu’une autre T.V.C. née en même temps, R.T.C. ; mais les objec­tifs de C.E. sont très par­ti­cu­liers : sen­si­bi­li­ser les tra­vailleurs de la région, pri­vés d’emploi ou non, aux phé­no­mènes socio-éco­no­miques qui les concernent au pre­mier chef, étant don­né l’évolution de la crise et du chô­mage. D’emblée, C.E. se situait sur un ter­rain plus édu­ca­tif qu’informatif.

Entre­prise à la fois cou­ra­geuse, pleine de bonne volon­té et dif­fi­cile que celle de mettre en images et en sons des notions aus­si peu « média­tiques » par nature que la crise et le chô­mage…

À la fin des années 70, la situa­tion était sen­si­ble­ment dif­fé­rente d’aujourd’hui, les tra­vailleurs réagis­saient aux nom­breuses fer­me­tures et restruc­tu­ra­tions des usines du bas­sin lié­geois par l’occupation, l’autogestion, dans un esprit à la fois reven­di­ca­tif et créa­tif. Un des pre­miers rôles joués par C.E. a donc été de rendre compte des évé­ne­ments de cet ordre-là. On sent dans les pre­mières émis­sions pro­duites par C.E. le désir de mon­trer com­ment les choses se passent, d’expliquer la situa­tion éco­no­mique avant de faire « de la télé­vi­sion ». La plu­part des membres de l’équipe audio­vi­suelle n’ont pas de for­ma­tion spé­ci­fique aux tech­niques télé­vi­suelles ; ce sont des socio­logues, des psy­cho­logues, des tra­vailleurs licen­ciés, des pho­to­graphes, des assis­tants sociaux, des his­to­riens… qui unissent leurs forces pour tâcher de faire com­prendre au public, dans l’urgence, ce qui se passe sur les ter­rains du tra­vail et du chô­mage. Les tâches sont répar­ties alter­na­ti­ve­ment entre tous les membres de l’équipe, il n’y a pas de « spé­cia­liste » du cadrage, de la prise de son ou du jour­na­lisme. Le maté­riel est peu sophis­ti­qué, les images sont en noir et blanc ; très vite, les tra­vailleurs de C.E. cherchent à amé­lio­rer leurs pro­duc­tions tant sur le plan tech­nique que média­tique et diverses ten­dances se dégagent : cer­tains cherchent à se rap­pro­cher des modèles de télé­vi­sions natio­nales ; d’autres dési­rent trou­ver des modes d’expression moins codés.

Vision n° 1 : Les mailles de la colère (Noir et Blanc, 1979).

Les mailles de la colère illustre bien cette période : un « col­lec­tif » de C.E. cherche à rendre compte de l’occupation d’une usine ; on se rap­proche d’un cer­tain clas­si­cisme du repor­tage mêlant inter­views, com­men­taires, images de l’usine et de l’occupation ; mais on décèle aus­si une cer­taine com­pli­ci­té entre les ouvrières et leurs inter­vie­wers, com­pli­ci­té révé­la­trice d’un tra­vail d’approche net­te­ment moins super­fi­ciel que celui qu’effectue ordi­nai­re­ment un jour­na­liste. On remarque aus­si des ten­ta­tives pour échap­per au style pur et simple du repor­tage : usage de musiques, lec­ture d’anciens dis­cours du patron…

Dans les années 80, la for­ma­tion des tra­vailleurs de C.E. s’est pré­ci­sée au cours de stages et de sémi­naires ; des ate­liers avec diverses per­son­na­li­tés se sont mis en place, dont un, par exemple, avec Jean-Louis Comol­li qui a por­té sur l’écriture de scé­na­rio. Des choix se des­sinent, tant du point de vue tech­nique — on passe à la cou­leur, il y a spé­cia­li­sa­tion des tâches — que du point de vue de la concep­tion des émis­sions. On réflé­chit beau­coup plus à la concep­tion des émis­sions et, si on cherche à rejoindre les télés natio­nales sur le plan de la qua­li­té tech­nique, on veut aus­si s’en dif­fé­ren­cier sur le plan de l’approche du réel et de l’écriture télé­vi­suelle.

