Ken Loach a refusé le prix que voulait lui décerner le Festival de Turin

Ken Loach: Comment pouvais-je ne pas répondre à une demande de solidarité de la part de travailleurs qui ont été licenciés pour avoir défendu leurs droits?

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Le mer­cre­di 21 novembre 2012, le réa­li­sa­teur bri­tan­nique Ken Loach a refu­sé un prix que vou­lait lui décer­ner le Fes­ti­val de Turin, par soli­da­ri­té avec des employés char­gés du net­toyage et de la sécu­ri­té du Musée natio­nal du ciné­ma de cette ville du nord de l’Italie, orga­ni­sa­teur du fes­ti­val.

« C’est avec grand regret que je suis contraint de refu­ser le prix que m’a accor­dé le fes­ti­val du film de Turin », a écrit le cinéaste, dans une lettre envoyée par son dis­tri­bu­teur ita­lien, BIM film.

Selon Ken Loach, les tra­vailleurs du musée « qui étaient les moins bien payés et donc les plus vul­né­rables ont per­du leur bou­lot parce qu’ils s’opposaient à des réduc­tions de salaires ». « Il est injuste que les plus pauvres payent pour une crise éco­no­mique dont ils ne sont pas res­pon­sables », s’insurge le cinéaste.

Ken Loach avance la com­pa­rai­son avec l’un des ses films, « Bread and Roses » (2000) qui évoque la lutte à Los Angeles de deux employées du net­toyage mexi­caines.

« Com­ment pou­vais-je ne pas répondre à une demande de soli­da­ri­té de la part de tra­vailleurs qui ont été licen­ciés pour avoir défen­du leurs droits ? Accep­ter le prix en fai­sant juste quelques com­men­taires cri­tiques aurait été faible et hypo­crite », écrit-il.

Ken Loach devait rece­voir un prix pour l’ensemble de son œuvre.

A la demande des dis­tri­bu­teurs, la pro­jec­tion au fes­ti­val ‑qui a lieu du 23 novembre au 1er décembre- de son der­nier film, « La part des Anges », a été annu­lée.

Pour saluer Ken Loach, ci-des­sous un mon­tage où Ken Loach nous parle jus­te­ment de « Bread and roses ».

Source de l’ar­ticle : oula­la