Venezuela : Que cela plaise ou non… Nous vaincrons !

Réponse au Front Socialiste de la Principauté d’Andorre

Par Caro­la CHAVEZ

Image_5-18.pngCer­tains croient que leurs inté­rêts sont au-des­sus des lois et de l’état de droit et affirment qu’avoir des irré­gu­liers colom­biens cachés dans les plan­ta­tions à l’intérieur de notre ter­ri­toire – qu’elles s’appellent Dak­ta­ri (1) ou n’importe quel autre nom – n’a rien de par­ti­cu­lier tant qu’ils luttent pour la liber­té – d’entreprise ou des oppri­més –. Il y a des véné­zué­liens qui ne voient pas d’un mau­vais oeil que des troupes étran­gères –marines, para­mi­li­taires, gué­rillas– enva­hissent notre ter­ri­toire. Il y a des véné­zué­liens qui croient que la recherche de la paix en Colom­bie est une preuve de lâche­té et de sou­mis­sion, qu’il faut faire la guerre à la Colom­bie – parce que San­tos est un oli­garque et parce que Cha­vez est com­mu­niste. Une bonne guerre san­glante, entre frères et, tant pis pour les peuples !, tant pis le rêve de Bolí­var ! Une guerre au nom des prin­cipes — capi­ta­listes ou socia­listes – , parce qu’il ne sau­rait y avoir de peuple qui vaille plus que des prin­cipes intacts. (2)

Il y a des per­sonnes qui n’ont pas eu le temps de défendre notre com­pa­gnie pétro­lière PDVSA comme l’ont fait les mil­liers de tra­vailleurs face aux der­nières agres­sions des USA. Parce que le plus urgent, ce qu’exige le déli­cat moment poli­tique, c’est d’attaquer le gou­ver­ne­ment Cha­vez – au nom de RCTV ou au nom de l’autocritique – mais sur­tout au nom des gens décents et pen­sants de ce pays.

Il y en a qui croient que le gou­ver­ne­ment ne doit pas agir pour le bien des majo­ri­tés qui l’ont élu mais pour satis­faire les attentes de petits sec­teurs non élus – oli­gar­chiques ou révo­lu­tion­naires – dans ou hors du pays (3). Ce sont des per­sonnes qui copient/collent des nou­velles ou des com­mu­ni­qués étran­gers – de OTPOR ou du Front Socia­liste de la Prin­ci­pau­té d’Andorre – qui attaquent Cha­vez et la révo­lu­tion boli­va­rienne et les for­wardent via Inter­net. Eux, à la dif­fé­rence du peuple cha­viste, pensent : “quelle tris­tesse, ce type !”

Il y a des amis qui sont convain­cus de que si tu ne penses pas comme eux c’est parce que tu ne dis pas ce que tu penses mais ce que d’autres t’obligent à dire. Et ils t’exigent des réponses immé­diates même lorsque tu ne dis­poses pas d’informations pour les émettre de manière res­pon­sable, parce qu’il faut pen­ser tout de suite et abso­lu­ment au nom de la liber­té d’expression.

Des amis que croient que le Vene­zue­la, pour être révo­lu­tion­naire, doit deve­nir une cour de récréa­tion – ou d’opérations –, de tout grou­pus­cule de gauche qui existe ; que nous devons appuyer l’ETA, être le refuge des FARC, avec coor­don­nées et tout, celles qu’Uribe a fait fabri­quer jusqu’à nous rendre furieux ; qu’il faut rendre authen­tique l’ordinateur men­teur de Reyes. Aujourd’hui, au nom de quelque chose d’aussi indi­vi­dua­liste que “mes prin­cipes”, il faut se fâcher encore plus, mais contre Cha­vez et à sa manie droi­tière de veiller aux inté­rêts de la nation, de recher­cher la paix et d’éviter l’expansion du conflit colom­bien à notre ter­ri­toire ou la mul­ti­pli­ca­tion des bases mili­taires comme cela plai­rait tant aux Etats-Unis.

Amis qui aident l’ennemi à croire que le calme et la pon­dé­ra­tion sont de trop quand nous mar­chons sur un champ miné.

Caro­la Cha­vez

NOTES

Source : carolachavez.blogspot.com

Tra­duc­tion : Marie-Ange Druart pour LRV

(1) Nom d’une plan­ta­tion dans les alen­tours de Cara­cas où fut décou­vert en 2004 un cam­pe­ment de para­mi­li­taires colom­biens s’entraînant en fonc­tion d’un coup d’état com­pre­nant l’élimination phy­sique du pré­sident Cha­vez)

(2) Même si on ne peut en aucun cas les mettre au même niveau que l’horreur du ter­ro­risme d’Etat des Uribe et consorts, les FARC ont recou­ru au tra­fic de drogue, aux enlè­ve­ments de per­sonnes, aux assas­si­nats de cer­tains pay­sans et indi­gènes (comme en témoignent les rap­ports d’Amnesty Inter­na­tio­nal). Le pré­sident Hugo Cha­vez ne s’adonne ni au tra­fic de drogue, ni aux enlè­ve­ments, ni aux assas­si­nats de pay­sans.

(3) Au rayon « idiots utiles de l’Empire », il y a en Europe des grou­pus­cules qui ont pen­dant des années assi­mi­lé le com­mu­nisme à Sta­line ou à Ceau­ses­cu, contri­buant à éloi­gner la popu­la­tion de toute envie de faire la révo­lu­tion, et qui n’ont jamais dépas­sé quelques déci­males dans les scru­tins. Au Vene­zue­lale le PCV, par­ti com­mu­niste a aux der­nières élec­tions légis­la­tives rem­por­té… un dépu­té ! Décon­nec­tés des peuples, enfer­més dans leur caté­chisme, ne ces­sant de don­ner des leçons, ces grou­pus­cules ont pour tech­nique de récu­pé­rer les révo­lu­tions comme s’ils en étaient les auteurs et à les uti­li­ser pour recru­ter des mili­tants.