Vision n° 2 : Pay­sage Ima­gi­naire (cou­leurs, 1982).

Pay­sage Ima­gi­naire témoigne de cette évo­lu­tion : le docu­ment, en cou­leurs, est de qua­li­té tech­nique tout à fait équi­va­lente à celle de n’importe quelle émis­sion de télé­vi­sion, mais c’est dans l’approche de la réa­li­té de la grève et dans la struc­tu­ra­tion des images et des sons que se per­çoit la dif­fé­rence, une dif­fé­rence volon­taire et assu­mée. Contrai­re­ment au repor­tage télé­vi­suel qui gomme les traces du locu­teur pour évi­ter toute marque de sub­jec­ti­vi­té, Pay­sage Ima­gi­naire met en évi­dence les indices de cette pré­sence : ce n’est pas la véri­té, ni l’objectivité, mais le regard que quelqu’un porte sur les choses qui est don­né à voir.

Plus que d’une évo­lu­tion tech­nique, il s’agit d’une évo­lu­tion dans la concep­tion des docu­ments.

Vision n° 3 : 6 – 2, salle 10 (Noir et Blanc, 1983).

Dans 6 – 2, salle 10, on revient au noir et blanc, celui de la « paluche » qui per­met de res­ter dis­cret dans un lieu dif­fi­cile (un hôpi­tal géria­trique) étant don­né le peu de lumière que néces­site cette camé­ra très sen­sible ; mais c’est un choix de réa­li­sa­tion qui est jus­ti­fié par les cir­cons­tances et non une limite fixée par des impé­ra­tifs tech­niques.

Dans 6 – 2, salle 10, on per­çoit com­bien la des­crip­tion d’une salle de cet hôpi­tal reflète la vision d’un auteur assu­mée tant dans le dis­po­si­tif de tour­nage que dans la struc­ture de mon­tage. Et c’est vrai­sem­bla­ble­ment grâce à cette démarche que le vidéo­gramme pro­voque tou­jours autant d’émotion plu­sieurs années après sa confec­tion et en dehors des per­sonnes direc­te­ment impli­quées dans ce contexte.

Ce que l’on veut, c’est par les images et les sons, tou­cher le public, le sen­si­bi­li­ser, sus­ci­ter chez lui le désir d’en savoir plus sur le sujet : la suite du dis­po­si­tif du maga­zine est là pour com­bler l’attente d’informations.
En effet, dans le maga­zine, on asso­cie à ces docu­ments des débats, des appels télé­pho­niques, des émis­sions ser­vices, juri­diques, cultu­relles, etc…

2. Maga­zine et Télé­for­ma­tion.

En 1982, on met en place à côté du maga­zine une approche plus direc­te­ment for­ma­tive : c’est la télé­for­ma­tion. Contrai­re­ment au maga­zine qui place sur­tout l’enjeu édu­ca­tif dans le fait de don­ner à voir des situa­tions pro­blé­ma­tiques dans des docu­ments et de les inté­grer à des dis­po­si­tifs de réflexion, la télé­for­ma­tion se base sur la volon­té de trans­mettre un mes­sage, un savoir, à tra­vers des formes télé­vi­suelles plus ou moins attrayantes, à des­ti­na­tion d’un public limi­té et très ciblé qui suit par ailleurs des cours à C.E.

Vision n° 4 : Le pou­voir d’achat des chô­meurs (cou­leur, 1983).

L’émission la plus abou­tie de cette série est sans nul doute Le pou­voir d’achat des chô­meurs qui décrit la dif­fi­cul­té pour un chô­meur de gérer un bud­get réduit à des allo­ca­tions de chô­mage en se basant sur un dis­po­si­tif fic­tion­nel et humo­ris­tique.

En 1983 et 1984, des sémi­naires (dont un avec Gene­viève Jac­qui­not) ont mis en évi­dence les limites de ce sys­tème de télé­for­ma­tion coû­teux et réser­vé à un public res­treint. Ces limites sont appa­rues alors que le maga­zine cher­chait lui aus­si les meilleures for­mules de média­tion pour abor­der des sujets rébar­ba­tifs.

Vision n° 5 : Le Fonds Bud­gé­taire Inter­dé­par­te­men­tal (cou­leur, 1982).

