Elections parlementaires au Venezuela, le défi le plus difficile ?

Hugo Cha­vez avant sa mort pré­co­ni­sait de construire une éco­no­mie socia­liste et de rem­pla­cer l’état bour­geois par un état basé sur les com­munes.

-82.jpg

Vene­zue­la : les élec­tions par­le­men­taires du 6 décembre – Le défi le plus dif­fi­cile de la révo­lu­tion boli­va­rienne

Le 6 décembre, les Véné­zué­liens vont se rendre aux urnes pour élire les dépu­tés à l’Assemblée natio­nale. Cette élec­tion se tient dans un contexte où la révo­lu­tion boli­va­rienne est confron­tée aux défis les plus dif­fi­ciles depuis 17 ans, quand Cha­vez a été élu pré­sident pour la pre­mière fois en 1998. Aux défis habi­tuels posés par une oppo­si­tion pro­fon­dé­ment anti-démo­cra­tique et par les pro­vo­ca­tions impé­ria­listes bel­li­gé­rantes, il faut ajou­ter une com­bi­nai­son de fac­teurs éco­no­miques, au niveau natio­nal et inter­na­tio­nal, qui met le Vene­zue­la au pied du mur et conduit à une conclu­sion : ou bien la révo­lu­tion est menée à son terme, ou bien elle est bat­tue.

L’effondrement du prix du pétrole, l’échec de la ten­ta­tive de régu­ler le mar­ché capi­ta­liste et le sabo­tage décla­ré de la classe capi­ta­liste ont mis fin à une situa­tion dans laquelle le gou­ver­ne­ment était capable d’accomplir des réformes sociales, sans fon­da­men­ta­le­ment s’attaquer à la pro­prié­té des moyens de pro­duc­tion. Dans la direc­tion du mou­ve­ment boli­va­rien, ceux qui refusent de s’engager dans la voie de l’abolition du capi­ta­lisme pré­parent la défaite du mou­ve­ment.

On a assis­té ces trois der­nières années à une dégra­da­tion sévère de la situa­tion éco­no­mique au Vene­zue­la. Le prix du pétrole véné­zué­lien s’est effon­dré sur le mar­ché mon­dial. D’un prix du baril aux alen­tours de 100 dol­lars en 2013, il est des­cen­du à 88 dol­lars en 2014, attei­gnant une moyenne de 47 dol­lars en 2015. Durant la deuxième semaine de novembre, il a bais­sé jusqu’à 37 dol­lars. Cela a sérieu­se­ment res­treint la capa­ci­té du gou­ver­ne­ment à inves­tir dans les pro­grammes sociaux, mais aus­si à impor­ter de la nour­ri­ture et d’autres pro­duits du mar­ché mon­dial.

Le PIB du Vene­zue­la s’est contrac­té de 4 % en 2014 et il est pré­vu qu’il baisse encore de 7 à 10 % cette année. L’inflation était déjà à un niveau record de 68,5 % l’année der­nière quand la Banque Cen­trale a ces­sé de publier les chiffres. Le Pré­sident Madu­ro a dit que l’inflation sera cette année de 85 %, mais de nom­breux pro­duits ont déjà cumu­lé un taux d’inflation annuel de plus de 100 %. Les pré­vi­sions du FMI tablent sur une infla­tion de 159 % pour l’année 2015.

Cer­tains de ces pro­blèmes remontent aux déci­sions prises en 2002 – 2003 quand les patrons sabo­taient l’économie. Le gou­ver­ne­ment d’Hugo Cha­vez avait déci­dé d’introduire une régu­la­tion des prix des pro­duits de base pour pro­té­ger les tra­vailleurs et les pauvres contre le racket, la spé­cu­la­tion et la thé­sau­ri­sa­tion de la part de la poi­gnée de mono­poles qui contrôle la pro­duc­tion et la dis­tri­bu­tion de nour­ri­ture au Vene­zue­la.

