Réfléchissez avant d’aller voter !

une marche orga­ni­sée par la Coor­di­na­tion des sans-papiers

Une réa­li­sa­tion : PVLS — Per­ma­nence vidéo des luttes sociales / Par­ti­ci­pa­tion : Col­lec­tif Kran­syi

A quelques jours des élec­tions fédé­rales, les reven­di­ca­tions concer­nant le com­bat des sans-papiers sont encore, hélas, d’actualité. Non à l’enfermement d’en­fants dans des centres fer­més, la fer­me­ture de ces der­niers et sur­tout leur régu­la­ri­sa­tion !

Les sans-papiers reven­diquent la régu­la­ri­sa­tion une fois encore, lors de la Mani­fes­ta­tion natio­nale que la Coor­di­na­tion des sans-papiers et tous les Col­lec­tifs ont orga­ni­sé un ras­sem­ble­ment le dimanche 28 avril à 14h00 à la Gare du Nord à Bruxelles. La Coor­di­na­tion des sans-papiers invite tous les citoyens, les démo­crates, les « com­munes hos­pi­ta­lières », les asso­cia­tions, les syn­di­cats, les mou­ve­ments et les par­tis poli­tiques à s’associer au mou­ve­ment, et à uti­li­ser leur vote le 26 mai pro­chain pour un gou­ver­ne­ment qui régu­la­ri­se­ra les sans-papiers !

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On estime à 100.000 le nombre de per­sonnes pré­sentes de longue date en Bel­gique vivant dans la clan­des­ti­ni­té. A quelques jours des élec­tions fédé­rales, les reven­di­ca­tions concer­nant le com­bat des sans-papiers sont encore, hélas, d’actualité. Non à l’enfermement d’en­fants dans des centres fer­més, la fer­me­ture de ces der­niers et sur­tout leur régu­la­ri­sa­tion !

Cer­tains sec­teurs issus du mou­ve­ment citoyen font des pro­po­si­tions concrètes, le col­lec­tif de sou­tien des sans-papiers de Liège, en concor­dance avec celles de la coor­di­na­tion natio­nale des sans-papiers de Bel­gique, a éta­bli des reven­di­ca­tions en vue des élec­tions de mai 2019. Ils demandent :

1. La dépé­na­li­sa­tion du séjour irré­gu­lier, en sup­pri­mant l’ar­ticle 75 de la loi du 15/12/1980 (Dis­po­si­tions qui péna­lisent le séjour irré­gu­lier dans le Royaume), condi­tion sine qua non pour que les per­sonnes puissent faire valoir leurs droits à la vie fami­liale, à la san­té, au loge­ment, à l’éducation, à la for­ma­tion et bien sûr contre l’exploitation éco­no­mique.

2. La régu­la­ri­sa­tion des sans-papiers qui se trouvent en Bel­gique grâce à : (2.1) L’inscription dans la loi de cri­tères clairs et per­ma­nents de régu­la­ri­sa­tion pour rai­sons huma­ni­taires, que sont les attaches durables, le tra­vail, l’i­né­loi­gna­bi­li­té ou le risque d’atteinte à un droit fon­da­men­tal en cas de retour. (2.2) La créa­tion d’une Com­mis­sion indé­pen­dante per­ma­nente de régu­la­ri­sa­tion char­gée de l’analyse des demandes de régu­la­ri­sa­tions pour rai­sons huma­ni­taires (9bis).

3. Un élar­gis­se­ment consé­quent des voies d’accès au séjour légal en Bel­gique, non seule­ment comme valeur et condi­tion du res­pect des droits fon­da­men­taux de tou(te)s, mais aus­si comme néces­si­té. En effet, en vue de répondre aux réa­li­tés de la mobi­li­té des citoyens aujourd’hui (pour des rai­sons éco­no­miques, de sécu­ri­té ou cli­ma­tiques notam­ment), mais éga­le­ment aux besoins de notre socié­té tant sur les plans éco­no­mique, démo­gra­phique, social et cultu­rel, il faut élar­gir les pos­si­bi­li­tés d’accès légal au ter­ri­toire belge (y com­pris par le tra­vail).

4. La fin du cri­tère du Règle­ment Dublin III obli­geant le pre­mier pays euro­péen par lequel le migrant arrive, à trai­ter la demande de pro­tec­tion inter­na­tio­nale de ce der­nier. Il faut prendre en compte les besoins et réa­li­tés spé­ci­fiques du migrant en recherche de pro­tec­tion afin de garan­tir un véri­table res­pect de la Conven­tion de Genève (Conven­tion inter­na­tio­nale de 1951 qui défi­nit les moda­li­tés selon les­quelles un État doit accor­der le sta­tut de réfu­gié aux per­sonnes qui en font la demande, ain­si que les droits et les devoirs de ces per­sonnes.) en ce com­pris le droit à la vie pri­vée et fami­liale.

5. La fer­me­ture des centres fer­més et l’arrêt des expul­sions, piliers d’une poli­tique répres­sive, inef­fi­cace et extrê­me­ment coû­teuse pour l’Etat belge, et dont l’existence même contre­vient aux liber­tés fon­da­men­tales et génèrent des atteintes quo­ti­diennes aux droits et à la digni­té humaine.

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Voi­ci une étude et des recom­man­da­tions qui invitent nos futurs res­pon­sables de l’Etat belge aux niveaux régio­nal, fédé­ral et euro­péen, à trou­ver une solu­tion durable, rai­son­nable et digne d’un État de droit à la situa­tion des femmes, hommes et enfants sans-papiers qui vivent ici depuis tant d’années.
Pour un gou­ver­ne­ment qui régu­la­ri­se­ra les sans-papier — Recom­man­da­tions pour les élec­tions fédé­rales, régio­nales et euro­péennes du 26mai 2019

Images du col­lec­tif kras­nyi

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