Dans le F.B.I., à pro­pos de mesures gou­ver­ne­men­tales pour la résorp­tion du chô­mage, on a joint au repor­tage clas­sique un « clip » repre­nant le texte de la loi.

3. Une stra­té­gie télé­vi­suelle édu­ca­tive.

Il est donc appa­ru qu’il était néces­saire de revoir glo­ba­le­ment notre démarche et de faire une télé­vi­sion édu­ca­tive qui fonc­tionne non comme un sys­tème sco­laire mais fon­da­men­ta­le­ment comme une télé­vi­sion. Plu­sieurs per­sonnes ont été asso­ciées pour réflé­chir aux moda­li­tés d’une « stra­té­gie télé­vi­suelle édu­ca­tive » ; voi­ci com­ment quelques lignes de force qui en résultent se tra­duisent concrè­te­ment :

A. Faire de la télé­vi­sion : adop­ter une stra­té­gie « oblique » et pré­sen­ter l’offre d’éducation en fai­sant appel aux règles de la télé­vi­sion.

1. Un tra­vail impor­tant a por­té sur l’habillage d’antenne. On s’est atte­lé à la réa­li­sa­tion de géné­riques pour les dif­fé­rents thèmes abor­dés régu­liè­re­ment (San­té, infor­ma­tion sur les études et pro­fes­sions). On a conçu des formes plus attrac­tives (jingles, « inter­ludes », des­sins ani­més, som­maires d’émissions en images, bandes-annonce), des décors plus spé­ci­fiques.

Vision n° 6 : exemples de géné­riques, inter­lude, des­sins ani­més, som­maires…

2. Jouer le jeu du ren­dez-vous : à l’intérieur du maga­zine, on a choi­si de pré­sen­ter des thèmes récur­rents. On a défi­ni les moda­li­tés de col­la­bo­ra­tion avec d’autres orga­nismes pour assu­rer une pro­duc­tion régu­lière dans dif­fé­rents domaines édu­ca­tifs.

3. Favo­ri­ser le contact avec le public par le main­tien des lignes directes de télé­phone qui per­mettent de poser des ques­tions aux spé­cia­listes en stu­dio, d’intervenir dans des débats, de par­ti­ci­per à des concours, etc…

4. Réflé­chir à des dis­po­si­tifs spé­ci­fi­que­ment télé­vi­suels, notam­ment avec le concours de Jean Frap­pat qui a ani­mé à C.E. un sémi­naire sur le sujet.

5. Trou­ver des for­mats d’émissions qui allient une démarche édu­ca­tive fon­da­men­tale à une forme attrayante pour un spec­ta­teur pas spé­cia­le­ment atti­ré par le sujet au départ.

B. Avoir une démarche édu­ca­tive au sens où G. Jac­qui­not par exemple la défi­nit : ne pas faire du film une simple cour­roie de trans­mis­sion de connais­sances… Dans cette optique, il paraît utile de main­te­nir une écri­ture d’auteur en rup­ture certes avec le code télé­vi­suel dans ce qu’il a de brillant, de clin­quant, de rapide mais en accord pro­fond avec ce- qu’on pour­rait appe­ler une gram­maire de l’image et du son et qui vise à com­mu­ni­quer « sen­si­ble­ment » des élé­ments d’un regard sur la réa­li­té.

Visions n° s 7,8,9,10.

Une démarche de ce type sup­pose une remise en cause constante et une recherche sur les for­mats télé­vi­suels les plus utiles, sur les dis­po­si­tifs les plus effi­caces : les for­mats pro­mo­tion­nels, par exemple, peuvent-ils être adap­tés à une démarche édu­ca­tive ? Jusqu’où une démarche d’auteur peut-elle favo­ri­ser une stra­té­gie édu­ca­tive ? etc… Il s’agit donc d’évaluer nos hypo­thèses de tra­vail en réa­li­sant des pro­to­types et en les confron­tant à des groupes témoins.

Étant don­né la situa­tion des T.V.C. à l’heure actuelle en Bel­gique, il a été assez ardu de main­te­nir le cap de cette stra­té­gie télé­vi­suelle édu­ca­tive. Il fau­dra attendre que le pay­sage audio­vi­suel de la Com­mu­nau­té Fran­çaise de Bel­gique se sta­bi­lise pour éva­luer rai­son­na­ble­ment les chances de réus­site d’un tel pro­gramme.


