Nous sommes tou.te.s des salopes qui avortent

ZIN TV

Décembre 2020

Début 2019, Eco­lo et PS pré­sentent une pro­po­si­tion de loi qui dépé­na­lise et assou­plit les condi­tions de l’a­vor­te­ment. Le pro­jet de loi pré­voit : une aug­men­ta­tion du délai d’in­ter­rup­tion de gros­sesse de 12 à 18 semaines ; un délai mini­mal de réflexion obli­ga­toire à 2 jours (et non plus de 6 jours) ; une sup­pres­sion des sanc­tions pénales à la fois pour les femmes et les méde­cins si l’ IVG est pra­ti­quée hors des condi­tions pré­vues par la loi (l’IVG est sou­mise aux mêmes dis­po­si­tions que tout acte médi­cal).

Le 15 juillet 2020, le CD&V, la N‑VA et le Vlaams Belang  — le cdH a des posi­tions ambi­va­lentes —  obtiennent le 4ème ren­voi au Conseil d’État (qui avait déjà émis son avis favo­rable) pour faire de l’obs­truc­tion­nisme sur cette loi. Le corps de femmes est uti­li­sé comme mon­naie d’é­change pour la for­ma­tion du nou­veau gou­ver­ne­ment. Même avant la consti­tu­tion offi­cielle de la coa­li­tion Vival­di, le pro­jet de loi sur l’a­vor­te­ment est mis au fri­go et « com­mis­sion­né » (pour exa­mi­na­tion par la Com­mis­sion Jus­tice et un comi­té scien­ti­fique) alors qu’il dis­po­sait d’une majo­ri­té par­le­men­taire.

En Bel­gique, tous les ans, entre 500 et 1000 femmes sont obli­gées, pour avor­ter, de se rendre aux Pays-Bas, où le délai est de 24 semaines.

Les mili­tantes fémi­nistes conti­nuent de se battre pour que le droit à l’IVG soit recon­nu comme un droit uni­ver­sel de san­té publique…

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