« En marchant vers le soleil » un album du groupe APKASS

Musique Engagée!

Pré­sen­ta­tion de Apkass

Natif de Kin­sha­sa, il quitte son pays au début de l’adolescence.

Venu du hip hop il se dit influen­cé par le hip-hop éclec­tique de Com­mon (like water for cho­co­late), l’engagement poé­tique de Gil Scott Heron, et du poète David Man­des­si Diop. “En décou­vrant son recueil Coups de pilon, j’ai évo­lué dans ma manière d’écrire. Ça m’a libé­ré de la contrainte de la rime. Il écrit des mots simples, tout en expri­mant des réa­li­tés très acerbes”.

Il s’est enga­gé au sein du col­lec­tif de poé­sie « Chant d’Encre », et orga­ni­sait des soi­rées « Un Café chez Apkass » au Divan du Monde où il se pro­dui­sait dans la par­tie artis­tique de soi­rées sou­vent mili­tantes qui se ter­mi­nait par des débats sur dif­fé­rents sujets au gré de l’actualité afri­caine ou des asso­cia­tions qui accep­taient de col­la­bo­rer de cette façon.

Il a par­ti­ci­pé aux com­pi­la­tions de l’association Sur­vie Afri­ca wants to be free et Déco­lo­ni­sons qui dénoncent la Fran­ça­frique et au docu­men­taire Fan­ga­fri­ka qui pré­sente la jeune scène hip-hop d’Afrique de l’Ouest.

A une ques­tion sur San­ka­ra, qui appa­raît sur la pochette, il répond : ” Lumum­ba et San­ka­ra consti­tuent des figures poli­tiques impor­tantes. Evo­quer la mémoire de ces hommes per­met de rap­pe­ler des voies, pas de célé­brer des noms. Je convoque celles qu’ils ont tra­cées mais qui mal­heu­reu­se­ment, n’ont pu être menées jusqu’au bout. Ils ont don­né une direc­tion qu’un jour ou l’autre, nous sui­vrons tous. Quand tu parles de San­ka­ra, tu penses à sa phrase, slo­gan fon­da­teur de l’alter mon­dia­lisme : « Consom­mons ce que nous pro­dui­sons, et pro­dui­sons ce que nous consom­mons ». Le concept était pré­cur­seur…”

A à une ques­tion sur l’association SURVIE il répond : ” Sur­vie est l’une des rares asso­cia­tions qui effec­tue un tra­vail de fond en ce qui concerne l’Afrique. Issu de la dia­spo­ra, je suis arri­vé en France à onze ans. Quand tu com­mences à sor­tir de l’adolescence, tu regardes tes réfé­rences cultu­relles et tu te tournes à nou­veau vers l’Afrique. Je cher­chais alors les causes qui font qu’aujourd’hui je suis ici devant toi et non là-bas. Sur­vie m’a four­ni des réponses, comme la lec­ture de Fran­ça­frique* de Fran­çois-Xavier Ver­schave. (ndlr : fon­da­teur de l’association)”

Source : http://www.mondomix.com/reportages/rep_minisite.php?reportage_id=4541

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“En mar­chant vers le soleil. Méta­phore des indé­pen­dances confis­quées, regard d’un jeune afri­cain de la dia­spo­ra sur la terre qui l’a vu naître. Odys­sée musi­cale au confluent du hip hop, du jazz, de la soul et des sono­ri­tés afri­caines. A tra­vers des textes riches en images, Apkass nous entraîne dans son uni­vers et donne à voir une Afrique digne et dyna­mique, source d’inspiration pour cette âme éprise de liber­té.

Au fil des his­toires, s’esquisse le por­tait d’une ville où se mêlent sou­ve­nirs et espoirs de chan­ge­ment : Kin­sha­sa. Des per­son­nages prennent vie. Un pas­teur armé d’une bible et d’un pis­to­let, un mili­taire que la faim pousse au racket, Jean-Pierre Tirailleur, un mar­chand d’armes et Mbiya Kito­ko, essence de la femme afri­caine.

La musique est le per­son­nage prin­ci­pal de cette aven­ture. Récep­tacle d’influences mul­tiples, elle se veut fusion, évo­lu­tion, créa­tion. Ici, le sample revit, varie, inter­pelle le n’goni, les per­cus­sions apos­trophent les cuivres (saxo­phone et trom­pette). Et sur scène comme dans l’album, démarre un long dia­logue entre les notes et les mots.

La cou­leur musi­cale est éclec­tique. A la sono­ri­té afri­caine du début, mar­quée notam­ment par l’apport d’instruments tra­di­tion­nels tels que la kora, le kalim­ba ou encore les per­cus­sions, se sub­sti­tue len­te­ment un son ins­pi­ré de la soul des années 70 et du jazz. Ain­si, le son devient sens et accom­pagne l’histoire qu’il conte à l’auditeur par le biais de la poé­sie”.

For­ma­tion :

- Apkass : Voix
 — Jr Eakee : machines
 — Mama­dou Dia­ba­té : N’Goni, tama
 — Pédro Kouya­té : Congas, per­cus­sions
 — Natha­lie Ahad­ji : Saxo­phone ténor

Les titres de l’album :

Cette femme ocre de laté­rite — Plus qu’un nom, un poème — Là d’où je suis — L’incorruptible est mort — Du riz et des armes — Afri­caines — Les visages d’un homme — Nuit chaude à Kin­sha­sa — Mbiya Kito­ko — Uni­té — La vic­toire des vain­cus — Âmes — Afrique — En mar­chant vers le soleil.

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