VISION N° 1 ENTREPRISES : LES MAILLES DE LA COLERE

R.C.A., mul­ti­na­tio­nale implan­tée dans le parc indus­triel des Hauts-Sarts. Après de fré­quentes réduc­tions de per­son­nel, l’usine ferme défi­ni­ti­ve­ment ses portes : direc­tion Malai­sie.

Un per­son­nel prin­ci­pa­le­ment fémi­nin et qui a peu d’expérience au niveau de l’action syn­di­cale.

La réac­tion est cepen­dant prompte, c’est l’occupation.

Une lutte mal­adroite contre un géant amé­ri­cain invi­sible. Un échec, les ouvrières accep­te­ront les pro­po­si­tions patro­nales. Elles quittent l’usine avec une somme d’argent, une carte de poin­tage et un tri­cot de colère inache­vé.
Une lutte ratée mais pas pour tout le monde ; cer­taines s’en vont avec la ferme inten­tion de ne plus se « faire avoir »…

Mais au-delà de la chro­nique de cette lutte, ce sont les pro­blèmes de la femme au tra­vail et des luttes des femmes qu’abordent les ouvrières de R.C.A.

Réa­li­sa­tion : A. Leplat, C. Mean, F. Renard, M. Debrulle.

Durée : 25 minutes.

Date de réa­li­sa­tion : février 1979.

Noir et blanc.

VISION N° 2 ENTREPRISES : PAYSAGE IMAGINAIRE

1982 : six semaines de grève géné­rale en sidé­rur­gie à Liège, six semaines de mou­ve­ments en tous sens hors de l’usine ten­ta­cu­laire. Six semaines de repor­tage au jour le jour. Une masse d’images et de sons, la néces­si­té de don­ner une ver­sion de cette his­toire, enra­ci­née dans les des­crip­tions de la Stahl­stadt de Jules Verne au fil des pay­sages de mon enfance.

Réa­li­sa­tion : N. Widart.

Durée : 30 minutes 20 secondes.

Image : J.-C. Riga, H. Ser­vé, A. Leplat.

Son : M. Cor­net, Th. De Hal­leux, J.-P. Depi­reux.

Date de réa­li­sa­tion : 1982.

Cou­leur.

Prix d’Aide à la créa­tion au fes­ti­val de Mont­bé­liard 1984.

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VISION N° 3 : MEDECINE-SANTE

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SIX-DEUX, SALLE DIX

L’espace d’une pause de tra­vail, la camé­ra paluche s’est glis­sée dans une salle com­mune d’un hôpi­tal géria­trique.

De 6 heures à 14 heures, la salle 10 bat comme un coeur, celui d’une pen­dule qui mesure le temps qui reste… à tra­vailler pour les uns, à vivre pour les autres.

Ces deux espaces temps peuvent-ils com­mu­ni­quer ?
Celui du tra­vail du per­son­nel soi­gnant, celui de la res­pi­ra­tion des vieillards.
L’espace d’un tour de salle — celui des soi­gnants, de l’infirmière, du méde­cin-chef — la camé­ra s’est glis­sée entre les uns et les autres, ou plu­tôt à côté des uns dans l’axe de leur regard sur leur propre mort. En toute (in)discrétion, elle ne livre­ra rien du déses­poir des visages des vieillards.
Ce déses­poir, celui de l’incommunication, se consta­te­rait plu­tôt pro­gres­si­ve­ment au fil des lits… des mou­ve­ments du per­son­nel soi­gnant… de leur va-et-vient… des regards qui se croisent mais ne se ren­contrent pas, sinon sur le ter­rain du déri­soire, de la mort — de la vie — occul­tée, au fil du temps, l’espace d’une pause de tra­vail.

Réa­li­sa­tion et cadrage : J.-C. Riga.

Son et mixage : J.-P. Depi­reux.

Assis­tants : S. Alle­gro et o. Hos­say.

Durée : 18 minutes.

Date de réa­li­sa­tion : 1983.