Dans le même temps, il a intro­duit le contrôle des changes pour empê­cher une fuite des capi­taux. Ces mesures ne pou­vaient fonc­tion­ner que sur une courte période et pou­vaient don­ner un peu de répit à la révo­lu­tion, mais sur une longue période, cela a créé des dis­tor­sions mas­sives dans l’économie qui sont main­te­nant en train de remon­ter à la sur­face. Il est deve­nu de plus en plus clair que le mar­ché capi­ta­liste ne peut pas être régu­lé, et que toute ten­ta­tive de le faire mène à la dis­lo­ca­tion, au sabo­tage et à la rébel­lion de la part des pro­prié­taires pri­vés des moyens de pro­duc­tion.

Les pro­duc­teurs pri­vés ont trou­vé des failles pour évi­ter et sabo­ter ouver­te­ment le contrôle des prix. Au lieu de pro­duire du riz (dont le mar­ché est régu­lé), ils pro­duisent une varié­té aro­ma­ti­sée ou colo­rée (qui n’est pas régu­lée), fai­sant ain­si pour chaque pro­duit régu­lé. Durant chaque période pré-élec­to­rale, les pro­duc­teurs pri­vés retirent leurs pro­duits du mar­ché pour pro­vo­quer une pénu­rie arti­fi­cielle ou for­cer le gou­ver­ne­ment à annu­ler ou faci­li­ter le contrôle des prix.

Le der­nier exemple en date concerne le prix des œufs. Ce pro­duit de base, qui est une des prin­ci­pales sources de pro­téines dans le régime ali­men­taire du peuple véné­zué­lien, se ven­dait envi­ron 100 boli­vars la boite de 30 début 2014. Un an plus tard, le prix s’est envo­lé de 200 %, soit 300 boli­vars. Fin octobre 2015, son prix a dépas­sé les 1000 boli­vars et le gou­ver­ne­ment a déci­dé de régu­ler le prix à 420 boli­vars la boite de 30. Le résul­tat immé­diat en a été la presque com­plète dis­pa­ri­tion des œufs dans les maga­sins, car les pro­duc­teurs et les com­mer­çants refusent de vendre au prix offi­ciel. On peut don­ner des exemples comme celui-ci pour chaque pro­duit de base.

Au final, il résulte de cette situa­tion que le gou­ver­ne­ment est for­cé d’utiliser les réserves moné­taires pour impor­ter mas­si­ve­ment des pro­duits de base du mar­ché mon­dial qui sont alors ven­dus à un prix sub­ven­tion­né à tra­vers les canaux de dis­tri­bu­tion de l’Etat. Pen­dant que cela per­met aux Véné­zué­liens d’accéder à une quan­ti­té limi­tée de pro­duits de pre­mière néces­si­té à bas prix, cela a un double effet néga­tif. D’un côté, puisque ces pro­duits sont rares, un mar­ché noir mas­sif est créé où ces pro­duits sont ven­dus, illé­ga­le­ment, à 5 ou 10 fois le prix régu­lé. D’un autre côté, cela crée un énorme gouffre pour les finances du pays.

Le gou­ver­ne­ment a répon­du à cette cam­pagne de sabo­tage de l’économie – en fait une guerre d’usure éco­no­mique, de manière incons­tante. A inter­valle régu­lier, des contrôles sont faits, des des­centes ont lieu dans des entre­pôts et des réserves de pro­duits, et des mesures exem­plaires sont prises contre des capi­ta­listes indi­vi­duels. Cela est ensuite sui­vi par des conces­sions faites à dif­fé­rents sec­teurs des pro­duc­teurs capi­ta­listes, en aug­men­tant le prix de pro­duits régu­lés, en annu­lant la régu­la­tion sur d’autres, etc. Main­te­nant, Fede­na­ga, la fédé­ra­tion patro­nale des éle­veurs de bétail, demande que le prix de la viande soit aug­men­té de 330 % et celui du lait de 960 % !

