16 janvier 2020

Après NewB - Les coopératives, une alternative au capitalisme ?

19h30 Pianofabriek 35 rue du Fort 1060 Bruxelles

17 janvier 2020

Vers une monnaie mondiale privée dominant les États

19h30-22h30 La vénerie / Espace Delvaux Rue Gratès, 3, 1170 (...)

18 janvier 2020

Réinventons la démocratie

13h Théâtre Marni 25 rue de vergnies 1050 Bruxelles

22 janvier 2020

Dénonçons la criminalisation organisée des migrants en passage

19h La Maison Qui Chante 122 rue du Viaduc 1050 Bruxelles

25 janvier 2020

Rebellion au Chili - Films, rencontres, concert

20H TRI POSTAL. Av Fonsny 48, 1060 Bruxelles - Gare du (...)

29 janvier 2020

Ciné-débat : "Chez Jolie Coiffure" + Salon de coiffure alternatif

18h-21h30 PointCulture 145 rue Royale 1000 Bruxelles

6 février 2020

Réalités migratoires et représentations médiatiques en Belgique

9h30-16h30 Pianofabriek (salle Casablanca), 35 rue du Fort 1060 (...)

13 février 2020

Midi info : Désobéir à la loi face à l’urgence climatique ?

12h30-14h Boulevard Léopold II 184D, 1081 Bruxelles

13 février 2020

Pinochet : livre sur sa biographie militaire et politique

19h Maison de l’Amérique Latine, rue du collège 27, 1050 (...)


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Le livre que Julian Assange avait quand il a été arrêté...

Julian Assange a été arrêté à la résidence de l’ambassade de l’Equateur à Londres, après avoir passé près de 7 ans à y chercher asile et protection.

Comme on le sait, Assange a commencé à être sollicité par les autorités fédérales des États-Unis à la suite de la fuite de documents classifiés en rapport avec les offensives militaires de ce pays en Afghanistan et en Iraq, toutes deux lancées au début du XXIe siècle. Avec l’aide du soldat Bradley Manning (qui a changé son sexe et son nom pour Chelsea Manning), Assange a publié cette information sur le site WikiLeaks, à partir duquel il a été accusé de complot par le système judiciaire américain.

L’arrestation a eu lieu après que le gouvernement équatorien eut révoqué son droit d’asile politique, sous prétexte qu’Assange violait à plusieurs reprises les accords qui lui permettaient jusqu’alors de vivre à l’ambassade. Dès que cette décision a été prise, la police de Londres s’est empressée de retirer le journaliste de la scène, en réponse, à son tour, à un ordre d’extradition émis par le gouvernement étasunien.

Lors de son arrestation, Assange a quitté l’ambassade avec un livre entre les mains, alors qu’il était menotté. Plus tard, au tribunal de première instance de Westminster, où le journaliste a été emmené pour sa première audience, il a passé du temps à attendre en lisant les pages du dit livre.

Le livre a été rapidement identifié : Histoire de l’État de la sécurité nationale, de l’écrivain Gore Vidal, particulièrement apprécié dans l’histoire littéraire des États-Unis et qui, pendant une grande partie de sa carrière, s’est distingué par ses critiques sévères des traditions de la société américaine ainsi que de la politique militaire du gouvernement, qui à son avis avait entraîné le déclin de la culture américaine.

Le livre a été publié à l’origine en 2014, quelques années après la mort de l’auteur. Il s’agit d’une compilation posthume de l’échange entre Vidal et l’éditeur et essayiste Paul Jay sur l’établissement d’une "présidence impériale", terme que Vidal a donné au gouvernement contemporain des États-Unis, où une combinaison d’intérêts militaires et industriels a abouti à une forme très subtile d’autoritarisme.

"Les gens n’ont pas de voix parce qu’ils n’ont pas d’information ", a dit Vidal à un moment donné dans cette conversation, ce qui explique peut-être pourquoi Assange avait ce livre entre ses mains.

Comme dans "Le jardin aux sentiers qui bifurquent", nouvelle de Borges, il faut parfois, pour faire passer un message, recourir à des formes de communication moins prévisibles.

Pijamasurf / traduction : ZIN TV



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