Noir et blanc.

VISION N° 4 CHOMAGE : LE POUVOIR D’ACHAT DES CHOMEURS

Le pou­voir d’achat dépend du reve­nu que l’on touche. Si beau­coup de per­sonnes ont un reve­nu du fait de par­ti­ci­per à la pro­duc­tion, beau­coup sont écar­tées de ce cir­cuit éco­no­mique. Ces per­sonnes exclues n’ont comme unique res­source que des allo­ca­tions de rem­pla­ce­ment. Ain­si les chô­meurs reçoivent-ils des allo­ca­tions de chô­mage. Ces allo­ca­tions sont fort réduites et diverses mesures gou­ver­ne­men­tales les ont encore dimi­nuées.
Le vidéo­gramme pré­sente, sous forme d’un jeu de rôle, la ges­tion d’un bud­get « allo­ca­tions de chô­mage » par les chô­meurs eux-mêmes.

Réa­li­sa­tion : R. Rom­bout.

Durée : 21 minutes.

Date de réa­li­sa­tion : 1983.

Pro­duc­tion : Canal Emploi/Téléformation.

Cou­leur.

VISION N° 5 EMPLOI : LE FONDS BUDGETAIRE INTERDEPARTEMENTAL POUR LA PROMOTION DE L’EMPLOI

Le F.B.I. est un des orga­nismes créés dans le cadre du pro­jet 82 de Michel Han­senne, Ministre de l’Emploi et du Tra­vail, pour résor­ber le chô­mage.
Dans la pre­mière par­tie du vidéo­gramme (9 minutes), on trouve une inter­view de Mon­sieur Han­senne et une pré­sen­ta­tion glo­bale du F.B.I.
Dans la seconde par­tie (3 minutes), « Fré­né­sie » chante le texte du Moni­teur défi­nis­sant le F.B.I., ce texte pas­sant en sous-titres.

Réa­li­sa­tion : N. Widart.

Durée : 12 minutes.

Date de réa­li­sa­tion : 1982.

Cou­leur.

VISION N° 6 MEDECINE SANTE

1. Des­sins ani­més.

ATTENTION LES PETITS LAPINS.

Des­sin ani­mé sur les acci­dents qu’encourent les enfants à la mai­son.
Réa­li­sa­tion : Alex Caro­la, Ber­na­dette Gri­gnard, A. Fer­nei­ra, O. Van­ders­leyen.
Durée : 2 minutes 30 secondes.
Cou­leur.

2. Géné­riques.

- CANAL EMPLOI : Gry­ri Mac­sai. Hughes Ser­vé.

- Ser­vice d’Information et d’Etude sur les Pro­fes­sions Rob Rom­barts.

- LE SOLEIL DANS LA TETE (émis­sion San­té) : Gry­ri Mac­sai, N. Widart.

3. Inter­ludes.

N. Widart.

4. Som­maires.

N. Widart.

VISION N° 7 EXPRESSION : CLIPS. CLIPS. CLIPS. CLIPS. CLIPS. CLIPS. CLIPS. CLIPS.

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TEA FOR TWO

Clip du groupe Fré­né­sie, de Ver­viers.

Réa­li­sa­tion : Hughes Serve.

Date de réa­li­sa­tion : 1983.

VISION N° 8 ENTREPRISES

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RONDE DE NUIT

Entre le cou­cher du soleil et le lever du jour, les hommes de la pause de nuit vivent au rythme lourd de la com­bus­tion du coke. Le four à coke, c’est un peu le ventre de l’usine sidé­rur­gique. Autour de lui, les hommes tra­vaillent, som­meillent… s’activent à nou­veau.

Des images volées à l’oubli dans un lieu où le rap­port archaïque entre l’homme et les élé­ments exis­tait encore aujourd’hui.

Réa­li­sa­tion : J.-C. Riga.

Ass. réal. : M.-F. Col­lard.

Direc­tion pho­to : A. Mar­co­en.

Assis­té de : S. Alle­gro.

Son : D. Del­melle et Th. D’Haene.

Cadrage : J.-C. Riga.

Mon­tage : M.-F. Col­lard et J.-C. Riga.

Musique ori­gi­nale : D. Pous­seur.