La situa­tion est main­te­nant deve­nue vrai­ment inte­nable. Les tra­vailleurs ordi­naires sont for­cés de faire la queue pen­dant des heures pour au final avoir accès à de petites quan­ti­tés de pro­duits à prix régu­lés dans les chaines de dis­tri­bu­tion et les super­mar­chés de l’Etat, puis doivent payer des prix exor­bi­tants pour cou­vrir le reste de leurs besoins vitaux.

Le contrôle des changes, qui était conçu pour com­battre la fuite des capi­taux, a aus­si été une source de dis­tor­sion mas­sive de l’économie. Au lieu d’investir leur argent dans la pro­duc­tion, les capi­ta­listes ont trou­vé plus pro­fi­table de se ser­vir des dol­lars au taux de change pré­fé­ren­tiel accor­dé par l’Etat pour impor­ter des pro­duits qui sont alors ven­dus sur le mar­ché inté­rieur à des prix fixés par le taux de change du mar­ché noir.

D’autres ban­dits capi­ta­listes, encore moins scru­pu­leux, encaissent des dol­lars à taux pré­fé­ren­tiel d’Etat pour impor­ter de contai­ners pleins de fer­raille (sous le pré­texte d’importer des pièces déta­chées) et vendent alors direc­te­ment les dol­lars au mar­ché noir. Le taux de change pré­fé­ren­tiel pour les impor­ta­teurs varie entre 6 et 12 Boli­vars pour un dol­lar, quand le taux du mar­ché noir est pas­sé de 187 boli­vars pour un dol­lar début 2015 à plus de 890 boli­vars aujourd’hui. Le taux offi­ciel de change (SIMADI) est juste en des­sous de 200 boli­vars pour un dol­lar.

Aucun chiffre com­plet n’a été pro­duit, mais à un cer­tain point le gou­ver­ne­ment a révé­lé qu’environ 20 mil­liards de dol­lars don­nés au sec­teur des impor­ta­teurs pri­vés ont été illé­ga­le­ment uti­li­sés en 2013, sous l’ancien sys­tème CADIVI. Pour­tant, des dizaines de mil­liards de dol­lars ont été don­nées chaque année aux capi­ta­listes à par­tir des caisses de l’Etat à des prix pré­fé­ren­tiels.

En retour, cette dis­lo­ca­tion de l’activité éco­no­mique nor­male a conduit à un effon­dre­ment sévère de l’investissement pri­vé, puisque les capi­ta­listes pré­fèrent avoir recours à des méthodes, légales et illé­gales, pour exploi­ter les dif­fé­rences de taux de change plu­tôt que d’investir dans la pro­duc­tion. Les contrôles du taux de change se sont trou­vés être un moyen par lequel les reve­nus du pétrole du pays sont trans­fé­rés direc­te­ment dans les poches de l’oligarchie para­si­taire. Les réserves de mon­naie du pays se sont effon­drées de 30 mil­liards de dol­lars en 2012 à 20 mil­liards en début d’année, et à 14,8 mil­liards début novembre. De plus, le Vene­zue­la doit faire face à 15 mil­liards de dol­lars de rem­bour­se­ments de dette à l’étranger en 2015 et 2016.

Ces immenses dés­équi­libres dans l’économie sont aus­si en grande par­tie impu­tables à la cor­rup­tion ram­pante et du mar­ché noir, deux phé­no­mènes inti­me­ment liés.

Durant de nom­breuses années, après la défaite du lock-out patro­nal de 2002/2003, quand le gou­ver­ne­ment a repris le contrôle de l’entreprise pétro­lière publique PDVSA, la révo­lu­tion boli­va­rienne a pu inves­tir des sommes consi­dé­rables d’argent dans les pro­grammes sociaux sans fon­da­men­ta­le­ment tou­cher à la pro­prié­té capi­ta­liste.

