Don’t shoot

Une exposition collective sur la repression de la liberté d’expression. 

Pour plus d’in­for­ma­tions,  contac­tez Sarah : sarah@zintv.org

L’exposition col­lec­tive « Don’t shoot ! » réunit des images, des témoi­gnages et des réflexions sur notre liber­té d’expression en dan­ger. Ces images ont en com­mun d’avoir sur­vé­cu à la cen­sure poli­cière et de nous inci­ter à tirer la son­nette d’alarme d’une démo­cra­tie qui se détériore.

« Don’t shoot ! » s’est don­née un double objec­tif : nous invi­ter à réflé­chir sur notre facul­té col­lec­tive à pou­voir témoi­gner de l’action poli­cière et de mettre en lumière la cri­mi­na­li­sa­tion crois­sante des mou­ve­ments sociaux.

En effet, qui que nous soyons nous avons le droit inalié­nable de pho­to­gra­phier, de fil­mer et donc de docu­men­ter le tra­vail des forces de l’ordre. Sur le ter­rain, pour­tant, des policier.e.s main­tiennent sou­vent la confu­sion : “il est inter­dit de fil­mer”, “vous devez flou­ter mon image”, etc. Pire, dans le but d’intimider et de décou­ra­ger de fil­mer l’action poli­cière, les membres des forces de l’ordre sai­sissent par­fois votre maté­riel ou le détruisent. Depuis quelques années, de nom­breux cas ont été recen­sés notam­ment par le Comi­té P et par la Ligue des droits humains à tra­vers son obser­va­toire des vio­lences poli­cières (policewatch.be). La plu­part sont clas­sés sans suite. Cette impu­ni­té bana­lise des pra­tiques auto­ri­taires, par­fois même illé­gales (rafles, contrôles d’i­den­ti­té au faciès), alors que les per­sonnes et les mou­ve­ments sociaux qui remettent en ques­tion les poli­tiques de notre gou­ver­ne­ment sont, quant à elles, criminalisées.

Ce pro­jet est por­té par ZIN TV, le pho­to­graphe Fré­dé­ric Moreau de Bel­laing, le col­lec­tif Kras­nyi et la Ligue des droits humains, des par­te­naires qui par­tagent une expé­rience de ter­rain de plu­sieurs années à suivre et docu­men­ter les luttes sociales en Bel­gique. Luttes qui doivent sou­vent faire face à des inti­mi­da­tions, des arres­ta­tions et des vio­lences policières.

Une des spé­ci­fi­ci­tés de ce pro­jet est la diver­si­té des points de vue, à la fois artis­tiques, jour­na­lis­tiques et juri­diques, pré­sen­tés de manière acces­sible et adap­tée aux publics visés. La par­ti­cu­la­ri­té de cette expo­si­tion réside éga­le­ment dans l’utilisation de médias et de sup­ports variés : pho­to­gra­phies, map­ping vidéo, ins­tal­la­tions, écrans, film d’animation, docu­ments sonores, etc.

Cette expo­si­tion consti­tue un sup­port péda­go­gique inté­res­sant pour ani­mer (avec des jeunes ou des adultes) des dis­cus­sions autour de la liber­té d’expression en démo­cra­tie, du droit de mani­fes­ter en Bel­gique, du droit de fil­mer la police.

L’exposition est dis­po­nible sous dif­fé­rents for­mats, une ver­sion clas­sique et une légère.

La pre­mière, dite clas­sique, est com­po­sée des pho­tos contre­col­lées sur alu­mi­nium (voir fiche tech­nique). Elle existe en fran­çais et en néer­lan­dais. Il est pos­sible de com­po­ser une ver­sion bilingue avec une alter­nance de pan­neaux dans les deux langues. Un livret de tous les textes de l’exposition en fran­çais et en néer­lan­dais est éga­le­ment prévu.

Une seconde ver­sion, dite légère, sous forme de bâches à œillets est aus­si dis­po­nible. Elle est moins exhaus­tive mais les cas ont été choi­sis pour garan­tir la force du pro­pos et une ouver­ture au débat la plus large pos­sible. Elle peut faci­le­ment être mise en place dans vos éta­blis­se­ments et consti­tue un sup­port péda­go­gique inté­res­sant pour ani­mer (avec des jeunes ou des adultes) des dis­cus­sions autour des thé­ma­tiques abordées.

Les par­te­naires de l’exposition pour­ront inter­ve­nir sur demande pour une ani­ma­tion de 2 heures mini­mum autour de cette exposition.

Pour plus d’in­for­ma­tions, contac­tez Sarah : sarah@zintv.org