Effets sonores et brui­tage : P. Devreux.

Mixage : J.-P. Depi­reux.

Confor­ma­tion : M. Remacle.

Pro­duc­tion : CANAL EMPLOI.

Media­form Pro­duc­tion.

Wal­lo­nie Image Pro­duc­tion.

Avec l’aide du Minis­tère de la Com­mu­nau­té Fran­çaise.

Durée : 53 minutes.

Date de réa­li­sa­tion : Décembre 1983.

1er Prix au Fes­ti­val Inter­na­tio­nal du Film Social « Ciné­ma et Réa­li­tés », Bruxelles, avril 1985.

Prix de la Com­mu­nau­té Fran­çaise, « Voir des Vidéos », Bruxelles, mai 1985.

1er Prix du Fes­ti­val de Mont­bé­liard 1986.

1er Prix FR3 Fes­ti­val de Mont­bé­liard 1986.

VISION N° 9 : PAS DE CADEAU POUR NOËL

« Entre ce que j’attendais de la vie et ce que je suis deve­nu, il y a un océan… ».

« Peut-on prendre la mesure de l’autre sans sin­ger l’explorateur d’antan ? ».

(Extraits de Pas de cadeau pour Noé ?) .

Noël Ntun­da a aujourd’hui 42 ans. D’origine rwan­daise, il vit en Bel­gique depuis l’âge de 12 ans. Une indem­ni­té du C.P.A.S. (Centre Public d’Aide Sociale) lui per­met juste de sur­vivre. Ses jour­nées se res­semblent toutes, ryth­mées au hasard des ren­contres de bis­trot et de quelques entre­tiens ritua­liques avec les per­sonnes de l ‘Assis­tance.

Note de blues dans les rues de Liège…

Réa­li­sa­tion : R. Rom­bout.

Durée : 25 minutes.

Image : A. Leplat.

Son : J.-N. Ceuens.

Torche : A. Mar­co­en.

Mon­tage : M.-F. Col­lard et R. Rom­bout.

Confor­ma­tion : M.-F. Col­lard.

Mixage : J.-P. Depi­reux.

Assis­tant réa­li­sa­tion : D. Del­melle.

VISION N° 10 IMMIGRATION. 1946 – 1956 : LES ANNEES DE L’ESPOIR

Juin 1946… La Bel­gique et l’Italie se mettent d’accord pour que la Bel­gique envoie 5 000 kg de char­bon par mineur ita­lien qui arrive en Bel­gique. De juin 1946 à décembre 1949, plus de 77 000 ita­liens sont recru­tés pour les char­bon­nages belges. Dix ans après, le 8 août 1956, la plus impor­tante catas­trophe minière belge fait 262 morts, 160 sont ita­liens. C’est la fin du recru­te­ment ita­lien pour les char­bon­nages.

À tra­vers le témoi­gnage de sept immi­grés ita­liens, d’archives et de la musique popu­laire de ces années-là, ce vidéo­gramme tente de nous faire revivre ces années où le sen­ti­ment domi­nant, chez ces aven­tu­riers mal­gré eux, était l’espoir, l’espoir d’une vie meilleure, pour eux-mêmes et leur famille.

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Enquête et réa­li­sa­tion : Gio­van­ni Len­ti­ni.

Durée : 40 minutes.

Ass. réal. : D. Del­melle.

Pho­to et cadrage : S. Alle­gro.

Son et mixage : J.-P. Depi­reux.

Élec­tro : P. Oger.

Mon­tage et confor­ma­tion : M.-F. Col­lard.

Musique : Tony Di Napo­li, Gae­ta­no Ciam­bra.

Doc. : P. Vel­la, H. Ben Bra­him.

Géné­rique : E. Thon­nart.

Pro­duc­tion : CANAL EMPLOI 1986.

Avec l’aide de la Com­mu­nau­té Fran­çaise.

Nicole Widart, Canal Emploi – Liège

Source de l’ar­ticle : Nicole Widart, « En images et en sons… », Études de com­mu­ni­ca­tion, 8 | 1987, 53 – 71. [En ligne], 8 | 1987, mis en ligne le 24 février 2012. URL : http://edc.revues.org/3007