25 septembre 2018

Conférence : L’accès à la propriété est-il une mission de service public ?

12h rue Lambert Crickx, 5, 1070 Bruxelles

25 septembre 2018

Débat : détention de familles avec enfants en centres fermés

18h Muntpunt, salle Mallemunt (3ème étage), 6 Place de la Monnaie, (...)

25 septembre 2018

Les rapports de genre véhiculés par les films de guerre

18h30 La Fonderie. 27 Rue Ransfort, 1080 Bruxelles

25 septembre 2018

Rencontre avec les auteurs de la BD : Là où se termine la terre

19h Maison de l’Amérique Latine. Rue du Collège, 27 – 1050 (...)

25 septembre 2018

Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat

19h30>00h Quai du Hainaut 29 - 1080 Bruxelles

25 septembre 2018

Conférence de Raf Kusters : chemin de fer de Benguela

19h30 Kuumba, 78 chaussée de Wavre à 1050 Bruxelles

26 septembre 2018

Rassemblement – Free Mustapha Awad !

15h Ambassade d’Israël. Avenue de l’Observatoire 40, 1180 (...)

27 septembre 2018

Littérature de l’exil : Aubert Mukendi

17h30 INZIA. 37 rue de la paix, 1050 Bruxelles

27 septembre 2018

Soirée Slam.e.s de fond : Mots en lutte

19h Cinéma Nova. Rue d’Arenberg 3, 1000 Bruxelles

27 septembre 2018

Lancement de la chorale militante d’ADES

19h Rue de Liedekerke 71, 1210 Bruxelles


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Brésil : Lula et le « crime » de la gauche


L’ex-président brésilien s’est vu refuser la demande d’habeas corpus préventif déposée par ses avocats

Le « crime » de Lula, c’est d’être de gauche, dans un contexte où les forces de la droite internationale imposent leur hégémonie déstabilisatrice dans la région.

Son « crime », c’est d’avoir aidé à fonder, il y a 38 ans, le Parti des travailleurs (PT), une plateforme qui a donné la parole aux mouvements syndicaux et qui se bat pour leurs droits.

Le « crime » de Lula est d’avoir remporté les élections présidentielles de 2002 en tant que représentant du PT et d’être devenu le président ayant obtenu le plus de voix de l’histoire du Brésil. C’est d’avoir quitté son second mandat avec 80% d’approbation, offrant à son pays une croissance économique de 7,5% et un salaire minimum 54% plus élevé que celui de son premier gouvernement.

Le « crime » de cet ouvrier métallurgiste, c’est d’avoir sorti plus de 30 millions de Brésiliens de la pauvreté, d’avoir réduit le taux de chômage et placé son pays sur la carte des puissances émergentes.

Le « crime » de Lula, c’est d’avoir inspiré le plus grand pays d’Amérique latine et projeté une image d’ « d’ordre et de progrès », comme le veut la devise inscrite sur le drapeau national.

Le « crime » de Lula, c’est d’avoir stabilisé l’économie nationale et remboursé la totalité de la dette contractée par son pays auprès du Fonds monétaire international.

Le « crime » de Lula est d’avoir apporté son soutien à sa dauphine Dilma Rousseff, qui a poursuivi ses programmes de progrès au Brésil et qui, pour cette même raison, a également été victime d’une persécution qui a mis fin à son mandat.

Le « crime » de Lula, c’est son intention de se présenter aux élections présidentielles d’octobre. Et sa plus grave « faute », d’être en tête des sondages en tant que candidat dans un pays où le mécontentement populaire à l’égard des mesures néolibérales du président de facto Michel Temer ne cesse de croître.

Le « crime » de Lula, c’est d’être devenu le grand espoir de la résurgence du Brésil et de la relance des mouvements progressistes dans la région.

Le « crime » pour lequel Lula est jugé est le « crime » de la gauche ; celui pour lequel ils veulent aussi juger Dilma, Nicolas Maduro, Evo Morales, Cristina Fernandez, et tout autre leader qui refusera de baisser la tête et de suivre les ordres du Nord.

Gabriela Avila Gomez, 6 avril 2018

source : Granma / traduction : bolivar infos



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