Les acquis se sont révé­lés vrai­ment impres­sion­nants. Grâce à l’accès libre à l’enseignement uni­ver­si­taire, le nombre d’étudiants a plus que tri­plé (de 800 000 étu­diants à 2,6 mil­lions), les soins de san­té sont deve­nus acces­sibles à ceux qui en avaient été exclus, la pau­vre­té s’est réduite consi­dé­ra­ble­ment (de 48 % à 27 %), l’analphabétisme a été éli­mi­né, le taux de mal­nu­tri­tion s’est réduit for­te­ment (de 21 % à 5 %), les retraites de vieillesse ont été géné­ra­li­sées (de 380 000 béné­fi­ciaires à 2,1 mil­lions), 800 000 nou­veaux loge­ments ont été offerts aux per­sonnes dans le besoin. Et il ne s’agit là que de quelques exemples des avan­cées sociales de la révo­lu­tion.

Tout ceci a conso­li­dé le sou­tien à la révo­lu­tion boli­va­rienne qui a réus­si à gagner 18 des 19 scru­tins et réfé­ren­dums démo­cra­tiques de 1998 à 2013. Ces acquis sociaux s’accompagnent d’un véri­table pro­ces­sus révo­lu­tion­naire, d’une explo­sion d’activité et d’organisation de la masse de tra­vailleurs, des pauvres, avec occu­pa­tions d’entreprises, le contrôle ouvrier, l’élection de conseils com­mu­naux et la par­ti­ci­pa­tion active de la masse des gens dans l’activité poli­tique.

Les condi­tions qui ont ren­du pos­sible tout ceci prennent rapi­de­ment fin. La situa­tion éco­no­mique et la dimi­nu­tion des ren­trées pétro­lières ne per­mettent plus d’investir mas­si­ve­ment dans le social. La ten­ta­tive de la part du gou­ver­ne­ment de pré­ser­ver et même d’augmenter les dépenses publiques dans cette situa­tion a en par­tie contri­bué à l’explosion récente de l’inflation. La masse moné­taire (M2) a aug­men­té de 1 200 mil­liards de boli­vars en jan­vier 2014 à 2 000 mil­liards en jan­vier 2015, jusqu’à atteindre le record de 3 500 mil­liards aujourd’hui. Natu­rel­le­ment si autant d’argent cir­cule sans un volume cor­res­pon­dant de mar­chan­dises cela pousse à l’inflation.

Le sabo­tage de l’économie par les mono­poles pri­vés a cas­sé le sys­tème public de contrôle des prix. L’enthousiasme des masses est affec­té par tous ces fac­teurs et aus­si par l’expansion de la bureau­cra­tie et de la cor­rup­tion.

À cela s’ajoute la pres­sion inces­sante de l’impérialisme des Etats-Unis, à tra­vers des conflits à la fron­tière colom­bienne — et main­te­nant aus­si avec celle de la Guyane, le har­cè­le­ment des fonc­tion­naires du gou­ver­ne­ment véné­zué­lien, les accu­sa­tions per­ma­nentes dans les médias, les men­songes et autres calom­nies. Plus récem­ment, le 6 novembre, un avion de la garde côtière des Etats-Unis a vio­lé l’espace aérien pen­dant 3,5 minutes au-des­sus de Los Monjes. Des révé­la­tions divul­guées par le « lan­ceur d’alerte » Edward Snow­den, confirment l’existence d’une base de sur­veillance de la NSA, éta­blie dans l’ambassade même des États-Unis à Cara­cas, qui a pira­té les com­mu­ni­ca­tions internes de cen­taines de fonc­tion­naires de la com­pa­gnie pétro­lière publique PDVSA. Ima­gi­nez-vous les situa­tions inverses où le Vene­zue­la aurait fait ce que les Etats-Unis ont fait ! Fina­le­ment, il faut sou­li­gner que l’élection du poli­ti­cien de droite Mar­ci à la pré­si­dence de l’Argentine a jeté de l’huile sur le feu quand tout de suite après sa vic­toire élec­to­rale il a annon­cé qu’il vou­lait voir le Vene­zue­la sus­pen­du du Mer­co­sur.

