Ta vulve

Film-débat : mon nom est clitoris

13.04 2020
20h - 21h30
La Tricoterie

C’est vendredi !, 8 maars training

14.02 2020
19h - 22h
JOC

pour en savoir plus : MIRABAL

Une réa­li­sa­tion : PVLS — Per­ma­nence vidéo des luttes sociales

Mots-clés

A l’approche de la mani­fes­ta­tion du 25 novembre contre les vio­lences faites aux femmes, le col­lec­tif ‘Ta Vulve !’ se réap­pro­prie l’espace public noc­turne à sa manière. Par cette action, ce groupe de femmes rap­pelle que la rue est un espace mas­cu­lin et un lieu de vio­lences pour les femmes.

A l’ap­proche de la mani­fes­ta­tion du 25 novembre contre les vio­lences faites aux femmes, le col­lec­tif “Ta Vulve !” se réap­pro­prie l’es­pace public noc­turne à sa manière. Par cette action, ce groupe de femmes rap­pelle que la rue est un espace mas­cu­lin et un lieu de vio­lences pour les femmes.

Pour rejoindre la Mani­fes­ta­tion, ren­dez-vous dimanche 25 novembre 2018 à 14h00, Place Poe­laert
Plus d’in­fo : Mira­bal (www.mirabalbelgium.org)

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On ne peut plus dire qu’on ne savait pas !
On ne peut plus lais­ser faire !

 

#Stop­Ge­weld­Te­gen­Vrou­wen #Mira­bal­Bel­gium #Stop­Vio­len­ces­Fai­te­sAux­Femmes

Le vent tourne

En 2017, de nom­breuses femmes se sont auto­ri­sées à par­ler libre­ment via les réseaux sociaux des agres­sions sexuelles qu’elles ont vécues. En par­ler pour ne plus être seule, pour ne plus se sen­tir cou­pable, pour expri­mer notre colère légi­time, pour trou­ver la force de faire en sorte que ça change, pro­fon­dé­ment et dura­ble­ment, pour qu’aucune de nous ne vive plus jamais ça !

En 2017, les asso­cia­tions fémi­nistes ont, pour la pre­mière fois en Bel­gique, mis des mots et des visages sur un chiffre ter­ri­fiant : au moins 39 femmes assas­si­nées cette année-là parce qu’elles étaient des femmes[1] ! Car­men (35 ans, Comines), Sha­shia (20 ans, Anvers), Jean­nine (64 ans, Vil­lers-la-ville), Femke (38 ans, Lana­ken), Mali­ka (41 ans, Asquillies), … Recon­naître ces crimes pour ce qu’ils sont : des fémi­ni­cides. Recon­naître pour rendre hom­mage, à toutes ces femmes assas­si­nées et, à tra­vers elles, aux mil­liers d’autres qui sur­vivent tous les jours aux vio­lences machistes, le plus sou­vent com­mises par un homme de leur entou­rage. Recon­naître pour résis­ter, soli­daires, parce que nous nous vou­lons vivantes !

Har­cè­le­ment sexiste, viols, fémi­ni­cides, les médias n’ont pas tar­dé à relayer ce qui a été pré­sen­té comme un phé­no­mène de socié­té. La Bel­gique sem­blait décou­vrir enfin l’ampleur des vio­lences machistes que toutes les femmes connaissent trop sou­vent, sous une forme ou l’autre, tout au long de leur vie. Un nou­veau vent est en train de souf­fler.

Nous vou­lons du chan­ge­ment

En 2018, si les dis­cours sont presque una­nimes pour condam­ner les vio­lences faites aux femmes, les actes ne suivent pas encore.

La lutte contre toutes les formes de vio­lences machistes est une res­pon­sa­bi­li­té col­lec­tive, qui ne doit pas repo­ser que sur les épaules des femmes. Il est temps que les hommes et les pou­voirs publics prennent la mesure de leurs rôles dans ces vio­lences et agissent en consé­quence pour, eux aus­si, contri­buer acti­ve­ment à y mettre fin.

