Deux ans à Belmarsh

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Comi­té Free Assange Belgium

PVLS — ZIN TV

2021

Le 11 avril 2019, la police bri­tan­nique péné­trait dans l’am­bas­sade d’é­qua­teur pour arrê­ter Julian Assange. Il est depuis incar­cé­ré à la pri­son de haute sécu­ri­té de Bel­marsh, aus­si appe­lé le “Guantá­na­mo bri­tan­nique”.  Mena­cé de 175 années de pri­son pour avoir fait son tra­vail de jour­na­liste, il est en attente d’une déci­sion de la jus­tice bri­tan­nique sur une demande d’ex­tra­di­tion vers les États-Unis. Cette incar­cé­ra­tion est injuste.

La juge bri­tan­nique Barait­ser, le 4 jan­vier 2021, a refu­sé l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis pour des rai­sons : médi­cales. S’il était extra­dé, l’homme serait enfer­mé dans une pri­son de haute sécu­ri­té appe­lée “Super­max” et ris­que­rait de se sui­ci­der. Dans les pri­sons Super­max, les pri­son­niers sont main­te­nus en confi­ne­ment soli­taire et ne peuvent quit­ter leur cel­lule qu’une heure par jour. Les portes des cel­lules sont contrô­lées élec­tro­ni­que­ment et opaques afin d’é­vi­ter que les pri­son­niers ne se voient. Les meubles de la cel­lule sont faits en béton et inté­grés aux murs. Les tuyau­te­ries et les portes de la cel­lule sont iso­lés pho­ni­que­ment afin d’empêcher toute com­mu­ni­ca­tion entre déte­nus. Durant les “pro­me­nades”, les déte­nus ont les mains menot­tées dans le dos et les fers aux pieds. Les acti­vi­tés ou le tra­vail sont géné­ra­le­ment inexis­tants. En jan­vier, la juge bri­tan­nique Barait­ser a refu­sé l’extradition d’As­sange pour des rai­sons médi­cales. Dit autre­ment : la juge a accep­té les accu­sa­tions por­tées par les pro­cu­reurs amé­ri­cains contre Assange, contre son tra­vail de jour­na­liste. La publi­ca­tion de docu­ments clas­si­fiés – de crimes de guerre avé­rés – est, du point de vue de la jus­tice bri­tan­nique, un crime.

Les textes de loi sont par­fois élé­gants, les décla­ra­tions des droits de l’homme admi­rables. Les phrases qui les consti­tuent disent ce qui doit être fait, pour le bien de toutes et tous, mais quand est-il dans la pra­tique ? La fin a tou­jours jus­ti­fié les moyens des puis­sants qui ont des choses à cacher.

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