C’est dans ce contexte qu’il y a un réel dan­ger que l’opposition obtienne un bon résul­tat lors des élec­tions par­le­men­taires, raflant une majo­ri­té de voix et peut-être même une majo­ri­té de sièges. Ce serait un désastre, car elle uti­li­se­rait cette posi­tion pour lan­cer une offen­sive contre le pré­sident Madu­ro et com­men­ce­rait à reve­nir sur les nom­breux acquis de la révo­lu­tion. Si cela se confirme, ce ne sera pas la faute des masses boli­va­riennes, mais de leurs diri­geants réfor­mistes qui ont de manière consis­tante évi­té l’expropriation de la classe capi­ta­liste et ont choi­si d’appeler au bon sens des capi­ta­listes indi­vi­duels, ou bien ont eu recours à des mesures admi­nis­tra­tives pour ten­ter de régu­ler le mar­ché capi­ta­liste.

L’issue n’est pas cou­rue d’avance. Il y a éga­le­ment un élé­ment de démo­ra­li­sa­tion au sein des par­ti­sans de l’opposition depuis l’échec de la ten­ta­tive de sou­lè­ve­ment de 2014, et une divi­sion au sein des diri­geants. Cepen­dant, les marges avec les­quelles les forces boli­va­riennes ont gagné les élec­tions pré­si­den­tielles de 2013 (0.4 %) et les élec­tions légis­la­tives de 2010 (0.9 %) sont si faibles qu’il suf­fi­rait que 200 000 per­sonnes changent de camp ou s’abstiennent pour chan­ger fon­da­men­ta­le­ment la donne.

Le résul­tat n’est pas encore éta­bli. Les masses révo­lu­tion­naires véné­zué­liennes ont déjà prou­vé par le pas­sé qu’elles pos­sé­daient une conscience de classe aiguë, et ont à plu­sieurs reprises déter­mi­né le sort de la révo­lu­tion boli­va­rienne. Ce sen­ti­ment révo­lu­tion­naire n’a pas dis­pa­ru, mais a cer­tai­ne­ment été émous­sé par les dif­fi­cul­tés éco­no­miques et l’apparente inca­pa­ci­té du gou­ver­ne­ment à les résoudre de façon déci­sive. Elles sont par­fai­te­ment conscientes des dan­gers d’une vic­toire de l’aile droite, et sont sus­cep­tibles de réagir au der­nier moment.

En octobre, une conver­sa­tion télé­pho­nique a été divul­guée entre Men­do­za, pro­prié­taire de Gru­po Polar et l’économiste du FMI Hauss­mann, né au Vene­zue­la et rési­dant à Har­vard. Celle-ci révé­lait leur plan dans le cas où l’opposition arrive au pou­voir : deman­der 40 mil­liards de dol­lars d’aides au FMI, ce qui n’i­rait pas sans contre­par­ties.

Même dans le cas où la révo­lu­tion boli­va­rienne par­vient à gagner les élec­tions du 6 décembre, et en tant que mar­xistes nous nous bat­trons pour cela avec toutes les forces à notre dis­po­si­tion, les dif­fi­cul­tés éco­no­miques ne vont pas s’en aller. Cer­tains au sein du mou­ve­ment boli­va­rien demandent déjà la mise en place de mesures radi­cales et d’actions déci­sives.

Il n’y a qu’un seul moyen de résoudre les pro­blèmes aux­quels la révo­lu­tion fait face, et celui-ci a déjà été annon­cé par Hugo Cha­vez avant sa mort, dans un dis­cours célèbre nom­mé « le coup de gou­ver­nail » (Golpe de Timón) dans lequel il pré­co­ni­sait de construire une éco­no­mie socia­liste et de rem­pla­cer l’état bour­geois par un état basé sur les com­munes.

Une chose est cer­taine : la voie ten­tant de régu­ler le capi­ta­lisme a échoué, et sans un brusque virage à gauche, la révo­lu­tion boli­va­rienne sera vain­cue.

Écrit par Jorge Mar­tin, mar­di 1 décembre 2015

Source de l’ar­ticle : revo­lu­tion

Retrou­vez la cam­pagne ‘Pas Touche au Vene­zue­la’ sur FB