LES FEMMES COMPTENT. L’éCONOMIE N’EN tient pas compte.

Une émis­sion fil­mée en direct du QG de la grève fémi­niste du 8 mars 2020.

Selon les chiffre de l’A­JP, les femmes ne forment que 35% de l’effectif jour­na­lis­tique, ON ÉTAIT 100% SUR CE PLATEAU. Elles sont 18% dans la rubrique poli­tique, aujourd’hui, ON ÉTAIT 100% A PARLER DE POLITIQUE ET D’ÉCONOMIE. 15,39% seule­ment de femmes sont repré­sen­tées dans l’information de la presse quo­ti­dienne, ON ÉTAIT 100% LORS DE CETTE ÉMISSION.

Les femmes raci­sées, âgées, han­di­ca­pées, sont encore davan­tage sous-repré­sen­tées. Nous y avons veillé mais nous mesu­rons l’ampleur du chan­tier.

Ces 8 et 9 mars 2020, c’est la jour­née inter­na­tio­nale des droits des femmes et jour­née de grève fémi­niste.

Pour l’occasion, plu­sieurs femmes, mou­ve­ments, col­lec­tifs fémi­nistes et médias se sont asso­ciés pour vous pro­po­ser une émis­sion télé­vi­suelle fil­mée depuis le centre névral­gique des mobi­li­sa­tions et dif­fu­sée en direct le 8 mars sur le site de ZIN TV

Aide-ména­gères, tra­vailleuses domes­tiques avec ou sans papiers, tra­vailleuses de la san­té ou encore femmes au foyer : aujourd’hui, celles qui tra­vaillent dans l’ombre et prennent soin de nous — de nos inté­rieurs, de nos enfants et de nos ainé.es — élèvent la voix pour une recon­nais­sance de leur tra­vail, essen­tiel mais pour­tant invi­sible dans notre socié­té capi­ta­liste et patriar­cale.

Ce 8 mars sera l’occasion de mettre en lumière ces mobi­li­sa­tions enthou­siastes et de creu­ser la ques­tion du tra­vail des femmes à tra­vers une ren­contre fil­mée qui ras­sem­ble­ra dif­fé­rentes inter­ve­nantes qui abor­de­ront la spé­ci­fi­ci­té du tra­vail des femmes. Elles pré­sen­te­ront des constats et des pistes de solu­tions col­lec­tives, créa­tives et soli­daires pour construire un monde plus juste et humain. Un monde qui tend à une éga­li­té pour tous et toutes, car “nous n’avons aucun inté­rêt à bri­ser le pla­fond de verre si l’immense majo­ri­té des femmes conti­nue d’en net­toyer les éclats”.

Une émis­sion réa­li­sée par ZIN TV, axelle, Alter échos, En marche, la cam­pagne Rosa, la Marche Mon­diale des femmes et le Collecti.e.f 8 maars

INtro : 10H > 10H 15 (0MN40SEC)

volet 1 : 10h 15 > 10h50 (11mn20): Le travail domestique rémunéré, un travail invisible.

Chaque jour et soi­rée de la semaine, des mil­liards de femmes net­toient nos bureaux, nos gares, nos trans­ports en com­mun, nos toi­lettes, nos can­tines, nos salles de réunions, nos res­tau­rants, nos maga­sins, nos mai­sons, nos hôpi­taux, etc. L’industrie du net­toyage est un sec­teur qui com­bine racia­li­sa­tion, fémi­ni­sa­tion, exploi­ta­tion et invi­si­bi­li­sa­tion. Pour­tant ce tra­vail est indis­pen­sable au fonc­tion­ne­ment de notre socié­té.
Pour le pre­mier volet de notre émis­sion spé­ciale, fil­mée en directe des mobi­li­sa­tions de ce dimanche 8 mars, nous accueille­rons Liz de la Ligue des tra­vailleuses domes­tiques CSC-MOC Bruxelles, Mar­ce­la de Marche Mon­diale des Femmes Bel­gique — Wereld­vrou­wen­mars Belgïe et Chris­tiane, ancienne tra­vailleuse de l’entreprise de net­toyage auto­gé­rée “Le balai libé­ré”. Elles nous par­le­ront de la dif­fi­cul­té de ce métier et des reven­di­ca­tions de ces tra­vailleuses.

VOLET 2 : 10h50 > 11h25 (40mn05): LA SANTÉ : DE L’HUMAIN, PAS DES CHIFFRES.