Les poli­tiques d’austérité, le racisme et le sexisme conti­nuent à faire recu­ler les droits fon­da­men­taux de la majo­ri­té de la popu­la­tion. Il est temps de ren­ver­ser radi­ca­le­ment la vapeur si on veut réel­le­ment se don­ner les moyens de garan­tir l’autonomie et la sécu­ri­té de toutes les femmes avec ou sans papiers, avec ou sans emploi, quelle que soit leur ori­gine, leur âge ou leur orien­ta­tion sexuelle.

Il y a plus de deux ans, la Bel­gique a rati­fié la Conven­tion d’Istanbul[2], s’engageant ain­si à mettre en œuvre, à tra­vers une poli­tique inté­grée contre toutes les formes de vio­lences faites aux femmes, des démarches concrètes en matière de pré­ven­tion, pro­tec­tion des vic­times et pour­suite des auteurs. Dans le cadre de l’OIT, les représentant.e.s des travailleurs.euses et le Gou­ver­ne­ment belge par­ti­cipent à l’élaboration d’une Conven­tion pour mettre fin à la vio­lence et au har­cè­le­ment dans le monde du tra­vail : ce tra­vail doit se pour­suivre en 2019[3]. Mais les pra­tiques n’ont pas encore évo­lué de manière satis­fai­sante sur de nom­breux points comme en atteste le rap­port alter­na­tif sur la mise en œuvre de la Conven­tion d’Istanbul éla­bo­ré par les asso­cia­tions et ser­vices de terrain[4].

Ser­rons-nous les coudes

Ces der­nières années, en Argen­tine, en Tuni­sie, en Corée, dans l’Etat espa­gnol, en Irlande, au Maroc, en Inde, … par­tout dans le monde, les mou­ve­ments fémi­nistes montent au cré­neau pour battre en brèche les vio­lences machistes sous toutes leurs formes. En nous ins­pi­rant de la dyna­mique fémi­niste inter­na­tio­nale et dans une même démarche soli­daire, nous appe­lons à une nou­velle mobi­li­sa­tion natio­nale en 2018 en Bel­gique.

Le 25 novembre 2017, à l’occasion de la Jour­née inter­na­tio­nale pour l’élimination de la vio­lence à l’égard des femmes, plus de 3.000 per­sonnes mani­fes­taient dans les rues de Bruxelles pour récla­mer un enga­ge­ment plus ferme, mas­sif et consé­quent des pou­voirs publics dans la lutte contre les vio­lences faites aux femmes. Mais, bien sûr, parce que la route est longue, cette mobi­li­sa­tion en appe­lait d’autres.

[1] http://stopfeminicide.blogspot.be ; www.facebook.com/StopFeminicideBelgium

[2] Conven­tion du conseil de l’Europe sur la pré­ven­tion et la lutte contre la vio­lence à l’égard des femmes et la vio­lence domes­tique, autre­ment appe­lée « Conven­tion d’Istanbul ». www.coe.int/fr/web/istanbul-convention/about-the-convention

[3] Boîte à outils de cam­pagne : Stop à la vio­lence et au har­cè­le­ment dans le monde du tra­vail https://www.ituc-csi.org/boite-a-outils-de-campagne-stop‑a?lang=en

[4] Les conclu­sions de ce rap­port seront ren­dues publiques en octobre-novembre 2018.

13 sep­tembre 2018

Les lignes com­mencent à bou­ger pour enfin obte­nir des avan­cées concrètes et signi­fi­ca­tives !

En avant !

Les orga­ni­sa­tions qui sou­haitent sou­te­nir cet appel en s’engageant concrè­te­ment dans sa dif­fu­sion, dans la mobi­li­sa­tion et/ou dans l’organisation de la mani­fes­ta­tion du 25 novembre peuvent se signa­ler à mirabal.belgium@gmail.com

Les citoyen-ne‑s qui sou­haitent se mobi­li­ser peuvent éga­le­ment signer la péti­tion en ligne.

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