23 juin 2017

Rencontre autour du Rojava : une tentative communaliste

19h rue Berthelot 116 à 1190 Bruxelles

27 juin 2017

La gouvernance de gauche en Amérique latine

19h30 L’Horloge du Sud. Rue du Trône 141, 1050 Bruxelles

29 juin 2017

Invitons-nous à la table de Jan Jambon !

18h Radisson Blu Royal Hotel. Rue du Fossé-aux-Loups 100, 1000 (...)

29 juin 2017

Lumumba, la lutte continue !

18h30 Quartier Malibran. Rue de la Digues 10, 1050 Bruxelles

29 juin 2017

[Lecture musicale] Le Nom sur le bout de la langue

19h rue Berthelot 116 à 1190 Bruxelles

29 juin 2017

Rencontre avec l’équipe de Kairos

19h Pianofabriek, rue du Fort, 35, 1060 Bruxelles

30 juin 2017

30 juin, 1 et 2 juillet - Projection : L’Audit - Enquête sur la dette grecque

12h30 - La Marlagne - Chemin des Marronniers 26, 5100 (...)

30 juin 2017

La situation au Venezuela à partir d’une approche décolonial

19h Pianofabriek. Rue du Fort 35, 1060 Bruxelles

2 novembre 2017

2, 3 et 4 novembre. Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe

16h Grande Salle de la Maison du Peuple. Parvis de Saint-Gilles, (...)

3 novembre 2017

3 et 4 novembre. Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe

09h Grande Salle de la Maison du Peuple de Saint-Gilles, Parvis (...)


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Tuer le messager

Dans l’Antiquité, lorsqu’un monarque où un membre proéminent de sa cour recevait de mauvaises nouvelles, que ce soit de la guerre, des habituelles intrigues au Palais ou de toute autre nature, la première réaction était tuer le malheureux qui était porteur du message. Cela démontre combien, déjà à cette époque-là, perturber le pouvoir avec certaines informations était une tâche très dangereuse.

Les choses ont peu changé. Il suffit de s’arrêter sur les résultats d’un résumé élaboré par la Commission qui enquête sur les attentats contre les journalistes, un organe appartenant à la Fédération Latino-américaine de Journalistes, la FELAP, de par son sigle en espagnol. On peut constater que depuis 2006 et jusqu’à maintenant, un total de 401 journalistes ont été assassinés, la grande majorité d’entre eux, pour s’acquitter des tâches inhérentes à leur profession.

Le Mexique va en tête de liste avec une large marge. 146 communicateurs tués durant cette période. Ces statistiques font de ce pays le plus risqué pour ceux dont la fonction sociale est d’informer la population sur des faits de l’actualité, analyser leurs causes et prévoir leurs conséquences.

Ce pays vit une guerre sourde, qui ne peut plus être qualifiée de basse intensité à cause des victimes qu’elle provoque depuis que les autorités mexicaines ont décidé de suivre les ordres de Washington de livrer en territoire mexicain le combat contre le trafic de drogue et d’autres formes du crime organisé, dont la cible est d’atteindre le territoire étasunien, le plus grand marché de stupéfiants de la planète.

Il s’agit d’un affrontement où les Mexicains mettent les morts et les États-Unis mettent les armes, pour la plus grande joie du complexe militaire industriel.

Au Honduras, avant le coup d’état qui a évincé le président Manuel Zelaya, en 2009, deux assassinats de journalistes : un en 2007 et un autre l’année suivante.

Après le putsch, une escalade d’assassinats contre ce secteur s’est produite, tout particulièrement contre les journalistes qui critiquaient les autorités au pouvoir. À l’heure actuelle le nombre de journalistes assassinés au Honduras s’élève à 58, ce qui est surprenant dans un pays qui prétendument vit en “démocratie”.

Les choses ne vont pas très bien non plus au Brésil, le géant sud-américain où ces 12 dernières années 47 communicateurs ont été tués. La Colombie vient derrière avec 38 dans cette période.

Le Guatemala est un autre pays affecté par ce fléau. 30 journalistes y ont été criblés de balles. La quasi totalité était liée à des enquêtes sur des affaires de corruption impliquant des fonctionnaires publics et sur les actions du narcotrafic.

Cuba ne figure pas sur la liste de la Commission de la FELAP. Le dernier assassinat d’un journaliste dans notre pays a été perpétré cela fait 59 ans, plus exactement le 13 mai 1958. La police du dictateur Fulgencio Batista a abattu le correspondant équatorien Carlos Bastidas Argüello, qui avait passé quelques semaines à la Sierra Maestra, pour rapporter les activités du Mouvement 26 juillet, dirigé par le commandant en chef, Fidel Castro.

Tuer le messager est encore de nos jours une pratique néfaste de certains secteurs de pouvoir, qui ont trempé dans les réseaux de la corruption, attirés par l’impressionnant pouvoir financier du crime organisé, ainsi que de certaines grandes corporations transnationales qui cherchent à obtenir de recettes fabuleuses et qui sont prêtres à payer ou à tuer pour faire taire la dénonciation sociale et conserver leurs privilèges.

Par Guillermo Alvarado
source : radio havane cuba



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