Mai­sons de repos, hôpi­taux, soins à domi­cile… En Bel­gique comme ailleurs dans le monde, les soins de san­té n’échappent pas aux poli­tiques d’austérité vou­lues par les pou­voirs publics et à leur pri­va­ti­sa­tion. Consé­quences ? Des soins déshu­ma­ni­sés, des actes à la chaîne, des patients sacri­fiés et un per­son­nel à bout de souffle.

En Bel­gique comme ailleurs, on lève le poing. Les femmes, majo­ri­taires au sein des pro­fes­sions de la san­té, sont au cœur de la lutte. Quelle soli­da­ri­té orga­ni­ser pour un sys­tème acces­sible et res­pec­tueux des patients comme des soi­gnants ? Com­ment, en tant que femme, se réap­pro­prier sa san­té ? Com­ment faire san­té col­lec­ti­ve­ment ?

Avec Adèle de La san­té en lutte ; Caro­li­na Balout du Collecti.e.f 8 maars — Bruxelles et Manoë Jac­quet et Pao­la Hidal­go de Femmes et San­té

VOLET 3 : 11h30 > 12h00 (1h27mn40): Qui s’occupe des enfants ?

Ce sont encore les femmes, majo­ri­tai­re­ment, qui assument les tâches de soin : dans leur métier, dans leur famille et leur entou­rage. Elles prennent soin des per­sonnes âgées, des malades, de leurs parents, et bien sûr de leurs enfants.
Les femmes jonglent au quo­ti­dien avec leur vie fami­liale, sociale, pro­fes­sion­nelle, si bien qu’on parle de double jour­née des femmes pour qua­li­fier la répar­ti­tion géné­ra­le­ment inégale du tra­vail domes­tique entre hommes et femmes. Et quand elles sont seules, elles sont encore plus vul­né­rables.
Par­ler de la prise en charge des femmes de toutes ces tâches édu­ca­tives, paren­tales, domes­tiques, c’est aus­si inter­ro­ger l’insuffisance ou l’absence de ser­vices publics, en termes d’accueil de l’enfance notam­ment et de poli­tiques d’égalité effi­caces qui per­met­traient de leur don­ner du répit, de les sou­la­ger, de leur per­mettre de souf­fler… On en parle avec Cin­zia Ago­ni, fon­da­trice du GAMP(Groupe d’Action qui dénonce le Manque de Places pour les per­sonnes han­di­ca­pée de grande dépen­dance), Domi­nique Fer­vaille, per­ma­nente syn­di­cale de la CG-FGTB et pré­si­dente du Comi­té Femmes Eliane Vogel-Pols­ky.

PANEL 4  : 12h05 > 12h40 (2h14mn30) : Quand retraitées rime avec précarité

« On est vieilles peut-être mais pas encore séniles. Il faut arrê­ter de plu­mer les femmes ! ». Lily, du Gang des Vieux en colère en colère le mar­tèle dans les pages d’axelle. Quand l’âge de la retraite a son­né, la vie des femmes rime trop sou­vent avec pré­ca­ri­té. Toutes les dis­cri­mi­na­tions dans le monde du tra­vail – inter­rup­tion de car­rière, salaires moins éle­vés, temps par­tiels, péni­bi­li­té du tra­vail, etc.- impactent le mon­tant de la pen­sion des femmes. Elles se démènent donc pour joindre les deux bouts. Et pour cer­taines d’entre elles, tant que leur san­té leur per­met, elles conti­nuent à assu­rer des tâches gra­tuites qu’elles ont effec­tué toute leur vie : béné­vo­lat, soin aux autres, etc. Bref, quand les mamys s’arrêtent, le monde perd sérieu­se­ment de la vitesse.
Avec Hafi­da Bachir (secré­taire poli­tique de Vie Fémi­nine), Marie-Thé­rèse Tdum­ba (Yam­bi Déve­lop­pe­ment Asbl) et Fran­çoise Klein, retrai­tée et héber­geuse de migrant.e.s

PERFORMANCES

Plu­sieurs per­for­mances d’ar­tistes vien­dront ponc­tuer l’é­mis­sion pour faire réson­ner les thé­ma­tiques abor­dées.
MERCI MERCI aux sla­meuses Joy Slam Poé­sie, Zouzs­lam, 4Dslamrap et à la des­si­na­trice Jes­si­ca Blon­diau.

 

 

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