Communiqué de presse du comité de soutien aux réfugiés Afghans de Bruxelles

Ce mardi 22 octobre, le collectif des afghans voulait appuyer une interpellation en leur faveur au parlement. La police en a profité pour mettre les familles restées au 127 rue du trône à la rue...

Ce mar­di 22 octobre, le col­lec­tif des afghans vou­lait appuyer une inter­pel­la­tion en leur faveur au par­le­ment. La police en a pro­fi­té pour mettre les familles res­tées au 127 rue du trône à la rue. La mani­fes­ta­tion paci­fique s’est alors assise en pro­tes­ta­tion contre ses évè­ne­ments.

La police est inter­ve­nue avec une grande bru­ta­li­té. Elle a com­men­cé par gazer les mani­fes­tants et les matra­quer. Ensuite, les poli­ciers ont fait sor­tir les femmes avec enfants de la nasse. Le tout fut cou­ron­né par des insultes racistes ; d’après cer­tains poli­ciers : « les étran­gers sont des ani­maux ». Les coups vont se suc­cé­der pour fina­le­ment lais­ser deux per­sonnes gra­ve­ment bles­sées à la tête et 168 per­sonnes arrê­tées. Mme Mil­quet (CDH), M. Decour­ty (PS) et M. Thie­le­mans (PS) ont mani­fes­te­ment déci­dé de bri­ser la lutte des afghans dans la vio­lence.

Le gou­ver­ne­ment belge, sous le com­man­de­ment du ministre de la Défense Pie­ter De Crem (CD&V), dépense des mil­lions pour par­ti­ci­per à la guerre de l’OTAN en Afgha­nis­tan. Au nom du contrôle des res­sources, la Bel­gique sème la vio­lence en Afgha­nis­tan. Le gou­ver­ne­ment Di Rupo conti­nue d’expulser des afghans vers la guerre et la mort (voir le cas d’Aref). Pour­tant, le ministre des Affaires Etran­gères, Didier Reyn­ders (MR), décon­seille aux res­sor­tis­sants belges de voya­ger en Afgha­nis­tan en rai­son du dan­ger que cela pose.

L’hypocrisie du gou­ver­ne­ment Di Rupo doit ces­ser. La répres­sion bru­tale que subissent des per­sonnes qui luttent pour leurs droits et la jus­tice est injus­ti­fiable. Expul­ser des per­sonnes parce qu’ils font usage de la liber­té d’expression et de mani­fes­ta­tion, pour­tant en théo­rie garan­tie à tous, relève du cynisme.

Nous exi­geons la libé­ra­tion immé­diate de toutes les per­sonnes arrê­tées et la fin immé­diate de toutes les pour­suites à l’encontre des mili­tants (avec ou sans papiers) : pro­cé­dure d’expulsions, SAC,…

De Bruxelles à Paris en pas­sant par Lam­pe­du­sa, les mou­ve­ments demandent la Jus­tice :

  • Sup­pres­sion des centres fer­més ;
  • Arrêt des expul­sions ;
  • Régu­la­ri­sa­tion col­lec­tive de tous les sans papiers ;
  • La liber­té de cir­cu­la­tion pour toutes et tous.

Le comi­té de sou­tien
Contact Presse : Maga­li : 0470 69 10 72