Dany Laferrière invite à sa table

Une émission avec

Les hôtes :
Dany Lafer­rière et Rod­ney Saint-Eloi

Les convives :
Mar­tine Fidèle (Double corps), Louis-Phi­lippe Dalem­bert (Avant que les ombres s’ef­facent), James Noël (Belle mer­veille), Maken­zy Orcel (L’ombre ani­male), Néhé­my Pierre-Daho­mey (Rapa­triés), Emme­lie Pro­hète (Le Bout du monde est une fenêtre) et Gary Vic­tor (Mau­dite édu­ca­tion).

Une emission realisée

par ZIN TV, d’après une idée ori­gi­nales de Dany Lafer­rière.
Une pro­duc­tion CEC, Coopé­ra­tion edu­ca­tion Culture.

Au menu, des romanciers et des poètes Haïtiens, certains fraîchement cueillis comme des fruits et légumes du terroir, d’autres plutôt à déguster lentement comme un rhum cinq étoiles.

Dany Lafer­rière invite à sa table

En toute sim­pli­ci­té, je reçois des amis à sou­per, il se trouve qu’ils sont de magni­fiques écri­vains. Au menu, des roman­ciers et des poètes, cer­tains fraî­che­ment cueillis comme des fruits et légumes du ter­roir, d’autres plu­tôt à dégus­ter len­te­ment comme un rhum cinq étoiles. Cui­sine lit­té­raire aus­si colo­rée qu’une pein­ture Saint-Soleil et plus épi­cée qu’une pièce musi­cale de Tabou Com­bo. Rod­ney Saint-Eloy sera au four­neaux avec ses meilleures recettes. je serai à la table pour ser­vir un alcool assez fort pour délier les langues.
Dany Lafer­rière — écri­vain, scé­na­riste

Sur un ton léger mais per­cu­tants, on peut sen­tir com­bien les œuvres d’écrivains haï­tiens sont à visages mul­tiples et portent un regard par­ti­cu­lier sur le monde depuis Haï­ti et son his­toire qui, comme on le sait, est ponc­tuée de nom­breux séismes (poli­tiques, sociaux et natu­rels). Ceux-ci n’ont jamais été un frein à la créa­tion lit­té­raire. Et celle-ci se pour­suit de géné­ra­tion en géné­ra­tion. Comme on le voit autour de la table, de jeunes auteurs et poètes déve­loppent un ima­gi­naire de la moder­ni­té dans une mon­dia­li­té omni­pré­sente, depuis Haï­ti ou ailleurs.

Le voyage est une belle porte d’entrée dans cette diver­si­té d’expression lit­té­raire. Qu’il soit géo­gra­phique ou sym­bo­lique, réel ou ima­gi­naire, vécu ou inté­rio­ri­sé, le voyage est pré­sent dans de nom­breuses œuvres de lit­té­ra­ture haï­tienne contem­po­raine. Sans vou­loir l’ériger en thé­ma­tique trans­ver­sale, le voyage comme méta­phore du chan­ge­ment, du bou­le­ver­se­ment, de la marche en avant, de l’exil, de l’aller et le retour, sym­bo­lise la grande diver­si­té qui carac­té­rise cette lit­té­ra­ture. Sur­tout qu’elle est par­tout, elle voyage sans cesse, dans le temps et dans l’espace.

Nombre d’auteurs d’ailleurs se réfèrent à Haï­ti et à sa lit­té­ra­ture. Nombre d’auteurs haï­tiens voyagent à tra­vers le monde, d’un évé­ne­ment lit­té­raire à l’autre. Ces voyages, réels et ima­gi­naires, nour­rissent des iden­ti­tés plu­rielles, des iden­ti­tés « rhi­zomes »… Quelques soient les mots uti­li­sés, on sait com­bien Haï­ti et sa lit­té­ra­ture est une fenêtre ouverte sur le monde.

Une émis­sion réa­li­sée dans le cadre de la mani­fes­ta­tion lit­té­raire « AYITI LA ! Les lettres haï­tiennes en mou­ve­ment », orga­ni­sée par le CEC, Coopé­ra­tion Edu­ca­tion Culture, sou­te­nu par le WBI.

EN LIEN :