Crainte autour de la disparition d’une militante écologiste en Colombie

Communiqué d'Amnesty International

COLOMBIE : Crainte autour de la dis­pa­ri­tion de la mili­tante éco­lo­giste San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­ro

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Coor­di­na­tion Envi­ron­ne­ment et droits humains

La mili­tante éco­lo­giste colom­bienne San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go pour­rait avoir été vic­time de dis­pa­ri­tion for­cée le 17 février à Cali, dans l’ouest de la Colom­bie, alors qu’elle se ren­dait à l’Université natio­nale dans la ville voi­sine de Pal­mi­ra pour y don­ner une confé­rence. On a retrou­vé sa carte d’identité, son télé­phone por­table et d’autres effets per­son­nels mais on ignore où elle se trouve actuel­le­ment.

Autres infor­ma­tions après la lettre-modèle.

Envoyez vos appels à :

Mr Ange­li­no Garzón – Vice-Pré­sident de la Répu­blique de Colom­bie
Vice pre­si­den­cia,
Car­re­ra BA No 7 – 27,
Bogotá,
COLOMBIE

Télé­co­pieur : +57 1 444 2158

Mr. Germán Var­gas Lle­ras – Ministre de l’Intérieur et de la Jus­tice
Minis­tère de l’Intérieur et de la Jus­tice
Car­re­ra 9a. No. 14 – 10,
Bogotá,
COLOMBIE

Télé­co­pieur : +57 1 599 8961

Mme. Viviane Morales – Pro­cu­reure Géné­rale
Fis­cal Gene­ral de la Nación
Dia­go­nal 22B (Av. Luis Car­los Galán No. 52 – 01) Bloque C
Piso 4,
Bogotá,
COLOMBIE

Télé­co­pieur : +57 1 570 2091

Envoyez une copie à :

Ambas­sade de Colom­bie
450 Wil­brod Street
Otta­wa, ON, K1N 6M8
Télé­phone local : (613) 237‑1090

Consu­lat géné­ral de Colom­bie
1 West­mount Square, suite 1700
Mont­réal, QC, H3Z 2P9
Télé­phone local : (514)499‑0968


LETTRE-MODÈLE

Mr Ange­li­no Garzón – Vice-Pré­sident de la Répu­blique de Colom­bie
Vice pre­si­den­cia,
Car­re­ra BA No 7 – 27,
Bogotá,
COLOMBIE

Télé­co­pieur : +57 1 444 2158

Objet : Pro­tec­tion de la mili­tante éco­lo­giste colom­bienne San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go

Cher mon­sieur le Vice-Pré­sident,

Je vous écris pour vous faire part de mes graves pré­oc­cu­pa­tions au sujet de la pos­sible dis­pa­ri­tion for­cée de Mme San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go, sur­ve­nue le 17 février pas­sé, à Cali.

Il se pour­rait que cette dis­pa­ri­tion soit en lien avec les acti­vi­tés de Mme Gal­le­go en tant que mili­tante éco­lo­giste au sein de l’ONG Sur­vi­vien­do, qu’elle dirige, qui s’occupe de ques­tions liées à la pro­tec­tion de l’eau. Le 18 février, le len­de­main du jour où elle a été vue pour la der­nière fois, elle devait par­ti­ci­per à une ren­contre por­tant sur des ques­tions liées à l’eau, à Cali. Le 19 février, les proches de San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go ont été infor­més que sa carte d’identité et son télé­phone por­table avaient été retrou­vés près de l’endroit où elle devait prendre un bus pour aller à l’université.

Pen­dant les deux semaines qui ont pré­cé­dé sa dis­pa­ri­tion, San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go éla­bo­rait avec la popu­la­tion locale un pro­jet de ges­tion de l’environnement pour la muni­ci­pa­li­té de Yumbó, dans le dépar­te­ment du Valle del Cau­ca. Elle a éga­le­ment tra­vaillé avec le peuple autoch­tone Yana­co­na sur le fleuve Cau­ca.

Je vous prie donc ins­tam­ment :
° De faire le néces­saire pour déter­mi­ner où Mme San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go se trouve et pour garan­tir sa sécu­ri­té
° De dili­gen­ter une enquête minu­tieuse et impar­tiale sur son éven­tuelle dis­pa­ri­tion for­cée et de rendre les conclu­sions de cette enquête publiques
° De tra­duire les pré­su­més res­pon­sables en jus­tice

En vous rap­pe­lant votre devoir de res­pec­ter les obli­ga­tions vis-à-vis la situa­tion des défen­seurs des droits humains, confor­mé­ment à la Décla­ra­tion des Nations unies de 1998 sur les défen­seurs des droits de l’Homme, veuillez agréer, Mon­sieur le Vice-Pré­sident, l’expression de ma haute consi­dé­ra­tion.


AUTRES INFORMATIONS

San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go est une mili­tante éco­lo­giste qui a tra­vaillé pour l’ONG CENSAT Agua Viva, la branche colom­bienne de l’association Friends of the Earth (Les Amis de la Terre). Elle dirige actuel­le­ment l’ONG Sur­vi­vien­do, qui s’occupe de ques­tions liées à la pro­tec­tion de l’eau, du bas­sin flu­vial et des zones humides dans le dépar­te­ment du Valle del Cau­ca, dans le sud-ouest du pays. Par le pas­sé, des défen­seurs des droits humains en faveur de la pro­tec­tion de l’environnement en Colom­bie ont déjà été vic­times de menaces, de dis­pa­ri­tions for­cées ou d’homicides en rai­son de leur tra­vail.

Pen­dant les deux semaines qui ont pré­cé­dé sa dis­pa­ri­tion, San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go éla­bo­rait avec la popu­la­tion locale un pro­jet de ges­tion de l’environnement pour la muni­ci­pa­li­té de Yumbó, dans le dépar­te­ment du Valle del Cau­ca. Elle a éga­le­ment tra­vaillé avec le peuple indi­gène Yana­co­na sur le fleuve Cau­ca et a don­né des inter­views dans le but de pro­mou­voir les actions de cette popu­la­tion visant à assu­rer la pro­tec­tion du fleuve. Le 18 février, len­de­main du jour où elle a été vue pour la der­nière fois, elle devait par­ti­ci­per à une ren­contre por­tant sur des ques­tions liées à l’eau, à Cali.

Le 19 février, les proches de San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go ont été infor­més que sa carte d’identité avait été retrou­vée près de l’endroit où elle devait prendre un bus pour aller à l’université ; son télé­phone por­table a été décou­vert plus tard non loin de là. Étant don­né que des défen­seurs des droits humains en faveur de la pro­tec­tion de l’environnement en Colom­bie sont vic­times de menaces, de dis­pa­ri­tions for­cées, voire d’homicides en rai­son de leur tra­vail, Amnis­tie ‑inter­na­tio­nale pense que San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go a peut-être été vic­time d’une dis­pa­ri­tion for­cée.

Écri­vez au vice-pré­sident colom­bien et au ministre de l’intérieur et de la jus­tice pour leur deman­der d’adopter des mesures effi­caces afin de garan­tir la sécu­ri­té de San­dra Vivia­na Cuel­lar Gal­le­go et de dili­gen­ter une enquête impar­tiale sur son éven­tuelle dis­pa­ri­tion for­cée. Veuillez éga­le­ment adres­ser des copies aux repré­sen­tants diplo­ma­tiques de la Colom­bie au Cana­da.